Randonnée · Isère (38) · Chartreuse – Belledonne – Vercors – Oisans

Les 10 plus belles
randonnées en Isère

Grenoble est la seule grande ville française où la montagne commence au bout de la rue — Chartreuse au nord, Belledonne à l'est, Vercors à l'ouest. Du Cirque de Saint-Même au Plateau d'Emparis face à La Meije, de Chamechaude au Mont Aiguille, dix itinéraires dans le département le plus montagneux de France hors DOM-TOM.

4 102 mBarre des Écrins, toit de l'Isère
3 229 mGrand Pic de Belledonne
4 massifsChartreuse · Belledonne · Vercors · Oisans
212 maltitude Grenoble centre

L'Isère est probablement le département de randonnée le plus extraordinaire de France métropolitaine. Non pas parce qu'il possède les plus hauts sommets, les Alpes du Nord en ont beaucoup, mais parce qu'il concentre sur un même territoire quatre massifs de caractères radicalement différents : la Chartreuse (forêts de hêtres et de sapins, falaises calcaires karstiques, Grande Chartreuse, cascades), le Belledonne (granit, lacs glaciaires, crêtes sauvages, la montagne de Grenoble par excellence), le Vercors (plateau calcaire suspendu, falaises de 300 m, paysages de steppe et de forêts de résineux, Mont Aiguille mythique) et l'Oisans-Écrins (haute montagne alpine authentique, glaciers, 4 000 m, Barre des Écrins, La Meije, Lac de la Muzelle). L'Isère abrite aussi la Matheysine (plateau de La Mure, Taillefer, lacs glaciaires peu connus mais spectaculaires). Au centre de tout cela, Grenoble, 475 000 habitants dans l'aire urbaine, est la seule grande métropole française où l'on peut sortir du tram et débuter une vraie randonnée de montagne en quelques minutes : le Vercors commence à 15 km du centre, la Chartreuse à 10 km, Belledonne à 20 km. C'est une situation unique en Europe occidentale.

La sélection proposée ici reflète cette diversité. Deux itinéraires en Chartreuse (Chamechaude, Cirque de Saint-Même), deux en Belledonne (Lac Blanc, Les Sept Laux), deux en Vercors (Mont Aiguille, Grand Veymont), trois dans le secteur Oisans-Écrins (Lac de la Muzelle, Plateau d'Emparis face à La Meije, Lac du Lauvitel) et un outsider de classe dans la Matheysine (Taillefer). Les niveaux vont du facile familial (Cirque de Saint-Même, Lac du Lauvitel) au difficile engagé (Grand Veymont, Taillefer) en passant par une large gamme de moyens. L'Isère n'est pas que pour les alpinistes, c'est aussi un territoire de randonnée ouvert, accessible, avec des sentiers balisés de qualité, un réseau de refuges dense, et des paysages qui comptent parmi les plus beaux d'Europe.

Le Top 10 des randonnées en Isère

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Lac Blanc de Belledonne – Le Miroir de Grenoble

📍 Chamrousse / Uriage-les-Bains · Massif de Belledonne · Isère
📏 8 à 12 km ⬆️ D+ 550 – 750 m 🟠 Moyen ⏱ 3h30 – 5h 🗓 Juin à octobre 💧 Lac glaciaire 2 154 m & reflets Belledonne

Le Lac Blanc de Belledonne est l'itinéraire emblématique du massif de Belledonne vu depuis Grenoble — et l'une des randonnées les plus photographiées des Alpes iséroise. Niché à 2 154 mètres d'altitude dans un cirque granitique suspendu au-dessus de Chamrousse, ce lac d'origine glaciaire offre, par temps calme, un reflet parfait de la crête de Belledonne et du Grand Pic (3 229 m) dans ses eaux bleu-vert d'une limpidité absolue. Le massif de Belledonne est le massif cristallin typique des Alpes françaises — granit, gneiss, lacs glaciaires en chapelets, crêtes déchirées — qui constitue depuis Grenoble l'horizon est permanent, visible depuis la ville par beau temps avec une clarté saisissante. Le Lac Blanc n'est pas un lac isolé : il fait partie d'un archipel de lacs glaciaires (Lac Longet, Lac Achard, Lac Robert) qui jalonnent les replats d'altitude de Belledonne, formant un des plus beaux itinéraires de haute montagne accessible en journée depuis la métropole grenobloise.

