C'est la fin d'une ère monumentale pour le ski tricolore. Le secret n'en était plus vraiment un depuis une semaine, mais l'officialisation fait inévitablement l'effet d'une bombe.
Ce samedi en fin d'après-midi, chez lui dans sa station de Courchevel, Alexis Pinturault a annoncé qu'il mettrait un terme définitif à sa carrière sportive dans quelques jours.
Une ultime danse sur les terres de sa mère
Le Savoyard, qui fêtera ses 35 ans vendredi prochain, a profité de l'étape de Coupe du monde à domicile pour faire ses adieux à son public français.
Il rangera définitivement les skis après le dernier géant de la saison, prévu le 24 mars à Lillehammer, en Norvège, le pays d'origine de sa mère.
Il tirera ainsi sa révérence exactement dix-sept ans et un jour après sa toute première apparition en Coupe du monde.
En décrochant le mythique gros globe de cristal, il avait réussi l'exploit de succéder à Luc Alphand. Polyvalent absolu avec des succès dans cinq disciplines différentes, il restera le skieur français comptant le plus de départs (355 à ce jour) et le plus de victoires (34) sur le circuit mondial. Un héritage colossal.
Le poids des blessures et le crève-cœur olympique
Si son armoire à trophées déborde de médailles mondiales, avec notamment trois titres de champion du monde, un seul regret subsistera : l'or olympique se sera toujours refusé à lui, malgré deux médailles de bronze et une en argent récoltées à Sotchi et Pyeongchang.
Malheureusement, le crépuscule de sa carrière a été marqué par la douleur.
Victime de deux graves blessures consécutives aux genoux en 2024 puis en 2025, le père d'une petite fille de deux ans avait tenté un ultime come-back.
Abandonnant sa structure privée pour revenir s'entraîner avec les techniciens français, il s'était recentré sur le géant cette saison.
Un pari courageux qui n'aura pas suffi pour décrocher sa sélection pour les Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026. L'heure est désormais venue pour le roi de tirer sa révérence.
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