Elle a tout gagné cet hiver sur la neige, mais le combat de Julia Simon s'est aussi joué dans les prétoires et sur les réseaux sociaux.
Invitée sur RMC, la championne olympique est revenue avec franchise sur l'affaire de la carte bancaire. Sans fuir ses responsabilités, elle affirme avoir tourné la page après avoir payé sa dette à la société.
« On aurait pu ne pas en arriver là. Mais il y a des choses qui ont été faites pour qu'on en arrive là.
J'ai eu mes sanctions, j'ai purgé ma peine et maintenant on est passé à autre chose. On l'a montré par la force du collectif pendant tout l'hiver. »
Menaces de mort et cyberharcèlement : l'enfer des réseaux
Si la piste a été un exutoire, le quotidien numérique de la biathlète a été un véritable champ de mines.
Julia Simon révèle avoir subi, tout comme sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet, une violence inouïe en ligne.
« Bien sûr il y a eu des choses dures à lire, des menaces de mort, des critiques », confie-t-elle, tout en pointant du doigt un mal plus global lié aux parieurs sportifs.
Pour la Savoyarde, ce harcèlement est un fléau qui ne fera que croître : « C'est une facilité pour les gens de commenter, de menacer.
Ça sera un problème dans le futur de plus en plus, et il faudra que les jeunes soient préparés à tout ça. »
Ce sont les réseaux sociaux... Une facilité pour les gens de commenter, de critiquer, d'envoyer des menaces. Mais bien sûr que des deux côtés ça a été difficile.»
Une cicatrice indélébile dans son histoire
Consciente que cette affaire restera gravée dans sa biographie sportive, Julia Simon ne se fait pas d'illusions sur la mémoire du grand public.
« Forcément ça fera partie de mon histoire. Il y aura toujours les personnes qui vont ressasser le passé.
Mais nous, ça fait quatre ans que ça dure, donc peut-être qu'on est passé à autre chose plus rapidement que les spectateurs. »
« Des réponses ont été données sur la piste. Que ce soit en relais ou en individuel, on fait la saison la plus forte depuis longtemps. Maintenant, il faut avancer. »
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