L'itinéraire de référence part du parking des Mélèzes à Chamrousse (1 730 m, accessible par la D 111 depuis Grenoble ou Uriage, 27 km) : aller-retour Chamrousse → Lac Achard → Lac Blanc (PR balisé jaune + GR 738, 10 km, D+ 650 m, 4h30). Le sentier traverse la station de Chamrousse, monte par les pentes de la Croix (2 257 m), passe au-dessus du Lac Achard (1 907 m, premier lac d'altitude accessible, aller-retour possible depuis Chamrousse en 2h) puis poursuit par les crêtes de Belledonne jusqu'au Lac Blanc. Variante depuis Uriage-les-Bains : aller-retour par le GR 738 Uriage → Lac Achard → Lac Blanc (12 km, D+ 900 m, 5h30) — itinéraire plus long et plus sauvage, depuis la vallée. Extension possible vers le Lac Longet (2 200 m) et la Croix de Chamrousse (2 257 m) pour un panorama 360° sur Belledonne, la vallée du Grésivaudan, Grenoble, Vercors et Chartreuse.

LAC BLANC BELLEDONNE.jpg

💡 Conseil : Le parking des Mélèzes (Chamrousse) est à 27 km de Grenoble (40 min par D 524 + D 111). Site très fréquenté en été — parking saturé dès 9h les week-ends de juillet-août, partir avant 7h30 pour tranquillité et lumière optimale. Remontée mécanique de Chamrousse ouverte l'été (télésiège de la Croix) permettant un accès facilité aux secteurs d'altitude — utile pour randonneurs moins à l'aise avec le dénivelé. Neige résiduelle possible jusqu'en juillet sur les versants nord au-dessus de 2 000 m — guêtres et bâtons recommandés en début de saison. Le GR 738 — Tour de Belledonne (230 km, 10 jours) passe par le Lac Blanc — l'un des plus beaux GR de France, peu connu hors de l'Isère, ambiance haute montagne cristalline intégrale. Faune : chamois très présents sur les crêtes au-dessus du lac, marmottes colonies actives, gypaète barbu régulièrement signalé sur Belledonne. Lac Achard (1 907 m) : alternative familiale plus accessible (aller-retour Chamrousse, 4 km, D+ 180 m, 1h30) recommandée avec jeunes enfants. Hébergement : Chamrousse (station bien équipée, hôtels et résidences), Uriage-les-Bains (station thermale élégante à 15 km de Grenoble), Saint-Martin-d'Uriage.
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Chamechaude – Le Toit de la Chartreuse

📍 Col de Porte / Sarcenas · Massif de la Chartreuse · Isère
📏 8 à 12 km ⬆️ D+ 750 – 950 m 🔴 Difficile ⏱ 4h30 – 6h 🗓 Mai à novembre ⛰️ Sommet 2 082 m & panorama 360° Alpes

Chamechaude (2 082 m) est le point culminant du massif de la Chartreuse et l'une des silhouettes les plus reconnaissables depuis Grenoble. Ce dôme calcaire trapézoïdal, visible depuis toute la cuvette grenobloise comme depuis la région de Chambéry au nord, est la destination par excellence du randonneur isérois qui cherche un sommet engagé sans entrer dans la haute montagne au sens strict. Le massif de la Chartreuse — parc naturel régional depuis 1970 (69 000 hectares) — est un massif préalpin calcaire aux caractères forts : forêts denses de hêtres et de sapins, falaises et barres calcaires imposantes, réseau karstique exceptionnel (gouffre Berger, ancien record mondial de profondeur), eaux vives abondantes. Chamechaude est au cœur de ce massif — sommet calcaire urgonien dont les falaises nord-est dominent de près de 600 m les vallons du Guiers Mort, réservant depuis sa terrasse sommitale un panorama alpin de premier rang : Belledonne, Mont Blanc, Vercors, Taillefer, Écrins.

