Sur la redoutable descente de Garmisch-Partenkirchen, Marco Odermatt a sorti le grand jeu pour s'imposer devant ses compatriotes Alexis Monney et Stefan Rogentin.
Un superbe triplé, le deuxième de l'hiver pour la Suisse (après celui de Meillard, Aerni et Odermatt en géant à Val d'Isère), qui marque aussi un nouveau tournant statistique pour "Odi".
Un récital pour effacer la frustration olympique
C'est d'abord Stefan Rogentin qui a posé les bases de ce feu d'artifice. Le Grison s'est installé sur le fauteuil de leader en devançant Justin Murisier de 59 centièmes.
Mais l'inévitable "Odi" est arrivé. Revanchard après les Jeux olympiques, malgré ses trois médailles, le Nidwaldien a livré un véritable récital, se montrant stratosphérique sur le bas du tracé pour coller près d'une seconde (98 centièmes) à Rogentin.
Alexis Monney, des larmes au sourire
Le suspense est resté entier avec la descente d'Alexis Monney. En vert jusqu'au quatrième secteur, le Fribourgeois a fait trembler le patron mais a finalement dû s'avouer vaincu pour 4 petits centièmes.
Une deuxième place au goût de victoire pour le skieur de Châtel-Saint-Denis, qui retrouve un immense sourire après ses larmes de Bormio.
Derrière ce trio intouchable, la concurrence a ramassé les miettes.
Les Italiens Giovanni Franzoni (4e ex-aequo), Florian Schieder (8e) ou Dominik Paris (9e) ont été éjectés du podium, tout comme l'Autrichien Vincent Kriechmayr (4e ex-aequo à 22 centièmes de Rogentin).
Pour la France, pas de place parmi les dix premiers, avec Nils Allègre 13e et Blaise Giezendanner 16e.
Au classement de la discipline, Marco Odermatt possède désormais 175 points d'avance sur Franjo Von Allmen, ce sera suffisant poutr ajouter ce petit globe à sa formidable collection.
