Les 10 plus belles
randonnées du Finistère
Au bout de la terre — Penn-ar-Bed en breton — le Finistère aligne la plus longue façade maritime de France, les plus vieilles montagnes d'Europe occidentale, un chapelet de phares mythiques et un GR 34 mondialement classé. Dix itinéraires pour prendre la mesure de ce département pas comme les autres.
Le Finistère n'est pas un département — c'est une proue. Tendu vers l'ouest, battu par des vents qui n'ont rencontré aucun obstacle depuis l'Amérique, il déroule sur plus de 1 000 kilomètres l'un des traits de côte les plus découpés et les plus spectaculaires d'Europe. Ici, tout conspire à faire de la randonnée une expérience à part : un réseau de GR 34 (Sentier des Douaniers) qui longe l'intégralité du littoral breton — dont près de 450 kilomètres sur le seul Finistère — une mer d'Iroise classée réserve mondiale de biosphère par l'UNESCO depuis 1988, des pointes granitiques qui plongent d'une trentaine à soixante-dix mètres dans l'Atlantique, et un arrière-pays de landes et de forêts que l'on aurait tort de négliger.
Car le Finistère n'est pas qu'une côte. À l'intérieur des terres, les Monts d'Arrée dressent leurs crêtes schisteuses d'apparence trompeusement modeste — 385 mètres au Roc'h Ruz, point culminant de la Bretagne — sur une ossature géologique vieille de plus de 600 millions d'années. Plus à l'est, la forêt du Huelgoat superpose sa légende arthurienne à un chaos rocheux sidérant. Au large, trois îles — Ouessant, Molène et Sein — prolongent le continent d'un archipel peuplé de phares mythiques (Créac'h, La Jument, Ar-Men, la Vieille) qui balisent l'une des mers les plus dangereuses d'Europe. Il y a dans ce département une densité patrimoniale, paysagère et narrative sans équivalent en France — et c'est précisément ce que nos dix itinéraires essaient de faire sentir.
Le Top 10 des randonnées du Finistère
Pointe du Raz – Grand Site de France & Raz de Sein
📍 Plogoff · Cap Sizun · Finistère sud · BretagneLa Pointe du Raz n'est pas un simple promontoire : c'est un point de rupture. Le continent s'y arrête net, broyé sur 70 mètres de haut par un Atlantique que les anciens Bretons croyaient peuplé de morts — la Baie des Trépassés, au nord, tire littéralement son nom de cette croyance. Classée Grand Site de France depuis 2004, restaurée dans les années 1990 après des décennies de fréquentation sauvage qui avaient ravagé la lande littorale, la pointe a retrouvé son authenticité minérale : sentes discrètes, végétation rase d'ajoncs et de bruyères, bruit permanent du ressac trente mètres plus bas. Au large, dans l'axe du promontoire, le phare de la Vieille (1887, 27 mètres) se dresse sur un caillou balayé par des creux qui dépassent parfois les dix mètres — l'un des plus beaux phares de France, et l'un des plus difficiles à atteindre.
L'itinéraire classique part du parking de Lescoff (payant, recette reversée au Conservatoire du Littoral), descend au belvédère de la statue de Notre-Dame des Naufragés (1904), puis bascule sur la partie nord pour rejoindre la Baie des Trépassés par le GR 34 — 7 km en boucle, D+ 150 m. Les randonneurs plus ambitieux prolongent jusqu'à la Pointe du Van voisine (voir n°7) pour une journée complète d'environ 18 kilomètres. Par vent d'ouest force 6-8, la pointe devient un théâtre météorologique brut — il est très difficile de décrire ce que cela fait d'être ici un jour de tempête équinoxiale, et c'est précisément pour cette raison qu'il faut y venir. La lumière d'hiver, en fin d'après-midi, creuse les ombres des falaises d'une manière que la haute saison estivale ne montrera jamais.

