On espérait une fin de saison haletante, un duel au sommet à coups de carabine sur les sept dernières courses de l'hiver. Mais le sport de haut niveau vient de nous rappeler sa brutale réalité.
Avec le forfait choc de l'Italien Tommaso Giacomel, la bataille pour le classement général de la coupe du monde vient de connaître un dénouement quasi définitif au profit d'Éric Perrot.
Le drame cardiaque de Giacomel plie le match
Le numéro 1 italien, contraint à l'abandon lors de la mass-start des JO, a dû être opéré en urgence pour soigner une « anomalie de conduction électrique au niveau des oreillettes ». Une intervention réussie mais qui impose un repos strict.
Résultat, Tommaso Giacomel devra rester au chaud durant deux semaines à minima. Il manquera en conséquence les deux courses de Kontiolahti en Finlande, et probablement beaucoup plus.
En effet, on le voit mal prendre le moindre risque pour sa santé si la bataille mathématique pour le globe est déjà pliée en son absence.
Un boulevard en Finlande
La donne est désormais d'une clarté absolue. Éric Perrot, qui possède à ce jour 37 points d'avance sur l'Italien, a l'occasion en or de plier définitivement le match lors de la reprise à Kontiolahti.
Sans son rival numéro un dans les rétroviseurs, le Savoyard a les cartes en main pour s'envoler irrémédiablement.
Derrière, le vide est fait. Le Suédois Sebastian Samuelsson, repoussé à 166 points du Français, semble beaucoup trop loin pour espérer réaliser un hold-up.
Même constat pour la machine norvégienne Johan-Olav Botn, qui paie au prix fort son absence lors des étapes d'Oberhof et de Ruhpolding au mois de janvier.
