JO 2030 : le cirque et le casse-tête de la succession de Grospiron
Entre jeux politiques, rancœurs, coups bas, bataille d'égos et duel entre "Parisiens" et "montagnards", les organisateurs des Alpes 2030 n'ont toujours pas trouvé qui succédera à Edgar Grospiron, poussé à son tour vers la sortie.
Ce n'est pas franchement l'image que l'on attendait à quatre ans des Jeux. Entre jeux politiques, rancœurs et duel feutré entre « Parisiens » et montagnards, tous les coups semblent permis à la tête de l'organisation des JO d'hiver 2030. Un vrai saut dans le vide pour les acteurs des Alpes 2030, qui n'ont pour l'instant aucun remplaçant sous la main pour succéder à Edgar Grospiron, intronisé en février 2025.
Un champion olympique poussé vers la sortie
Focalisés sur leur volonté d'apaiser les tensions internes au Cojop et de mettre fin à des mois de crise de gouvernance, les responsables du projet ont fini par acter la mise à l'écart du champion olympique de bosses 1992.
Le Haut-Savoyard avait été embarqué dans l'aventure par David Lappartient, alors président du CNOSF, après le renoncement de Martin Fourcade à rejoindre le projet en janvier 2025.
Des pistes déjà écartées
Plusieurs noms ont déjà circulé sans déboucher sur rien de concret. Michel Vion, ancien président de la Fédération française de ski, et Antoine Dénériaz, champion olympique de descente en 2006, avaient été évoqués dès la première alerte sérieuse lors des Jeux de Milan-Cortina, ce dernier se disant d'ailleurs surpris de ne jamais avoir été contacté.
La piste plus sérieuse menant à Amélie Oudéa-Castéra, présidente du CNOSF, a quant à elle été démentie par l'ancienne ministre des Sports elle-même.
Grand patron ou ancien champion : quel profil choisir ?
Reste désormais à trancher entre deux options bien distinctes. D'un côté, le profil d'un grand patron.
De l'autre, la voie d'un sportif de renom, une stratégie qui avait pourtant fait ses preuves à Paris : c'est bien la présence en première ligne des athlètes qui avait aidé la capitale à décrocher les Jeux de 2024, la présidence réussie de Tony Estanguet venant confirmer cette approche.
Cette bataille pour le poste de dirigeant, cette bataille pour obtenir les bons postes et profiter évidemment de rémunérations très intéressantes fait rêver beaucoup de monde et tous les coups semblent permis.
Malheureusement ces gens là détruisent l'image olympique et toutes ses valeurs, portées haut dans les discours, mais reléguées bien loin dans les faits et la vie de tous les jours.
On se fiche complètement du nom de celle ou celui qui dirigera le COJOP avec son équipe, on demande seulement de la compétence, du travail et de la discrétion.
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