L'itinéraire de référence part du Col de Porte (1 326 m, accessible en voiture par la D 57 depuis Grenoble-Sarcenas, 22 km) : aller-retour Col de Porte → Chamechaude par la Crête des Ayes et la face sud-ouest (PR + sentier hors balisage, 10 km, D+ 760 m, 5h). Le sentier traverse la forêt de Chartreuse, atteint la Crête des Ayes (1 800 m), puis remonte par les pentes herbeuses et les pierriers calcaires jusqu'aux derniers passages rocheux — équipés de chaînes dans les sections les plus raides. Variante par les Rochers du Midi (face nord-est, depuis le Col de Porte, D+ 800 m, 5h30) — itinéraire plus direct et plus technique, déconseillé par conditions humides (calcaire glissant). Alternative débutants : Col de Porte → Chalet de l'Alpette → point de vue 1 700 m (6 km, D+ 380 m, 2h30) sans atteindre le sommet, panorama déjà exceptionnel.

Chamechaude.jpg

💡 Conseil : Le Col de Porte est à 22 km de Grenoble (35 min par D 57 via Sarcenas). Accessible aussi depuis Grenoble par la ligne de bus Transdev ligne 710 (Grenoble → Saint-Pierre-de-Chartreuse en été, arrêt Col de Porte) — l'une des rares randonnées difficiles accessibles sans voiture. RANDONNÉE DIFFICILE — les derniers 300 m de dénivelé en face est sont techniques (terrain rocheux, chaînes d'aide), déconseillée par conditions humides (calcaire extrêmement glissant). Chaussures à tige montante indispensables. Météo Chartreuse capricieuse — nuages et brouillard fréquents dès que le vent tourne à l'ouest (flux atlantique), orages l'après-midi en été. Partir tôt, descendre avant 13h en été. Faune de Chartreuse : chamois abondants, renards, hérissons, gypaète barbu réintroduit dans les Alpes (observable au-dessus des crêtes), tétras-lyre, pic noir. Parc Naturel Régional de Chartreuse — réglementation à respecter (bivouac interdit hors zones agréées). Grande Chartreuse (à 10 km du Col de Porte) — monastère cistercien fondé en 1084 par Saint Bruno, visible depuis le Col du Cucheron, musée de la Correrie ouvert au public (visite autorisée de l'extérieur uniquement — les moines protègent leur cloisonnement). Hébergement : Saint-Pierre-de-Chartreuse (capitale touristique du massif), Sarcenas, Grenoble (40 min).
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Cirque de Saint-Même – Les Cascades de la Chartreuse

📍 Saint-Pierre-d'Entremont · Chartreuse nord · Isère-Savoie
📏 5 à 10 km ⬆️ D+ 150 – 400 m 🟢 Facile ⏱ 2h – 4h 🗓 Toute l'année (idéal printemps) 👨‍👩‍👧 Familles 💧 Cascades karstiques & falaises 400 m

Le Cirque de Saint-Même est l'un des sites naturels les plus spectaculaires de la Chartreuse et des Alpes du Nord. À 30 km au nord de Grenoble, sur la commune de Saint-Pierre-d'Entremont à la limite Isère-Savoie, ce cirque glaciaire karstique est dominé par des falaises calcaires de 400 mètres depuis lesquelles s'élancent les Cascades de Saint-Même — deux chutes d'eau spectaculaires alimentées par les eaux du réseau souterrain de la Chartreuse (rivières karstiques qui ressurgissent en pied de falaise après avoir parcouru plusieurs kilomètres sous terre). La résurgence principale — la rivière du Guiers Vif — jaillit littéralement de la roche, phénomène géologique saisissant qui a marqué tous les voyageurs depuis l'époque médiévale. Le cirque est aussi un haut lieu d'escalade (voies jusqu'au 8c, site mondial de référence), une zone naturelle protégée (ZNIEFF, secteur Natura 2000) et un site d'ornithologie exceptionnelvautours fauves réintroduits dans le secteur depuis 2011, gypaètes barbus, faucons pèlerins.

L'itinéraire familial de référence est l'aller-retour parking → Cascades de Saint-Même → belvédère du cirque (sentier balisé, 5 km, D+ 150 m, 2h). Le chemin part du parking de Saint-Même (850 m, accès payant en saison 4€), suit le Guiers Vif en forêt, atteint le pied des cascades (brume permanente par fort débit, ambiance de jungle alpestre), monte au belvédère pour vue plongeante sur le cirque et les falaises. Variante moyenne : boucle Cirque → Col de la Ruchère → retour par les crêtes (10 km, D+ 400 m, 4h) — itinéraire qui permet de dominer le cirque depuis les crêtes et d'entrer dans le PNR Chartreuse. Variante hivernale : le site est praticable toute l'année, les cascades gèlent partiellement en janvier-février (spectacle de glace rare et saisissant, à la condition d'un froid suffisant et d'un accès sécurisé — route parfois fermée en hiver).

