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🇨🇦 King des bosses

Mikaël Kingsbury annonce sa retraite : la fin d'une ère légendaire

Le roi des bosses tire sa révérence à 33 ans après une carrière exceptionnelle. 100 victoires, 29 globes de cristal, 5 médailles olympiques

100 Victoires CDM
29 Globes cristal
5 Médailles JO
85% Taux podium
Mikaël Kingsbury a officiellement annoncé aujourd'hui sa retraite à Saint-Sauveur, là où tout a commencé il y a 25 ans. À 33 ans, le roi des bosses met un terme à une carrière légendaire avec 100 victoires en Coupe du monde, 29 globes de cristal et 5 médailles olympiques. Un palmarès qui ne sera sans doute jamais égalé.

Retour aux sources à Saint-Sauveur

Le roi des bosses met officiellement un terme à sa carrière d'athlète aujourd'hui sur le sommet Saint-Sauveur, piste où le jeune garçon de 8 ans qu'il était s'est mis à rêver grand il y a 25 ans. Mais jamais aussi grand que la carrière qu'il a eue.

J'ai accompli plus de choses que je ne l'aurais jamais imaginé. Mon rêve, à 10 ans, c'était d'aller aux Jeux olympiques, de gagner une médaille d'or, de porter le maillot jaune. Mais je ne pensais pas avoir 100 victoires en Coupe du monde, être 9 fois champion du monde. Je pensais gagner des médailles, mais pas autant ! — Mikaël Kingsbury

Deux objectifs atteints cette saison

Sa décision était attendue après ses deux plus récentes médailles olympiques remportées aux Jeux de Milan-Cortina. Sa médaille d'or en duel, une épreuve organisée pour la première fois aux Jeux, aura donc été son dernier triomphe international. Une médaille qui confirmait que le plan échafaudé dans sa tête allait fonctionner.

Il y a deux choses que je voulais réaliser cette saison : je voulais gagner ma centième victoire en Coupe du monde et gagner l'épreuve des duels aux Jeux olympiques. Ma décision aurait été la même si je n'avais pas atteint ces deux objectifs, mais ça aurait été plus difficile d'arrêter, c'est certain. — Mikaël Kingsbury

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Père de famille avant tout

La retraite lui trottait dans la tête depuis la naissance de son fils Henrik, mais c'est en septembre dernier que l'idée s'est cristallisée dans sa tête. Reconnu pour son souci du détail tout au long de sa carrière, Kingsbury n'a rien voulu laisser au hasard pour sa sortie.

Je me sens vraiment prêt à passer à autre chose et je n'ai aucun regret. Je suis en paix avec ma décision et fébrile pour la suite. Je suis quand même père de famille et je veux être présent. Je continuerais si je pouvais être à la maison tous les jours, mais c'est impossible. Je suis vraiment satisfait, parce que j'ai tout accompli ce que je voulais. Comme on dit en bon québécois dans les jeux vidéo : j'ai passé la cassette deux fois, trois fois.

Un palmarès extraordinaire

Son palmarès ne sera sans doute jamais égalé : 5 médailles olympiques en 5 épreuves (2 d'or et 3 d'argent), 9 titres de champion du monde et un invraisemblable total de 29 globes de cristal.

Il dit au revoir à son sport avec 100 victoires en Coupe du monde. En tout, il est monté 143 fois sur le podium en 169 départs en Coupe du monde, un taux de réussite ahurissant de près de 85%.

🏆 Palmarès Mikaël Kingsbury
  • 100 victoires en Coupe du monde
  • 143 podiums en 169 départs (85%)
  • 29 globes de cristal
  • 5 médailles olympiques (2 or, 3 argent)
  • 9 titres de champion du monde
  • Porte-drapeau canadien Milan-Cortina 2026

Or olympique malgré la blessure

Sa dernière médaille d'or olympique, il l'a savourée en grand sur le moment à Livigno, mais encore plus à rebours, surtout qu'en octobre dernier, il n'arrivait pas à skier deux bosses en ligne sans douleur en raison d'une blessure aux muscles adducteurs.

Il a gagné sous pression, quelques jours à peine après avoir porté le drapeau canadien lors de la cérémonie d'ouverture.

J'avais des bonnes sensations avant la finale des duels aux Jeux olympiques. Quand j'ai croisé la ligne d'arrivée, c'était clair dans ma tête que c'est la dernière fois que j'allais être aussi bon que ça en compétitions internationales. Je quittais avec une médaille d'or ; personne ne m'a forcé à la retraite. Je sors par la grande porte. C'est difficile d'écrire un plus beau scénario.

Un modèle pour les jeunes

Il part la tête haute, le cœur léger. Au-delà des victoires, Mikaël Kingsbury espère que ses fans se souviendront de lui comme du gars qui n'a pas trop changé.

Le ski m'a beaucoup apporté, et je suis passé d'un petit gars de 16 ans qui débarque en Coupe du monde, qui ne savait pas cuisiner, qui skiait bien et qui avait tant à apprendre sur la vie. J'en sors comme un homme de 33 ans, un père, qui en sait plus sur la vie et qui est devenu un bon humain, et j'espère avoir été un bon modèle pour les jeunes. Je suis vraiment fier de ça.