Paula Botet dresse le bilan

Elle succède à Lou Jeanmonnot, Océane Michelon ou encore Camille Bened. Paula Botet, la sociétaire de La Bressaude, a bouclé sa saison  en décrochant le globe de l'IBU Cup.

Un superber dénouement  pour une saison qui n'avait pourtant pas démarré sous les meilleurs auspices.

Au micro de Vosges Matin, la fille de Véronique Claudel, elle aussi grande dame du biathlon Français, revient sur ce parcours de combattante.

Un démarrage poussif avant l'explosion en Italie

Tout n'a pas été simple pour la Vosgienne lors des sélections à Bessans. « Ma préparation physique n’a pas été simple avec quelques pépins physiques à gérer », avoue-t-elle.

Mais le déclic intervient dès les premières étapes de l'IBU Cup : une victoire en sprint à Obertilliach suivie d'un carton plein historique à Ridnaun (Individuel, Sprint, Poursuite).

« Cette année, j’ai progressé globalement au tir grâce à un bon travail estival. Je ne fais plus les mêmes erreurs surtout au couché.

Cet hiver, je me sentais vraiment bien derrière la carabine. »

Le mur du Grand-Bornand et le rêve olympique envolé

Propulsée en Coupe du monde lors de l'étape française, Paula Botet a connu un dur retour à la réalité (48e du sprint).

Un revers qui lui a sans doute coûté son ticket pour les Jeux Olympiques de Milan-Cortina.

« Dommage, car j’espérais pouvoir davantage jouer en Coupe du monde et viser une sélection olympique », confie-t-elle avec lucidité.

Face à une concurrence tricolore stratosphérique, elle a dû se résoudre à retourner sur le circuit B.

Une fin de saison sur les rotules

Après de nouveaux succès à Arber et Brezno, la fatigue a fini par rattraper la championne.

À Lake Placid, c'est au mental qu'elle a dû aller chercher les derniers points nécessaires pour sécuriser son globe.

« J’ai géré la fin un peu comme j’ai pu, continuant dans la lignée même fatiguée. Le but restait de limiter la casse. »

« Cela reste une belle satisfaction, je suis vraiment contente même si ce n’était pas forcément l’objectif de départ.

C’est sûr que l’an prochain mon objectif sera de pouvoir non seulement remonter en Coupe du monde mais d’y rester et surtout d’y performer », termine Paula Botet.