Les 10 plus belles
randonnées dans l'Hérault
Du toit cévenol du Caroux aux gorges karstiques de la Vis, des ruffes rouges du Salagou aux crêtes du Pic Saint-Loup, l'Hérault est l'un des départements français les plus riches en paysages naturels contrastés. Dix itinéraires de pleine nature pour en faire le tour, loin des centres-villes.
L'Hérault est l'un des départements français les plus riches en diversité de paysages naturels. Sur 6 101 km², il déploie un gradient géographique remarquable, du nord montagneux au sud littoral, qui en fait à lui seul une synthèse complète du Languedoc méditerranéen. Au nord, l'Espinouse-Caroux dresse les contreforts cévenols avec des sommets dépassant 1 100 mètres, paysage de granite, schiste, hêtraies-châtaigneraies, avec ses gorges encaissées (Héric, Vialais, Albine) et l'une des dernières populations de mouflons de France. Au centre, le karst calcaire languedocien produit certains des sites naturels les plus emblématiques du Sud, cirque de Mourèze (chaos dolomitique unique en Europe), gorges de l'Hérault et de la Vis, Cirque de Navacelles (UNESCO 2011), Pic Saint-Loup et Hortus.
Au cœur du département, le Lac du Salagou offre l'un des paysages les plus singuliers de France — eaux bleues encadrées par les « ruffes », argilites permiennes rouge brique de 250-300 millions d'années, qui donnent au site une atmosphère quasi-martienne. Au sud, les étangs littoraux (Thau, Bagnas, Vic) abritent l'une des plus importantes populations de flamants roses de France et constituent l'un des plus grands réservoirs d'avifaune migratoire du sud du pays. L'Hérault est traversé par plusieurs GR de référence : le GR 7 (ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée), le GR 653 Via Tolosana (Chemin de Compostelle par Arles), le GR 60 (gorges de l'Hérault), le GR 71 (Tour du Larzac), et un dense réseau de PR communaux. Dix itinéraires de pleine nature donc sans détour par les centres-villes touristiques pour saisir l'âme géographique du département.
Le Top 10 des randonnées nature dans l'Hérault
Cirque de l'Infernet & Gorges du Verdus – Saint-Guilhem-le-Désert
📍 Saint-Guilhem-le-Désert · Vallée de l'Hérault · Centre départementLe Cirque de l'Infernet est l'un des plus impressionnants amphithéâtres calcaires du Languedoc. Au-dessus du village de Saint-Guilhem-le-Désert (que la randonnée laisse délibérément à ses touristes), une muraille de calcaire jurassique s'élève sur près de 400 mètres de hauteur, fermant la vallée du Verdus en un cirque rocheux que les guides appellent « le bout du monde ». C'est un terrain karstique d'une violence géologique rare : vires aériennes, rappels rocheux, lapiaz, dolines, grottes-cavernes creusées par les eaux d'infiltration depuis plusieurs millions d'années. La fontaine du Verdus — résurgence permanente alimentant la rivière qui traverse le village — jaillit du calcaire au pied même du cirque, et son eau exceptionnellement pure a contribué à l'établissement de l'abbaye médiévale (fondée en 804 par Guillaume d'Aquitaine) au pied de cette montagne. La randonnée constitue une véritable course de moyenne montagne karstique, à mille lieues de la simple promenade patrimoniale au village.
L'itinéraire classique — 10-12 km en boucle, D+ 500 m, 4-5h — part du parking du Pont du Diable ou de Saint-Guilhem, remonte le vallon du Verdus par le chemin du Cabrier, attaque la falaise par un sentier vertigineux en lacets (passages exposés sur 100-150 m de vide), atteint la crête du Roc de la Bissone (438 m), longe le rebord supérieur du cirque et traverse le plateau du Larzac méridional avant la descente par les chemins muletiers. La variante longue par les Trois Fenêtres et le Plan de la Croix (16 km, D+ 700 m, 6h) passe par les vestiges de la Chapelle Notre-Dame-du-Suc (XIIe siècle, ruines isolées sur le plateau, lieu d'ermitage), traverse les chênaies pubescentes caractéristiques du causse, et offre des points de vue dégagés sur la vallée de l'Hérault et les gorges. Faune remarquable : aigles royaux (un couple nicheur installé dans la falaise depuis les années 2000), vautours fauves (en passage), chamois (réintroduits, populations en expansion).