Presqu'île de Crozon – Pointe de Pen-Hir & Tas de Pois
📍 Camaret-sur-Mer · PNR Armorique · Finistère nord · BretagneAu bout de la presqu'île de Crozon, la Pointe de Pen-Hir tombe brutalement dans la mer d'Iroise. Ses falaises de grès armoricain dressées à 70 mètres au-dessus du vide prolongent leur mouvement dans l'eau sous la forme des Tas de Pois — quatre îlots dentelés qui alignent leur silhouette tragique dans l'écume, arrachés au continent par la houle et quelques millions d'années d'érosion. C'est l'une des images les plus photographiées de Bretagne, et l'une des rares à ne pas être surfaite. La presqu'île entière relève du Parc Naturel Régional d'Armorique (créé en 1969) et concentre, sur à peine trente kilomètres de côtes, une densité de pointes spectaculaires — Pen-Hir, Cap de la Chèvre, Pointe des Espagnols, Pointe de Dinan — qui rivalise avec les plus beaux littoraux européens.
Au départ de Camaret-sur-Mer (petit port classé, ancienne capitale de la langoustine, alignements mégalithiques de Lagatjar vieux de 4 500 ans), le GR 34 longe la Pointe du Toulinguet, s'élève sur la lande rase de Pen-Hir, passe devant le monument aux Bretons de la France Libre (de Gaulle venait s'y recueillir) et continue vers la Pointe de Dinan — 15 kilomètres, D+ 400 m, 5-6 heures. Une variante plus courte (10 km) boucle par le village de Kerloc'h. La roche locale — grès rose aux teintes rosées le matin, violettes au crépuscule — capture la lumière d'une manière très particulière, surtout quand le vent a chassé les brumes et que la ligne d'horizon redevient nette. Depuis Pen-Hir, par temps exceptionnellement clair, on aperçoit Ouessant à 50 kilomètres au nord-ouest.

Monts d'Arrée – Mont Saint-Michel de Brasparts & Roc'h Ruz (385 m)
📍 Saint-Rivoal / Brasparts · PNR Armorique · Centre-FinistèreLes Monts d'Arrée sont la plus vieille montagne de France. Tout est contenu dans cette phrase : les sommets n'y dépassent pas 385 mètres — le Roc'h Ruz, point culminant de la Bretagne, commune de Plounéour-Ménez — mais leur ossature schisteuse remonte à l'ère précambrienne-cambrienne, soit plus de 600 millions d'années. Ce sont les vestiges usés d'une chaîne hercynienne jadis aussi haute que les Alpes actuelles, rabotée par l'érosion jusqu'à son squelette minéral. Le paysage qui en résulte n'a d'équivalent en France qu'en Écosse ou en Irlande : landes à bruyères et ajoncs à perte de vue, tourbières noires, crêtes de quartzite dressées comme des dents, brumes qui avalent les sommets en quelques minutes. On comprend qu'au Moyen Âge, les habitants aient placé ici les portes de l'Ankou — la Mort en breton.
L'itinéraire classique part du Mont Saint-Michel de Brasparts (380 mètres, chapelle isolée au sommet d'un pain de sucre emblématique — image de carte postale de la Bretagne intérieure), rejoint le Roc'h Trévezel (384 m) et le Roc'h Ruz (385 m) par les crêtes — 12 km en boucle, D+ 350 m, 4-5 heures. Des variantes permettent de descendre vers le Yeun Elez (grande tourbière classée Natura 2000, considérée dans la mythologie bretonne comme l'une des entrées de l'enfer celtique) et le lac artificiel de Saint-Michel. À la fin de l'été et en automne, lorsque les bruyères explosent en tapis pourpres et les ajoncs restent ponctués de jaune, le relief prend une intensité chromatique rare — à condition que le ciel soit dégagé, ce qui, ici, ne se décrète pas.

