À Cortina d'Ampezzo, devant son public, Federica Brignone a bravé les lois de la médecine pour s'offrir un fantastique doublé en or, à peine remise d'une grave fracture à la jambe gauche survenue en avril 2025.
Mais le retour à la réalité de la Coupe du Monde est d'une brutalité toute autre. Présente à Soldeu (Andorre) ce week-end, l'Italienne a dû déclarer forfait pour la descente de vendredi et peut-être pour les deux super-G.
La déclaration choc : "J'échangerais volontiers mes médailles"
Jeudi, face aux médias, la championne de 35 ans a fendu l'armure avec une honnêteté désarmante, avouant que l'or olympique ne parvenait plus à masquer sa détresse physique.
« Si j'étais guérie, je serais aux anges. Au lieu de cela, c'est un bonheur mêlé de souffrance.
Et je le dis sincèrement : j'échangerais volontiers mes deux médailles d'or olympiques contre une guérison complète.»
Pour tenter de soulager son articulation meurtrie par l'effort extrême des Jeux, les médecins ont dû intervenir lourdement dès le début de la semaine.
« Lundi, ils m'ont ponctionné le genou et m'ont fait une injection d'acide hyaluronique. Franchement, j'espérais aller mieux. J'ai encore très mal et j'ai du mal à m'appuyer dessus. »

Une fin de carrière précipitée par la douleur ?
Le quotidien de l'icône italienne ressemble aujourd'hui à un chemin de croix : impossibilité de courir ou de jouer au tennis, et une prise constante d'anti-inflammatoires.
Pire, elle avoue : « Si je skie le matin, je boite toute la journée. » Dans ces conditions, la fin de sa saison est plus que compromise, tout comme la suite de sa carrière.
« Je vis vraiment au jour le jour. J'adore voyager et être sur les pistes. Mais si cela devient une torture parce que j'ai trop mal, je prendrai des décisions différentes.
Je ne pense pas à la saison prochaine, j'essaie de profiter du moment présent... Je n'ai pas encore pris de décision.
Je n'ai pas envie d'abandonner. J'en ai marre de la douleur, pas de la compétition. »
