« Une question de valeur humaine et de comportement, c'est tout »
L'entraîneur qui avait fait grimper Atmane de la 200e à la 41e place mondiale a rompu après Eastbourne. Père réintégré dans le staff malgré l'interdiction posée, manque de respect envers un adversaire — Peyre n'a pas mâché ses mots.
Guillaume Peyre n'est plus l'entraîneur de Térence Atmane. La rupture, intervenue après Eastbourne, n'est pas une question de tennis — le joueur tournait bien. C'est une question de confiance brisée, dit-il sans détour.
L'élément déclencheur remonte à 's-Hertogenbosch, après Roland-Garros. Peyre devait régler une formalité de visa à Hong Kong ; Atmane s'est entraîné sur herbe avec le préparateur physique pendant ce temps. À son retour, Peyre découvre que le joueur n'a pas de cordage par manque de rigueur — et que le père a été réintégré dans le projet, malgré une règle posée dès le départ.
Peyre évoque aussi des manœuvres en coulisses après l'Open d'Australie, où le père d'Atmane et le président du club de Boulogne-sur-Mer auraient cherché à le faire remplacer — avant que le bon parcours du joueur à Miami ne change la donne.
Le dernier épisode, celui qui a définitivement scellé la rupture, s'est joué à Eastbourne. Atmane perd au 3e set face à Gabriel Diallo — un gros match. Mais l'analyse d'après-match, méprisante envers son adversaire, a été la ligne rouge.
Peyre rappelle le chemin parcouru avec amertume : il avait quitté un poste de head coach dans un club privé en Chine, où il gagnait trois fois plus, pour faire grimper un joueur classé 200e mondial — alors que personne n'en voulait — jusqu'à la 41e place en avril 2026.
Malgré tout, Peyre ne souhaite aucun mal à son ancien protégé. « Térence, je ne lui veux pas de mal du tout. Mais à partir du moment où tu me l'as fait à l'envers, je ne veux plus être avec ces gens-là », résume-t-il.
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