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💡 Conseil : Le parking de Saint-Même est à 32 km de Grenoble (45 min par D 512 + D 102 via Grenoble-Voiron-Saint-Laurent-du-Pont ou par Grenoble-Sarcenas-Col du Granier). Site TRÈS fréquenté les week-ends de beau temps — parking payant en saison (4€), navette depuis Saint-Pierre-d'Entremont certains week-ends de juillet-août. Période optimale : mai-juin (fonte des neiges, débit maximum des cascades, spectacle maximal, végétation explosive) ou automne (sept-oct) (couleurs des hêtres, lumière rasante, plus calme). En hiver : site praticable mais accès variable (route D 102 parfois enneigée au col), cascades partiellement gelées en janvier-février — accès libre hors saison. Escalade de Saint-Même : site majeur du département (falaises de 400 m, toutes difficultés, équipement nécessaire), pratiquants nombreux les week-ends en dehors de l'été. Géologie : le Cirque de Saint-Même est un exemple parfait de karst alpin — eaux s'infiltrant dans la masse calcaire de la Chartreuse, circulant dans des réseaux souterrains (dont certains explorés par les spéléologues) et ressurgissant au pied des falaises. Saint-Pierre-d'Entremont est à 35 km de Chambéry (Savoie) — site accessible aussi depuis la Savoie. Hébergement : Saint-Pierre-d'Entremont (gîtes ruraux, auberges), Saint-Laurent-du-Pont, Grenoble (45 min).
👟 Chaussures de randonnée – Isère Calcaire glissant en Chartreuse, granit en Belledonne, pierriers dans l'Oisans. Une paire fait tout — à condition de bien la choisir.
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Mont Aiguille – La 11e Merveille du Monde

📍 Chichilianne · Plateau du Vercors sud · Isère
📏 9 à 14 km ⬆️ D+ 700 – 1 000 m 🟠 Moyen (approche) – Difficile (sommet) ⏱ 4h – 6h 🗓 Mai à octobre ⛰️ Table calcaire 2 087 m & 1492

Le Mont Aiguille (2 087 m) est l'une des formations géologiques les plus spectaculaires des Alpes françaises et sans doute la montagne la plus mythique du Vercors. Cette table calcaire isolée, jaillie du plateau du Vercors comme un bastion naturel aux falaises verticales de 300 à 400 mètres sur toutes ses faces, a hanté les imaginations depuis le Moyen Âge — Rabelais, dans son Pantagruel, le qualifie de « onzième merveille du monde ». Sa renommée tient aussi à son histoire historique hors du commun : le 26 juin 1492quatre mois avant que Christophe Colomb ne débarque en AmériqueAntoine de Ville, chambellan du roi Charles VIII, réalise la première ascension alpine documentée de l'histoire, sur ordre royal. C'est, à ce titre, le berceau de l'alpinisme mondial, antérieur à Chamonix et au Mont Blanc de trois siècles. La vue plongeante depuis la base du mont (impossible d'accéder au sommet sans équipement d'escalade) donne une idée de la prouesse des hommes d'Antoine de Ville, qui utilisèrent des échelles et des crampons rudimentaires.

L'itinéraire de référence est l'aller-retour Chichilianne → Col de l'Aupet → pied du Mont Aiguille (PR balisé, 9 km, D+ 700 m, 4h). Le sentier part du village de Chichilianne (1 070 m, accessible par la D 7 depuis Clelles ou depuis Mens), traverse les prairies du plateau, atteint le Col de l'Aupet (1 672 m), offre la vue rapprochée sur les falaises verticales du mont, et permet de faire le tour de la base — le « tour du Mont Aiguille » par le sentier du bas (boucle complète 14 km, D+ 1 000 m, 6h). Ascension du sommet : uniquement par voie d'escalade (cotation D+, passages en III, cordes d'assurage nécessaires, accompagnateur de montagne recommandé pour non-initiés, prestataires locaux à Chichilianne). Variante longue recommandée : Chichilianne → Col de l'Aupet → Tour de la base → Col de la Roche → retour (14 km, 6h) pour faire le tour complet et découvrir le mont sous tous ses angles.