Pointe Saint-Mathieu – Abbaye, Phare & Mémorial des Marins
📍 Plougonvelin · Pays d'Iroise · Finistère nord-ouestTrois silhouettes dominent la Pointe Saint-Mathieu et disent, à leur manière, la même chose : au bout de la terre commence l'invisible. Les ruines de l'abbaye Saint-Mathieu-de-Fine-Terre — fondée vers le VIe siècle, reconstruite en style gothique au XIIIe, pillée pendant les guerres de Religion, démantelée à la Révolution — alignent leurs colonnes décapitées à soixante mètres au-dessus de la mer d'Iroise. À quinze mètres des ruines, le phare Saint-Mathieu (1835, 37 mètres de haut, automatisé en 1996) poursuit sa veille nocturne sur le rail d'Ouessant, l'une des voies maritimes les plus fréquentées du monde (environ 50 000 navires par an). Enfin, à quelques pas, le mémorial national des marins morts pour la France (inauguré en 2005, architecte Yves Guillou) ferme la pointe dans un silence qui n'appartient qu'à ce lieu.
Le sentier côtier (GR 34) relie Saint-Mathieu au port du Conquet vers le nord (8 km, 2h30) — ce petit port de pêche à la sardine et à la langoustine, aux maisons d'armateurs des XVIe-XVIIe siècles, est l'embarcadère des bateaux pour Ouessant et Molène. Vers le sud, le GR rejoint Trez-Hir et la plage de Bertheaume par l'anse des Blancs Sablons — circuit complet de 14 km en boucle, D+ 280 m, 4-5 heures. L'ensemble offre une succession de points de vue sur l'archipel des Molènes, l'île d'Ouessant au large et — par temps très clair — la Pointe du Raz une cinquantaine de kilomètres au sud. Pour qui cherche à comprendre pourquoi on appelle cette mer « la mer d'Iroise », il suffit d'y venir un soir de fort coefficient : les courants entre les îles dessinent des lignes d'écume visibles à l'œil nu.

Île d'Ouessant – Tour Complet par le GR 34 Maritime
📍 Lampaul · Mer d'Iroise · Réserve de Biosphère UNESCO« Qui voit Ouessant voit son sang », dit le vieux proverbe des marins bretons. La plus occidentale des îles françaises métropolitaines — 15 km² de schistes et de granite dressés au large du continent, cernés par une mer qui tue encore régulièrement ses imprudents — n'a rien cédé de son étrangeté. Classée Réserve de Biosphère UNESCO depuis 1988 avec la mer d'Iroise, c'est une île de 845 habitants permanents (contre près de 3 000 en 1911), gardée par cinq phares de légende dont le Créac'h — balise de 54 mètres peinte en noir et blanc, l'un des phares les plus puissants du monde depuis sa mise en service en 1863, portée de 60 km — et la Jument, rendu mondialement célèbre en 1989 par les photographies de Jean Guichard montrant le gardien Théodore Malgorne braver une vague de 30 mètres.
Le tour complet de l'île par le GR 34 maritime — environ 45 kilomètres de sentier côtier — est l'un des plus beaux itinéraires de randonnée insulaire de France. Il se fait idéalement en deux jours avec nuit à Lampaul (le bourg principal), avec une première journée du port de Stiff (débarcadère) vers le nord et la pointe de Penn ar Roc'h, puis une seconde journée par le sud et les phares emblématiques. Le paysage est d'une rigueur absolue — pas un arbre, des landes rases, des murets de pierres sèches qui découpent l'espace en micro-parcelles, des vaches et des moutons noirs de la race locale ouessantine (la plus petite de France), des goélands, des cormorans, et le bruit permanent de l'océan qui vient mourir sur les roches noires de schiste. Paul-Jean Toulet, Henri Queffélec, Xavier Grall : les écrivains qui ont écrit sur Ouessant ne l'ont pas fait par hasard.