Pic Saint-Loup 658 m – Sentinelle Calcaire au-dessus de la Garrigue
📍 Cazevieille / Saint-Mathieu-de-Tréviers · Garrigue septentrionaleLe Pic Saint-Loup est la signature visuelle du nord-Montpelliérain. 658 mètres à peine, mais une silhouette de crête calcaire dressée brutalement au-dessus d'une plaine viticole, parfaitement reconnaissable depuis l'autoroute A9, depuis Montpellier (visible des collines de la Paillade), depuis Nîmes par temps clair. La montagne tient son nom de Saint Loup, ermite languedocien du VIe siècle qui s'y serait retiré — ses ruines (chapelle médiévale au sommet, datée du XIIIe siècle) sont encore visibles aujourd'hui. À 4 kilomètres au sud-est, l'Hortus (522 m, autre crête calcaire jumelle qui prolonge le Saint-Loup) ferme l'horizon. Au pied de la montagne s'étend l'AOC Pic Saint-Loup — appellation viticole reconnue en sous-zone des Coteaux du Languedoc, produisant des vins rouges de très haut niveau (syrah, grenache, mourvèdre) qui figurent désormais parmi les plus recherchés du Languedoc moderne.
L'ascension classique part du parking de Cazevieille (242 m) — 7 km en boucle, D+ 416 m, 3h-3h30. Le sentier balisé jaune-rouge remonte d'abord à travers les chênes verts et les genévriers de la garrigue, puis attaque la face nord plus pentue jusqu'à la croix sommitale et les ruines de la chapelle Saint-Loup. Le sommet est aérien — falaises calcaires verticales sur la face sud (200 mètres de vide), recommandé de ne pas s'approcher des bords par vent fort ou avec des enfants. Du sommet, panorama exceptionnel : Méditerranée à l'horizon sud (35 km), Mont Ventoux à l'est (115 km), Mont Aigoual au nord-ouest (60 km), Pyrénées visibles par temps exceptionnellement clair (180 km), et tout le triangle Montpellier-Nîmes-Sète à ses pieds. Variante longue : traversée Pic Saint-Loup → Hortus (14 km, D+ 700 m, 5h), parcours en balcon emblématique du nord-Montpelliérain. Alternative : Hortus seul par la face nord depuis Valflaunès (522 m, D+ 320 m, 3h, paysage de garrigue calcaire dans son état le plus pur).

Cirque de Mourèze – Chaos Dolomitique Unique en Europe
📍 Mourèze · Salagou-Lodévois · Centre-HéraultLe Cirque de Mourèze est l'un des paysages les plus étranges de France. Chaos dolomitique de plus de 340 hectares — formations rocheuses sculptées par l'érosion karstique pendant plusieurs millions d'années dans une dolomie cambrienne (roche carbonatée magnésienne) — il dresse à 10 kilomètres au sud du lac du Salagou une forêt de blocs, aiguilles, tours et figures rocheuses d'une diversité morphologique exceptionnelle. La géologie est simple à expliquer : la dolomie, plus résistante que la roche encaissante, a résisté à l'érosion et forme aujourd'hui les pinacles caractéristiques. Classé site naturel, partie intégrante du Géoparc UNESCO Causses & Cévennes, le cirque attire les randonneurs, les photographes et les grimpeurs (terrains d'escalade variés, plus de 300 voies équipées).
La boucle Cirque + Mont Liausson (PR balisé jaune, 11 km, D+ 450 m, 4h) est l'itinéraire de référence pour les randonneurs cherchant à dépasser la simple promenade dans le chaos. Le sentier traverse d'abord le cirque par les passages emblématiques (la Tour du Diable, le Sphinx, les aiguilles), monte aux crêtes panoramiques, puis attaque le Mont Liausson (529 m) — sommet basaltique d'origine volcanique tertiaire qui domine au nord le Lac du Salagou. Du Liausson, la vue combinée Cirque de Mourèze + Lac du Salagou + ruffes rouges est probablement le plus beau panorama du département — paysages géologiques de l'ère Permien (250 Ma) au Quaternaire (lacs récents), réunis dans un seul champ visuel. Variante familiale plus courte : la boucle découverte (4 km, 1h30, balisage interprétation). Variante sportive : traversée Mourèze → Salagou en aller simple (15 km, D+ 600 m, 5h, avec retour en seconde voiture), itinéraire de grande envergure qui combine les deux sites majeurs.

