Après un début de saison catastrophique à Beitostølen, marqué par un deuil et un ulcère à l'estomac, Karoline Grøtting a remporté la Coupe Scandinave le premier week-end de janvier, la médaille d'argent aux championnats nationaux la semaine suivante, avant de faire ses débuts en coupe du monde le week-end d'après.
Un hiver de rêve qu'elle peine encore à s'expliquer
Pour sa première, elle termine cinquième du 10km classique d'Oberhof et se révèle être la meilleure Norvégienne du jour.
Une semaine plus tard, elle monte sur son tout premier podium en Coupe du monde, sur le team sprint de Goms.
Très vite, on commence à évoquer une possible qualification olympique à son sujet, et le succès ne se dément pas tout au long de l'hiver.
Grøtting elle-même reconnaît avoir du mal à comprendre pleinement ce qu'elle est parvenue à accomplir cette saison.
Ce fut un choc, car avant la saison, je n'avais pas du tout l'intention de viser le sommet de la Coupe du monde. Mon objectif était simplement de pouvoir participer à une course, si possible.🧡 Pour tout savoir sur les actualités du ski de fond, rejoins vite notre nouveau compte X ! @Sports_InfosFR →
« Je crois que j'ai besoin d'un psychologue »
Au terme de cette saison hors normes, Grøtting a intégré l'équipe nationale d'élite, et doit désormais composer avec des attentes considérables.
Elle reconnaît avoir eu énormément à assimiler en peu de temps : la voilà désormais considérée comme l'une des meilleures fondeuses du monde.
Je crois que j'ai besoin de consulter un psychologue du sport, ne serait-ce que pour pouvoir exprimer mes pensées à voix haute et réaliser le chemin parcouru.
Falun en ligne de mire, une pression inédite
Faire partie de l'une des meilleures équipes du monde s'accompagne inévitablement d'une pression accrue.
Les Championnats du monde de Falun constituent également l'objectif principal de Grøtting, qui constate que l'on parle bien davantage des grandes échéances et des ambitions collectives au sein de l'équipe nationale qu'elle ne le faisait auparavant à Anlegg Øst.
L'an dernier, tout était du bonus. À chaque compétition, je me disais : "Je vais juste donner le meilleur de moi-même", et ça se passait bien. Mais maintenant, je remarque que je suis plus sur la défensive qu'avant, car je ressens plus de pression. Avant, tout allait de mieux en mieux, jour après jour, et de mieux en mieux.
Elle souhaite désormais mettre en place des solutions concrètes pour retrouver la sécurité mentale dont elle a besoin afin de rester pleinement concentrée sur sa performance.
Une équipe privée qui a formé plusieurs médaillés olympiques
Grøtting rejoint l'équipe nationale après plusieurs saisons passées au sein de l'équipe Anlegg Øst Entreprenør, sous la houlette de l'entraîneur à succès Emil Hosøy.
Parmi les six coureurs de cette structure la saison dernière, deux ont participé aux Jeux olympiques et en sont revenus médaillés : Karoline Simpson-Larsen a décroché l'or au relais, tandis qu'Einar Hedegart a réalisé un doublé en or complété d'une médaille de bronze.
Tous deux évoluent désormais en équipe nationale, Simpson-Larsen en ski de fond et Hedegart en biathlon.
Un changement d'équipe accepté à contrecœur
Au vu de ses progrès constants au sein de sa structure privée, Grøtting se montrait plutôt sceptique à l'idée de changer d'environnement d'entraînement.
Mais selon le règlement de la Fédération norvégienne de ski, cette bascule vers l'équipe nationale était une condition obligatoire pour pouvoir disputer la Coupe du monde la saison prochaine.
Elle et son ancienne coéquipière Karoline Simpson-Larsen ont toutefois obtenu l'autorisation de continuer à s'entraîner au quotidien avec Anlegg Øst, tout en appartenant désormais officiellement à l'équipe nationale.
📖 A lire aussi
- Un traitement de faveur pour le triple champion olympique Iivo Niskanen 10 septembre 2026
- Flora Dolci : "Mon dos ne sera plus jamais comme avant" 8 septembre 2026