Forêt du Huelgoat – Chaos Rocheux, Roche Tremblante & Légendes Arthuriennes
📍 Huelgoat · PNR Armorique · Centre-FinistèreLe chaos rocheux du Huelgoat ressemble à une scène de crime géologique. Sur environ 1 000 hectares de forêt humide, un déluge de blocs granitiques — certains pèsent plusieurs centaines de tonnes — a été brutalement empilé par l'érosion différentielle d'un ancien batholite hercynien, puis colonisé par les mousses, les fougères et les chênes. Le résultat est un paysage d'une étrangeté rare en France de l'ouest : ruisseau qui disparaît sous les rochers pour ressurgir cent mètres plus loin, blocs posés en équilibre apparent, chaos organisés en scènes presque théâtrales auxquelles les guides bretons du XIXe siècle ont donné des noms — la Roche Tremblante (bloc de 137 tonnes qu'une poussée d'un doigt fait osciller, si l'on sait où appuyer), la Grotte du Diable, le Ménage de la Vierge, le Champignon, la Mare aux Sangliers.
Le circuit classique du Chaos (balisage jaune-bleu, 6 km, D+ 200 m, 2h30) part du bourg de Huelgoat, contourne l'étang artificiel (créé au XVIIIe siècle pour l'exploitation minière — argent et plomb), passe par les principaux sites nommés et remonte par le Gouffre. Une extension vers la Grotte d'Artus et le Camp d'Artus (oppidum gaulois du Ier siècle av. J.-C., que la tradition locale identifie — sans preuves — au château du roi Arthur) porte la boucle à 14 km. Le folklore arthurien est partout : c'est dans les Monts d'Arrée voisins que la forêt de Brocéliande a longtemps été localisée par certains érudits bretons, avant que le Morbihan ne s'impose. Légende ou non, la forêt de Huelgoat dégage par temps humide — c'est-à-dire presque toujours — une qualité d'atmosphère vraiment particulière : mousses phosphorescentes, bruit permanent du ruisseau sous les pierres, silhouettes des chênes noirs dans la brume.
Pointe du Van & Baie des Trépassés – L'Autre Bout du Monde
📍 Cléden-Cap-Sizun · Cap Sizun · Finistère sudLa Pointe du Van a cette qualité rare : elle offre tout ce qu'on cherche à la Pointe du Raz, sans la foule. À deux kilomètres à vol d'oiseau de sa voisine célèbre, elle garde cette solitude océanique que les grands sites touristiques ont perdue. Au bout d'une lande couchée par les vents dominants, la chapelle Saint-They — modeste édifice de granite du XVe-XVIIe siècle, unique bâtiment sur la pointe, battu par les embruns — semble avoir été posée là pour tenir lieu de borne entre les hommes et le vide. L'entrée à demi effondrée, la toiture basse, les murs patinés par trois siècles de tempêtes : l'ensemble est d'une sobriété dont aucune photographie ne rend vraiment compte.
Entre la Pointe du Raz au sud et la Pointe du Van au nord s'ouvre la Baie des Trépassés — anse sablonneuse parfaitement dessinée, plage réputée pour le surf, et dont le nom morbide vient probablement de la présence antique d'un cimetière druidique (les tenants de la théorie étymologique alternative y voient une déformation du breton boe an anoun, « baie des ruisseaux »). La randonnée qui relie les deux pointes par le GR 34 — 7-8 kilomètres en aller simple, 14-16 km en boucle par l'intérieur des terres, D+ 300 m — est l'un des plus beaux itinéraires côtiers de Bretagne. Elle offre au milieu du parcours une plongée vers la plage (baignade possible), puis une remontée vers la chapelle Saint-They avec vue constante sur l'île de Sein à l'horizon (10 km au large, à peine émergée, accessible en ferry depuis Audierne).