Lac du Salagou – Ruffes Rouges, Eaux Bleues & Roque de Trémas
📍 Octon / Liausson / Celles · Centre-HéraultLe Salagou est unique en Europe. Lac de barrage artificiel de 750 hectares créé en 1969 par EDF dans la dépression de la Plaine du Salagou, il occupe un site géologique d'exception — le bassin permien du Lodévois, où affleurent à grande échelle les fameuses « ruffes », argilites rouge brique du Permien moyen (250-265 millions d'années) qui doivent leur couleur à l'oxydation du fer dans des conditions de climat tropical aride. Le contraste entre ces terres ocres-rouges et le bleu intense du lac produit l'un des paysages les plus singuliers de France — souvent qualifié, à juste titre, de « martien ». Au-dessus du lac, le Mont Liausson (529 m) et la Roque de Trémas (411 m) — anciens volcans basaltiques du Tertiaire (40 millions d'années, contemporains du Cantal) — dressent leurs silhouettes noires complétant la palette chromatique du site. Le Salagou est inscrit dans le Géoparc UNESCO Causses & Cévennes et l'ensemble est classé Grand Site Occitanie.
Le tour complet du lac par les ruffes (PR balisé, ~25 km, plat à modérément accidenté, 6-7h ou 2 jours) est l'une des plus belles randonnées d'eau de France. L'itinéraire passe successivement par Liausson, Celles (village fantôme englouti partiellement lors de la mise en eau de 1969 — habitations partiellement préservées et restaurées, l'un des sites les plus poignants du département), Octon (point de départ idéal), Salasc. Pour un itinéraire vraiment nature, privilégier la boucle des Ruffes par la Roque de Trémas (10 km, D+ 350 m, 4h, balisage local) : ascension du sommet basaltique avec panorama exceptionnel sur le lac et les ruffes, descente en zigzag dans les couches de ruffes érodées, retour par les berges du lac et le passage par les vignobles de l'IGP Pays de l'Hérault. La pratique du kayak, paddle, voile et planche à voile est très développée — alternative aquatique à la randonnée pédestre, l'un des spots de planche à voile les plus reconnus de France intérieure.

Mont Caroux 1 091 m & Gorges d'Héric – Cévennes Héraultaises
📍 Douch / Mons-la-Trivalle · Parc Naturel Régional du Haut-LanguedocLe Mont Caroux est l'autre Hérault — celui que personne n'attend, celui qui n'est plus du tout méditerranéen. À 1 091 mètres, ce sommet situé à l'extrémité nord du département, dans le Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc, marque la transition vers les Cévennes et offre un paysage de granite et schiste, hêtraies, châtaigneraies, gorges encaissées, qui n'a plus rien à voir avec la garrigue méridionale. Sa silhouette caractéristique — vue depuis l'autoroute A75 entre Béziers et Lodève — évoque celle d'une femme allongée, ce qui lui vaut son surnom local de « Montagne de la Femme Couchée ». Le Caroux abrite l'une des dernières populations françaises de mouflons de Corse (introduits en 1956 pour la chasse, environ 1 200 individus aujourd'hui, observation possible à l'aube ou au crépuscule), de cerfs élaphes, de chats forestiers et de circaètes Jean-le-Blanc (rapaces emblématiques).
L'itinéraire reine est la boucle Mont Caroux + Gorges d'Héric par Douch (785 m) — 16 km en boucle, D+ 850 m, 6-7h. Le sentier remonte d'abord par le Plo des Brus, traverse la Forêt domaniale du Caroux (hêtres centenaires, fougères, mousses, atmosphère humide caractéristique), atteint le plateau sommital à 1 091 m — vaste pelouse d'altitude offrant un panorama à 360° exceptionnel : Méditerranée à 50 km au sud, Mont Aigoual à 35 km à l'est, Causse du Larzac à l'ouest, Pyrénées à 200 km par temps exceptionnellement clair. La descente se fait par les Gorges d'Héric — l'un des plus beaux canyons granitiques du Sud de la France, eaux turquoise dans des vasques sculptées, hameau d'Héric (510 m, 3 maisons isolées), retour à Mons-la-Trivalle (200 m). Variante familiale plus courte : aller-retour Gorges d'Héric depuis Mons-la-Trivalle (8 km AR, D+ 350 m, sentier remarquablement aménagé jusqu'au hameau d'Héric, baignade libre dans les vasques en été).