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💡 Conseil : Chichilianne est à 65 km au sud de Grenoble (1h15 par N 85 + D 7 via Monestier-de-Clermont et Clelles). Site remarquablement peu fréquenté pour son prestige — en dehors des quelques week-ends de juillet-août, le Mont Aiguille se découvre souvent dans une quasi-solitude. Gîte de Chichilianne (village, gîtes ruraux, auberge — ambiance authentique, plateau du Vercors sud isolé) — idéal pour séjour 2 jours combinant Mont Aiguille et Grand Veymont (n°5). Le plateau du Vercors sud (secteur Trièves-Vercors) est l'une des zones les plus préservées de l'Isère : agriculture extensive, paysages de steppe et d'estives, lumière méditerranéenne dans la partie sud (col de la Croix Haute). Troupeaux de moutons sur les estives du plateau en été — respecter les chiens de troupeau (Patous), ne pas approcher les troupeaux. Parapente : le secteur est un site de pratique réputé (décollages sur les crêtes du Vercors, atterrissage plateau). Le Trièves (secteur entre Vercors et Matheysine, entre Monestier-de-Clermont et Corps) — pays de Jean Giono, paysages de collines et de prairies, fromageries locales (Bleu du Vercors-Sassenage AOP). Hébergement : Chichilianne (gîtes ruraux), Mens (capitale du Trièves, ambiance village vivant), Clelles, Monestier-de-Clermont.
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Grand Veymont – Le Toit du Vercors

📍 Corrençon-en-Vercors / Gresse-en-Vercors · Vercors · Isère
📏 16 à 20 km ⬆️ D+ 850 – 1 100 m 🔴 Difficile ⏱ 6h – 8h 🗓 Juin à octobre 🏔️ Sommet 2 341 m & plateau karst

Le Grand Veymont (2 341 m) est le point culminant du Vercors et l'un des sommets les plus impressionnants des Préalpes françaises. Dressé à l'extrémité sud du plateau calcaire du Vercors — parc naturel régional depuis 1970 (206 000 hectares) —, le Grand Veymont domine de ses falaises vertigineuses orientées est-ouest à la fois la plaine de la Bièvre et les gorges sauvages des Hauts-Plateaux. Ce massif calcaire, constitué d'un vaste plateau d'altitude karstique (Les Hauts-Plateaux du Vercors, réserve naturelle nationale depuis 1985, 17 000 ha, zone de protection intégrale) est un paysage à part dans les Alpes : pas de glaciers, des étendues de lapiaz et d'herbe rase à 1 800-2 000 m, un silence absolu, une faune remarquable (gypaète barbu, chamois, bouquetin réintroduit depuis 1989, vautour fauve). Le grand Veymont, depuis son sommet, offre l'un des panoramas les plus complets des Alpes du Nord — de Belledonne aux Écrins, du Mont Blanc (par temps très clair) à la Méditerranée.

L'itinéraire de référence est la boucle Corrençon-en-Vercors → Pas de la Balme → Grand Veymont → Pas des Chattons → retour (GR 91 — Tour du Vercors, 18 km, D+ 1 000 m, 7h). Le sentier part du parking de Corrençon-en-Vercors (1 108 m, accessible par la D 215 depuis Villard-de-Lans), monte par le pas de la Balme (1 720 m), traverse le plateau des Hauts-Plateaux (lapiaz, dolines, mare de Peyssier), atteint le Pas de la Selle (2 240 m) et grimpe au sommet par la crête est. Variante depuis Gresse-en-Vercors (versant est, plus direct, D+ 900 m depuis le village à 1 200 m, 16 km, 6h30) — itinéraire différent avec arrivée par les grandes falaises est. Traversée possible depuis Corrençon jusqu'au refuge de la Jasse du Play (gardé en saison, 2 050 m, à réserver) pour une nuit haute montagne au cœur des Hauts-Plateaux.

