Biathlon Suède : Lukas pose les bases du prochain cycle
Le coach tire le bilan d'une saison historique et détaille sa vision pour les quatre prochaines années.
Johannes Lukas, l'entraineur Allemand, très sollicité à l'intersaison, a finalement rempilé à la tête d'une équipe suédoise de biathlon qui vient d'établir un record absolu de 37 podiums en une seule saison. Désormais Lukas prend un peu de hauteur pour poser les jalons du prochain cycle olympique. Ceci avec une philosophie claire : moins de déplacements et plus de collectif !
Les Jeux olympiques sont toujours un événement majeur. Tout le monde rêve de médailles, mais une fois sur place, c'est loin d'être facile. Nous n'avions aucune médaille au début, mais nous sommes restés soudés et sereins. Puis nous avons décroché l'or et les deux médailles par équipe sont toujours spéciales, car elles sont le fruit d'un travail collectif. Je suis vraiment fier que nous ayons su gérer la pression.
Les plans pour 2026-2030
Nous allons assouplir un peu la préparation en altitude, le lieu et le nombre de jours d'entraînement. Nous retournerons toutefois à Font-Romeu, pas seulement pour l'altitude, car ce site offre d'excellentes possibilités d'entraînement, et nous, Suédois, avons particulièrement besoin de la montagne. Je crois toujours à l'entraînement en altitude, mais peut-être pas à trois stages.
Nous sommes confiants. De nombreux athlètes sont revenus à Östersund et ont suivi nos recommandations, ce qui a permis de réduire les déplacements. Nous savons où nous voulons être dans quatre ans, mais nous ferons le point après la saison prochaine et aviserons en conséquence.
Le collectif comme ADN — la leçon d'Antholz
Nous avons fait beaucoup de bonnes choses : la sélection des athlètes, l'intégration précoce des jeunes talents et l'audace de modifier l'entraînement de certains athlètes plus âgés. Le travail d'équipe est primordial. Comme nous l'avons constaté à Antholz, c'est l'énergie collective qui permet de progresser. Nous y croyions, j'y crois toujours et nous continuerons à privilégier le collectif.
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