Espinouse 1 124 m & Plateau du Somail – Vraies Cévennes Héraultaises
📍 Cambon-et-Salvergues / La Salvetat · PNR Haut-Languedoc · Frontière TarnL'Espinouse est le sommet incontesté de l'Hérault. À 1 124 mètres — point culminant du département officiellement reconnu — la montagne offre un paysage qui n'a strictement rien de méditerranéen : plateau granitique balayé par les vents, landes à callune et myrtille, tourbières d'altitude, hêtraies dans les fonds de vallée, cours d'eau froids et tumultueux qui descendent vers l'Agout (Tarn) au nord ou l'Orb (Hérault) au sud. C'est le cœur sauvage du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc — territoire de 305 000 hectares à cheval sur les départements de l'Hérault, du Tarn et de l'Aveyron, créé en 1973 pour préserver l'un des derniers vrais isolats ruraux de France méridionale. La densité humaine dans le secteur du Somail-Espinouse est parmi les plus faibles de France métropolitaine — moins de 5 habitants/km² dans certaines communes. Les randonneurs y croisent plus de cerfs, chevreuils et mouflons que de promeneurs.
L'itinéraire de référence est la boucle du Plateau du Somail par l'Espinouse (PR + GR 71D, 18 km, D+ 750 m, 6-7h) au départ du Col de Fontfroide (970 m, accessible en voiture par la D 14E11). Le sentier traverse d'abord la tourbière du Sagne du Bouys (zone humide protégée Natura 2000, intérêt biologique majeur — droseras carnivores, sphaignes, libellules rares), atteint le sommet de l'Espinouse (1 124 m, croix sommitale, panorama dégagé sur l'Aubrac, le Caroux, la Méditerranée, et par grande visibilité jusqu'aux Pyrénées), franchit le plateau du Somail sur 5 km de crête venteuse, puis descend par les hêtraies du Vallon de la Vieilhe avant le retour. Variante longue par le Roc de Montalet (1 259 m, en territoire tarnais voisin, sommet emblématique du Sidobre lointain) pour les randonneurs cherchant un objectif sportif. Le secteur Espinouse-Somail constitue le plus grand espace de randonnée pure et nature du département — sans village touristique, sans boutiques, sans foule, juste la lande, les forêts et le vent.
Gorges de la Vis & Source de la Foux – Canyon Karstique Sauvage
📍 Saint-Maurice-Navacelles / Madières · Causse du Larzac · Limite Hérault-GardLes Gorges de la Vis sont le secret le mieux gardé du nord-Hérault. La rivière Vis — affluent de l'Hérault — a creusé dans le calcaire du Causse du Larzac méridional un canyon de 30 kilomètres de long, profond de 250 à 400 mètres, qui sépare le Causse de Blandas (côté Gard) du Causse du Larzac (côté Hérault). Le phénomène géologique le plus spectaculaire du parcours est la Résurgence de la Vis (Source de la Foux) — point où la rivière, après un parcours souterrain de plusieurs kilomètres dans les plateaux karstiques, jaillit soudainement du flanc de la falaise en cascade puissante, eaux à 12-14°C toute l'année, vasques émeraude profondes. C'est l'une des plus belles résurgences karstiques de France, comparable aux résurgences vauclusiennes du Sud-Est. Le canyon — encaissé entre falaises de calcaire jurassique de plusieurs centaines de mètres de haut — abrite une faune remarquable : aigles royaux, vautours fauves, hiboux grands-ducs, loutres d'Europe dans les vasques.
L'itinéraire le plus prisé est la boucle Saint-Maurice-Navacelles → Madières par la Source de la Foux (PR balisé, 15 km en boucle, D+ 600 m, 6h). Le sentier descend depuis le plateau (650 m) par un cheminement vertigineux dans la falaise jusqu'au fond du canyon (250 m), longe la rivière sur 5 km vers l'amont jusqu'à la Source de la Foux, retourne en aval par la rive opposée jusqu'à Madières (hameau isolé en bord de Vis), remonte sur le plateau par les chemins muletiers du Causse de Blandas. Variante plus courte : aller-retour à la Source depuis le belvédère de Vissec (Saint-Laurent-le-Minier, 12 km AR, D+ 500 m, 4h, sentier d'accès par le Pas de Loup). Le sentier est technique — passages aériens dans la falaise (chaînes en plusieurs endroits), pierriers, traversées à gué de la Vis selon le niveau d'eau. Baignade libre dans les vasques — eau glaciale, sites les plus prisés à proximité de la Source de la Foux. C'est un canyon mythique pour les amateurs de spéléologie — plusieurs dizaines de cavités explorées dans les versants.