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💡 Conseil : Corrençon-en-Vercors est à 50 km de Grenoble (1h par D 531 + D 215 via Villard-de-Lans). RANDONNÉE LONGUE ET EXIGEANTE — 18 km avec 1 000 m de dénivelé, exposition au-dessus de 2 000 m pendant plusieurs heures. Partir impérativement avant 7h, emporter pique-nique complet et eau (peu de points d'eau sur les Hauts-Plateaux), veste imperméable obligatoire (orages l'après-midi). Hauts-Plateaux du Vercors — Réserve Naturelle Nationale : chiens strictement interdits (protection du bouquetin et du gypaète), bivouac réglementé (hors refuges et zones désignées interdit), VTT interdit. Bouquetins du Vercors : réintroduits en 1989 (premiers dans les Alpes du Nord hors Mercantour), la population dépasse aujourd'hui 600 individus — animaux majestueux facilement observables près du Grand Veymont et du plateau des Hauts-Plateaux. Gypaète barbu : réintroduit dans les Alpes depuis 1986, couple nicheur dans le Vercors régulièrement signalé — envergure de 2,80 m, alimentation exclusive aux os, vol caractéristique en long planeur. GR 91 — Tour du Vercors : 170 km sur 8-9 jours, l'un des plus beaux GR de France, passe par le Grand Veymont, le Royans, les gorges de la Bourne. Hébergement : Corrençon-en-Vercors (station village), Villard-de-Lans (capitale touristique du Vercors, 4 500 hab.), Gresse-en-Vercors (versant est, ambiance préservée).
🏨 Hébergements Isère – Grenoble & massifs Grenoble (base universelle), Villard-de-Lans, Bourg-d'Oisans, La Grave, Chamrousse. Dormir au pied du massif, c'est gagner 2h de route et partir à l'aube.
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Les Sept Laux – Les 7 Joyaux de Belledonne

📍 Prapoutel-les-7-Laux / Le Pleynet · Belledonne nord · Isère
📏 12 à 18 km ⬆️ D+ 800 – 1 200 m 🟠 Moyen à difficile ⏱ 5h – 8h 🗓 Juillet à octobre 💎 Circuit 7 lacs glaciaires 1 900 – 2 400 m

Les Sept Laux constituent l'un des plus beaux circuits de lacs glaciaires des Alpes du Nord françaises. Dispersés entre 1 960 et 2 400 mètres d'altitude dans les vallons granitiques du Belledonne nord (commune de Theys), ces sept lacs — Lac du Cos, Lac Blanc, Lac Carré, Lac de la Sitre, Lac du Meurlet, Lac du Croptet et Lac Noir — forment un chapelet de bassins glaciaires aux eaux de couleurs variables (turquoise, bleu ardoise, vert émeraude selon profondeur et ensoleillement), encadrés par les arêtes granitiques de Belledonne (3 000 m). Le secteur est accessible depuis le domaine skiable des Sept Laux (Prapoutel-Le Pleynet) — une des stations de ski les moins connues du grand public mais très appréciée des locaux, qui permet en été d'utiliser les remontées mécaniques pour réduire le dénivelé. Le circuit des Sept Laux est, avec le Tour de Belledonne (GR 738), le grand classique du massif pour les randonneurs de l'Isère.

L'itinéraire de référence est la boucle des Sept Laux depuis Prapoutel (GR 738 + sentiers PR, 15 km, D+ 1 000 m, 7h à pied intégral — réduit à 10 km, D+ 400 m, 5h en utilisant le télécabine de la station des 7 Laux ouvert l'été). Le sentier traverse successivement les sept lacs en un circuit de crêtes et de replats, avec des passages au-dessus de 2 300 m offrant des vues sur l'ensemble de Belledonne, la chaîne des Écrins au sud, la Chartreuse au nord-ouest. Variante courte accessible : aller-retour télécabine → Lac Blanc → Lac Carré (6 km, D+ 300 m, 3h) — itinéraire familial réduit avec accès mécanique, accessible avec enfants solides à partir de 9-10 ans. Extension bivouac : le GR 738 permet de poursuivre l'itinéraire vers le nord (direction Allevard et les Grandes Rousses) sur plusieurs jours d'itinérance alpine.