Pays des Abers – Aber Wrac'h, Aber Benoît & Aber Ildut
📍 Landéda / Plouguerneau / Lampaul-Plouarzel · Pays d'IroiseLes abers sont à la Bretagne ce que les fjords sont à la Norvège — des vallées fluviales envahies par la mer à la fin de la dernière glaciation, il y a environ 10 000 ans. Le Finistère en compte trois : l'Aber Wrac'h (8 km de pénétration), l'Aber Benoît (10 km) et l'Aber Ildut (4 km), qui forment ensemble l'identité paysagère du Pays d'Iroise. Ce chapelet de rias aux eaux turquoise — car peu profondes, sableuses et brassées en permanence par les marées — offre l'un des littoraux les plus doux du Finistère : criques abritées, ports ostréicoles, chapelles de pierre, phares emblématiques et villages de pêcheurs aux volets colorés. Le paysage contraste volontairement avec les pointes spectaculaires du sud-Finistère : ici, la côte ne tombe pas — elle se pénètre.
Le GR 34 longe les trois abers dans leur intégralité — de Landéda et Plouguerneau (Aber Wrac'h, phare de l'Île Vierge, le plus haut phare d'Europe à 82,5 mètres, classé Monument Historique) à Lannilis et Saint-Pabu (Aber Benoît, ports ostréicoles d'huîtres plates, sentiers d'estran) et à Lampaul-Plouarzel, Porspoder, Lanildut (Aber Ildut, premier port goémonier d'Europe, industrie ancestrale de récolte du goémon). Les étapes — entre 12 et 25 km — permettent de parcourir chaque aber en une journée ou de les enchaîner sur plusieurs jours. Les marées transforment radicalement le paysage : à marée haute, les rias sont de vastes lacs intérieurs ; à marée basse, des fonds sableux et rocheux se découvrent sur plusieurs centaines de mètres, terrain de jeu pour les pêcheurs à pied (palourdes, coques, couteaux). La Côte des Légendes voisine (voir n°9) prolonge l'expérience vers le nord.
Meneham & Côte des Légendes – Village de Goémoniers entre Deux Rochers
📍 Kerlouan / Brignogan-Plages · Côte des Légendes · Nord-FinistèreLe village de goémoniers de Meneham est l'une des images les plus diffusées de Bretagne, et probablement l'une des plus justes : une maison de pierre coincée entre deux énormes blocs de granite dressés à dix mètres de haut, au milieu d'un chaos littoral qui ressemble à une sculpture géante abandonnée par un artiste mégalomane. Le site — classé — rassemble une quinzaine de maisons restaurées depuis 2008 par la communauté de communes des Légendes ; elles constituaient jusqu'au XIXe siècle un village de goémoniers, douaniers et naufrageurs (le mot « naufrageur » est historiquement attesté ici, bien que ses pratiques exactes fassent débat). Le corps de garde — petite construction de pierre glissée au creux d'un gros bloc rocheux — est l'icône absolue du site. Aujourd'hui écomusée et guinguette, le village est libre d'accès toute l'année.
La Côte des Légendes — appellation touristique moderne mais qui recouvre une réalité paysagère cohérente sur environ 40 km entre Goulven et Plouescat — aligne un chapelet de plages immenses (Brignogan-Plages en tête, avec son Men Marz — menhir christianisé de 8,5 mètres), de chaos granitiques spectaculaires (Pointe de Pontusval, anse du Phare) et de chapelles côtières. L'itinéraire classique au départ de Meneham (balisage GR 34) relie le village à la Pointe de Pontusval par la plage puis revient en boucle par l'intérieur — 8 à 15 km selon la variante, D+ 100-200 m. La variante longue pousse jusqu'au phare de Pontusval (1869, carré-blanc, peut-être le plus photogénique du nord-Finistère). Le paysage, bien plus ouvert que celui du sud du département, offre une alternance constante de sable blond, de rochers roses et d'horizons marins sans limite.

