Mikaël Kingsbury annonce sa retraite : la fin d'une ère légendaire
Le roi des bosses tire sa révérence à 33 ans après une carrière exceptionnelle. 100 victoires, 29 globes de cristal, 5 médailles olympiques
Retour aux sources à Saint-Sauveur
Le roi des bosses met officiellement un terme à sa carrière d'athlète aujourd'hui sur le sommet Saint-Sauveur, piste où le jeune garçon de 8 ans qu'il était s'est mis à rêver grand il y a 25 ans. Mais jamais aussi grand que la carrière qu'il a eue.
Deux objectifs atteints cette saison
Sa décision était attendue après ses deux plus récentes médailles olympiques remportées aux Jeux de Milan-Cortina. Sa médaille d'or en duel, une épreuve organisée pour la première fois aux Jeux, aura donc été son dernier triomphe international. Une médaille qui confirmait que le plan échafaudé dans sa tête allait fonctionner.
Père de famille avant tout
La retraite lui trottait dans la tête depuis la naissance de son fils Henrik, mais c'est en septembre dernier que l'idée s'est cristallisée dans sa tête. Reconnu pour son souci du détail tout au long de sa carrière, Kingsbury n'a rien voulu laisser au hasard pour sa sortie.
Un palmarès extraordinaire
Son palmarès ne sera sans doute jamais égalé : 5 médailles olympiques en 5 épreuves (2 d'or et 3 d'argent), 9 titres de champion du monde et un invraisemblable total de 29 globes de cristal.
Il dit au revoir à son sport avec 100 victoires en Coupe du monde. En tout, il est monté 143 fois sur le podium en 169 départs en Coupe du monde, un taux de réussite ahurissant de près de 85%.
- 100 victoires en Coupe du monde
- 143 podiums en 169 départs (85%)
- 29 globes de cristal
- 5 médailles olympiques (2 or, 3 argent)
- 9 titres de champion du monde
- Porte-drapeau canadien Milan-Cortina 2026
Or olympique malgré la blessure
Sa dernière médaille d'or olympique, il l'a savourée en grand sur le moment à Livigno, mais encore plus à rebours, surtout qu'en octobre dernier, il n'arrivait pas à skier deux bosses en ligne sans douleur en raison d'une blessure aux muscles adducteurs.
Il a gagné sous pression, quelques jours à peine après avoir porté le drapeau canadien lors de la cérémonie d'ouverture.
Un modèle pour les jeunes
Il part la tête haute, le cœur léger. Au-delà des victoires, Mikaël Kingsbury espère que ses fans se souviendront de lui comme du gars qui n'a pas trop changé.


