Fonseca : « Jodar a tout pour devenir un joueur exceptionnel »
Battu en trois sets par Rafael Jodar au Manolo Santana, le Brésilien s'est présenté en zone mixte le visage fermé. Hommage immédiat à son tombeur, et lucidité sur ses propres failles.
Voix fluette, regard absent. À 1h50 du matin, Joao Fonseca a affronté la zone mixte avec la mine de quelqu'un qui peine à digérer le coup. Vaincu 7-6, 4-6, 6-1 par le local Rafael Jodar dans un duel qui a tenu toutes ses promesses, le Brésilien a livré le portrait d'un jeune homme qui sait perdre et sait reconnaître la valeur de l'adversaire.
L'hommage à Jodar, sans réserve
Pas de demi-mesure. Fonseca n'attend pas qu'on lui pose la question : il sort le compliment d'emblée, et il appuie.
Jodar venait de sortir Alex de Minaur (8e mondial) trois jours plus tôt. Premier huitième en Masters 1000 dans la foulée. Le Brésilien parle d'un joueur déjà installé dans la cour des grands, et il sait de quoi il parle : c'est lui qui a souffert sous les coups droits de l'Espagnol pendant 2h10.
Le tournant : 40-15 dans le troisième set
Le match a basculé sur une séquence précise. Fonseca tient le rythme dans les deux premières manches, empoche le tie-break adverse, mais cale au moment de transformer un avantage acquis dans le set décisif.
Pas de plainte, pas d'excuse, juste l'identification du moment précis où le match lui a échappé. Fonseca admet avoir manqué deux coups droits faciles à 40-15, et la frustration a fait le reste.
Première rencontre face à un cadet
Détail qu'il pose lui-même : c'est la première fois sur le grand circuit qu'il affronte un joueur plus jeune. Fonseca a 19 ans. Jodar aussi, mais né quelques mois plus tard. Inversion symbolique des rôles pour le Brésilien, habitué jusque-là à jouer le rôle du cadet face à ses adversaires.
Avant le match, Fonseca avait posé son plan. Pas tactique, mais psychologique : tenir le coup nerveusement quand l'adversaire serait crispé. Il l'a fait deux sets sur trois. Pas le bon.
L'autocritique est nette. Et la suite du discours révèle un joueur qui pense déjà au prochain match plus qu'à celui-ci.
Le travail qui suit, jour après jour
Fonseca refuse le mode dépression. Il liste son programme : analyse, postures à corriger, capacité à mieux gérer la tension d'un troisième set face à un cadet ambitieux.
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