Étang de Thau & Sentier des Salines – Flamants Roses & Avifaune
📍 Bouzigues / Marseillan / Mèze · Étang de Thau · Sud HéraultL'Étang de Thau est l'un des plus vastes étangs salés méditerranéens de France — 7 500 hectares, communication directe avec la Méditerranée par les graus de Sète et de Marseillan, profondeur moyenne 4,5 m, maximum 10 m. C'est le premier bassin ostréicole de Méditerranée avec environ 3 500 tables ostréicoles alignées dans la lagune et une production annuelle de 10 000 tonnes d'huîtres et 3 500 tonnes de moules. Mais au-delà de l'aspect productif, l'étang est aussi un réservoir ornithologique majeur de l'Europe occidentale — site Natura 2000, sa colonie de flamants roses compte régulièrement plusieurs milliers d'individus (jusqu'à 8 000 lors des passages migratoires), aux côtés de hérons cendrés, aigrettes garzettes, échasses blanches, avocettes, sternes, foulques, et l'extraordinaire balbuzard pêcheur (rapace migrateur) en passage automnal et printanier. Le pourtour de l'étang offre l'un des paysages les plus singuliers de l'Hérault méridional — entre lagune, marais salants, vignobles plats et ceps de mer.
Le sentier littoral du Tour de Thau — environ 70 km au total — peut se décliner en plusieurs étapes pédestres. Pour la plus belle randonnée nature, privilégier la boucle Bouzigues → Mèze → Sentier des Salines (PR + sentier littoral, 15-18 km, plat, 5h). L'itinéraire longe la rive nord de l'étang (la plus naturelle, la moins urbanisée), traverse les marais salants traditionnels de Mèze-Loupian (production artisanale de fleur de sel, intérêt patrimonial industriel), passe par les ports ostréicoles historiques (Bouzigues, Marseillan), longe les terrasses viticoles de l'AOP Picpoul de Pinet (vin blanc emblématique du littoral, l'un des derniers cépages historiques 100% local), et offre des observations ornithologiques exceptionnelles — l'Aire de Stationnement de Loupian est l'un des meilleurs spots de France pour observer les flamants à courte distance. Variante longue : traversée Bouzigues → Marseillan (25 km, 7-8h, à faire avec retour en train ou bus), itinéraire de grande étape qui couvre la rive nord complète.
Cirque de Navacelles – Méandre Fossile & Causse du Larzac
📍 Saint-Maurice-Navacelles / La Baume-Auriol · Causse du Larzac · Limite Hérault-GardLe Cirque de Navacelles est l'un des phénomènes géomorphologiques les plus spectaculaires d'Europe. À la limite entre l'Hérault et le Gard, sur le Causse du Larzac méridional, la rivière Vis a creusé dans la roche calcaire un méandre encaissé de 300 mètres de profondeur avant de l'abandonner par capture à un moment indéterminé de l'Holocène (il y a moins de 10 000 ans), pour se recaper en ligne droite à travers l'isthme de roche, laissant derrière elle un cirque circulaire parfait au fond duquel le minuscule hameau de Navacelles (une vingtaine d'habitants permanents) s'est installé sur le delta sec. Grand Site de France, inscrit au Patrimoine Mondial UNESCO en 2011 au titre des Causses et Cévennes, paysage culturel de l'agropastoralisme méditerranéen, le site est visible depuis le belvédère de la Baume-Auriol côté Hérault (750 m, le plus connu, point de vue plongeant impressionnant) ou le belvédère de Blandas côté Gard.
La boucle Belvédère de la Baume-Auriol → Hameau de Navacelles → Source de la Vis (PR balisé, 14 km, D+ 600 m, 5h) est l'un des grands itinéraires héraultais. Le sentier vertigineux descend depuis le belvédère par un cheminement en lacets de 4 km dans la falaise, atteint le hameau de Navacelles (église romane du XIIe siècle, ancien moulin, pont médiéval enjambant l'ancien lit de la Vis), remonte la rivière sur 5 km en amont jusqu'à la Source de la Foux (résurgence karstique, voir n°7) avant de retourner par le plateau du Causse de Blandas. Le retour offre des panoramas dégagés sur le cirque depuis le rebord nord, traverse les pelouses sèches à orchidées du causse, passe par les lavognes (mares pastorales caractéristiques) et les bergeries en pierre sèche. La Maison du Grand Site (Blandas, côté Gard) propose une scénographie remarquable expliquant la genèse géologique du cirque — visite recommandée en complément.
