Jessie Diggins : « J'ai été choquée de voir autant de pluie aux Mondiaux de Trondheim »
La légende américaine du ski de fond, désormais retraitée, tire la sonnette d'alarme sur le changement climatique. Les images qu'elle décrit sont saisissantes et elles concernent directement La Clusaz et les JO 2030.
Jessie Diggins a raccroché ses skis. Mais pas question d'oublier son sport et surtout son avenir. La fondeuse américaine a voulu faire passer un message qui dépasse largement sa discipline. Les skieurs, dit-elle, sont aux premières loges pour mesurer ce qui se passe avec le climat.
Les exemples concrets qu'elle cite sont frappants. L'image la plus choquante, selon elle : les Championnats du monde de Trondheim, disputés en Norvège, fin février, en théorie une garantie de conditions hivernales rigoureuses.
Elle évoque aussi La Clusaz, site des épreuves de ski de fond aux JO Alpes 2030, avec une image qui dit tout.
Pour Diggins, le problème va bien au-delà d'un incident météorologique : la hausse des températures menace l'ensemble du mouvement des sports d'hiver, de l'entraînement des athlètes à l'organisation des compétitions, et jusqu'au patrimoine naturel sur lequel le ski de fond, le biathlon et le ski alpin ont construit leur histoire.
Nos vies dépendent du ski, dit-elle. Et elles dépendent d'un hiver qui existe encore.
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