Locronan & Ménez-Hom – Cité de Caractère & Belvédère sur la Baie
📍 Locronan / Plomodiern · Cornouaille · Finistère sudLocronan a été récompensé de tous les labels disponibles — Plus Beau Village de France, Petite Cité de Caractère, site classé, décor permanent de cinéma (Chouans !, Tess de Polanski, Un long dimanche de fiançailles). Pour une fois, la profusion de distinctions est justifiée : la place de l'Église, pavée et encadrée de maisons Renaissance en granite sombre du XVIIe siècle, est d'une cohérence architecturale rare en France — aucun fil électrique apparent, aucun lampadaire moderne, aucun panneau publicitaire. L'église Saint-Ronan (XVe siècle, flamboyant tardif) et sa chapelle du Pénity abritent le gisant de Saint Ronan, ermite irlandais du VIe siècle à l'origine du nom et du pardon local. La Troménie — procession annuelle de 12 km — et la grande Troménie hexennale (tous les six ans, prochaine édition 2031) sont classées au Patrimoine Immatériel de l'UNESCO.
La randonnée combine Locronan à l'ascension du Ménez-Hom (330 m, sommet isolé dominant la Baie de Douarnenez et l'entrée de la presqu'île de Crozon) — 10-18 km selon la variante, D+ 300-500 m, 3-5h. Depuis Locronan, le sentier monte à la Montagne de Locronan (289 m, chapelle Saint-Ronan) — sommet où se déroule la Troménie — traverse des landes et des bois, rejoint le hameau de Kerguelen puis attaque l'ascension finale du Ménez-Hom. Du sommet — accessible en voiture, mais c'est tricher — le panorama embrasse la Baie de Douarnenez, la presqu'île de Crozon, les Monts d'Arrée au nord-est et, par temps exceptionnellement clair, la Pointe du Raz au sud-ouest. Site de vol libre historique (parapente, deltaplane), le Ménez-Hom est l'un des rares sommets intérieurs du Finistère offrant un dégagement à 360°. Le retour se fait soit par le même itinéraire, soit en boucle par l'ouest (Plomodiern).
Tableau récapitulatif des 10 randonnées
| # | Randonnée | Zone | Distance | D+ | Durée | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Pointe du Raz – Grand Site de France | Cap Sizun | 7 – 12 km | 150 – 250 m | 2h30 – 4h | Facile/Moyen |
| 2 | Crozon – Pen-Hir & Tas de Pois | Presqu'île de Crozon | 10 – 18 km | 300 – 500 m | 3h – 6h | Moyen |
| 3 | Monts d'Arrée – Saint-Michel & Roc'h Ruz 385 m | Centre-Finistère | 8 – 18 km | 250 – 500 m | 3h – 6h | Moyen |
| 4 | Pointe Saint-Mathieu – Abbaye & phare | Pays d'Iroise | 10 – 16 km | 180 – 300 m | 3h – 5h | Facile/Moyen |
| 5 | Île d'Ouessant – Tour complet GR 34 | Mer d'Iroise | 25 – 45 km | 600 – 900 m | 1 – 2 jours | Moyen |
| 6 | Huelgoat – Chaos rocheux & légendes arthuriennes | Centre-Finistère | 6 – 14 km | 200 – 400 m | 2h – 5h | Facile/Moyen |
| 7 | Pointe du Van & Baie des Trépassés | Cap Sizun | 8 – 16 km | 200 – 350 m | 2h30 – 5h | Facile/Moyen |
| 8 | Pays des Abers – Wrac'h, Benoît, Ildut | Pays d'Iroise | 12 – 25 km | 150 – 350 m | 3h – 7h | Facile |
| 9 | Meneham & Côte des Légendes | Nord-Finistère | 8 – 15 km | 100 – 200 m | 2h30 – 4h30 | Facile |
| 10 | Locronan & Ménez-Hom 330 m | Cornouaille | 10 – 18 km | 300 – 500 m | 3h – 5h30 | Moyen |