Vallée du Jaur & Voie Verte Passa Païs – Cévennes Discrètes
📍 Olargues / Mons-la-Trivalle / Bédarieux · Vallée du Jaur · PNR Haut-LanguedocLa vallée du Jaur est l'autre face des Cévennes héraultaises. Affluent de l'Orb, le Jaur creuse une vallée encaissée entre l'Espinouse au nord et le Mont Caroux à l'est, formant un couloir verdoyant qui contraste violemment avec la garrigue méditerranéenne du sud du département. C'est un paysage de schistes, hêtraies-châtaigneraies, terrasses agricoles en pierres sèches caractéristiques des Cévennes (cultures historiques de châtaigniers, vignes, oliviers — terroir AOP Saint-Chinian), de moulins à eau, de chapelles isolées, et de hameaux fantômes vidés par l'exode rural du XXe siècle. Le secteur conserve une authenticité paysanne préservée rare en France méditerranéenne — randonneurs et néo-ruraux, peu de touristes de masse.
L'itinéraire emblématique combine Voie Verte Passa Païs et sentiers de moyenne montagne. La Voie Verte du Haut-Languedoc-Passa Païs — 80 km de Mazamet (Tarn) à Bédarieux (Hérault) sur l'ancienne ligne de chemin de fer Castres-Bédarieux fermée en 1972 et reconvertie en sentier piéton/cycliste — passe par Olargues (Plus Beau Village de France, traversée par le viaduc historique de la voie ferrée, photogénique), Mons-la-Trivalle, et offre une traversée plate et ombragée de la vallée, idéale pour les familles. Pour les randonneurs cherchant plus de relief, la boucle Olargues → Hameaux abandonnés → Vialais → retour par les crêtes (PR balisé, 16 km, D+ 500 m, 6h) traverse la vallée du Vialais (gorges granitiques, baignade dans les vasques en été), passe par les ruines des hameaux abandonnés (Le Causse, Le Vergougnous), et offre des panoramas remarquables sur le Caroux au nord. Au-delà des sentiers, la vallée séduit par son atmosphère préservée — ruisseaux à truites, ambiance slow tourism, hébergements en gîtes ruraux et fermes-auberges.
Tableau récapitulatif des 10 randonnées
| # | Randonnée | Zone | Distance | D+ | Durée | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Cirque de l'Infernet & Verdus – Saint-Guilhem | Vallée Hérault | 10 – 16 km | 500 – 700 m | 4h – 6h | Moyen |
| 2 | Pic Saint-Loup 658 m & Hortus | Garrigue Montpelliéraine | 7 – 14 km | 400 – 700 m | 3h – 5h | Moyen |
| 3 | Cirque de Mourèze + Mont Liausson | Salagou-Lodévois | 6 – 12 km | 250 – 450 m | 2h30 – 4h | Moyen |
| 4 | Lac du Salagou – Ruffes & Roque de Trémas | Centre-Hérault | 8 – 25 km | 100 – 400 m | 2h30 – 7h | Facile/Moyen |
| 5 | Mont Caroux 1 091 m + Gorges d'Héric | PNR Haut-Languedoc | 12 – 20 km | 700 – 1 100 m | 5h – 8h | Difficile |
| 6 | Espinouse 1 124 m & Plateau du Somail | PNR Haut-Languedoc | 14 – 22 km | 600 – 900 m | 5h – 8h | Moyen/Difficile |
| 7 | Gorges de la Vis & Source de la Foux | Causse Larzac sud | 12 – 20 km | 400 – 700 m | 4h – 6h30 | Moyen |
| 8 | Étang de Thau & Sentier des Salines | Lagune méditerranéenne | 10 – 25 km | 30 – 100 m | 3h – 7h | Facile |
| 9 | Cirque de Navacelles UNESCO 2011 | Causse Larzac sud | 8 – 14 km | 400 – 600 m | 3h – 5h | Moyen |
| 10 | Vallée du Jaur & Voie Verte Passa Païs | Cévennes héraultaises | 10 – 25 km | 100 – 500 m | 3h – 7h | Facile/Moyen |
FAQ – Randonnée nature dans l'Hérault (34)
Quelle est la meilleure période pour randonner dans l'Hérault ?
Quelle différence entre Cirque de Mourèze et Cirque de Navacelles ?
Y a-t-il des randonnées vraiment sauvages et peu fréquentées dans l'Hérault ?
Y a-t-il des dangers spécifiques dans l'Hérault ?
Comment accéder aux sites nature de l'Hérault ?
📖 À lire aussi