💡 Conseil : Prapoutel-les-7-Laux est à 40 km de Grenoble (55 min par A 41 + D 280 via Theys). Remontées mécaniques des 7 Laux ouvertes l'été (juillet-août principalement, vérifier programme sur le site de la station) — tarif ~15€ AR, réduction considérable du dénivelé. DÉNIVELÉ IMPORTANT à pied depuis la station basse (D+ 1 000-1 200 m selon point de départ) — randonnée engagée, chaussures montantes et bâtons recommandés. Bivouac : autorisé dans le secteur (hors zones protégées), pratique courante chez les randonneurs locaux en juillet-août — lever de soleil sur les lacs de Belledonne classé parmi les plus beaux des Alpes du Nord. Nuit fraîche (~5-10°C à 2 000 m, duvet trois saisons minimum). Faune : chamois très présents (troupeaux nombreux au-dessus des lacs), marmottes abondantes, gypaète barbu régulièrement signalé. Pêche : les Sept Laux sont des lacs de pêche réputés (truites fario, ombles chevalier) — permis obligatoire (AAPPMA Theys). Altitude élevée : neige possible jusqu'en juillet sur les passages de crêtes au-dessus de 2 300 m — vérifier conditions avant départ. Hébergement : Prapoutel-les-7-Laux (résidences de la station), Theys (village pittoresque de Belledonne), Pontcharra (A41), Grenoble.
🧥 Vêtements techniques – Isère 35°C en vallée, orage en 20 minutes sur les crêtes, 5°C la nuit en refuge. Le système 3 couches n'est pas une option.
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Lac de la Muzelle – Le Joyau du Parc des Écrins

📍 Venosc / Les Deux Alpes · Vallée du Vénéon · Parc National des Écrins
📏 12 à 16 km ⬆️ D+ 900 – 1 200 m 🟠 Moyen à difficile ⏱ 5h – 7h 🗓 Juillet à septembre 🏔️ Lac glaciaire 2 105 m & Écrins sauvage

Le Lac de la Muzelle est l'un des plus beaux lacs glaciaires du Parc National des Écrins et l'itinéraire de référence de la haute vallée du Vénéon. Niché à 2 105 mètres d'altitude dans un cirque glaciaire suspendu au-dessus de Venosc (commune des Deux Alpes), ce lac aux eaux bleu-vert électrique est dominé par les falaises et séracs du Pic de la Muzelle (3 465 m) — sommet de l'Oisans cristallin au caractère alpestre authentique. La vallée du Vénéon — l'une des plus sauvages et préservées du Parc National des Écrins — est une entaille glaciaire profonde qui s'enfonce vers le sud depuis Bourg-d'Oisans jusqu'aux communes de Saint-Christophe-en-Oisans et La Bérarde, coeur historique de l'alpinisme isérois (Écrins, Ailefroide, Pilatte). Le Parc National des Écrins (1 780 km², créé en 1973) est le plus grand parc national alpin de France — réglementation stricte, biodiversité exceptionnelle (bouquetins, chamois, loutres, gypaètes), 157 sommets de plus de 3 000 m dont la Barre des Écrins (4 102 m) et la Meije (3 984 m).

L'itinéraire de référence part de Venosc (commune des Deux Alpes, 960 m) — accessible à pied depuis le centre des Deux Alpes via le téléphérique Venosc-Les Deux Alpes — puis par la D 530 jusqu'au hameau de La Danchère (1 050 m, parking payant en saison) : aller-retour La Danchère → Refuge de la Muzelle → Lac de la Muzelle (PR + sentier Écrins, 14 km, D+ 1 050 m, 6h). Le sentier longe le torrent de la Muzelle, traverse des alpages fleuris, atteint le Refuge de la Muzelle (2 130 m, gardé de mi-juin à mi-septembre, 48 places en demi-pension) puis monte au lac (2 105 m) par une dernière montée raide. Variante téléphérique des Deux Alpes → Venosc (descente, ~10€, open été) pour commencer l'itinéraire depuis le centre-station, D+ 1 050 m depuis La Danchère. Extension possible vers le Col de la Muzelle (2 613 m) depuis le lac — vue plongeante sur le vallon de Valsenestre côté Valbonnais.

💡 Conseil : La Danchère est à 75 km de Grenoble (1h20 par N 85 + D 1091 + D 530 via Bourg-d'Oisans et Venosc). PARC NATIONAL DES ÉCRINS — réglementation stricte : chiens interdits en zone cœur (même tenus en laisse), cueillette interdite, feux interdits, bivouac strictement réglementé (zone cœur : bivouac d'une seule nuit uniquement, à plus de 1h de la première route, de 19h à 9h). Refuge de la Muzelle — à réserver impérativement (site du refuge ou CAF), complet les week-ends de juillet-août. Période optimale : juillet-mi août (herbes d'alpage en fleur, lac accessible, refuge ouvert) ou fin août-septembre (moins de monde, couleurs des alpages). Accès possible dès mi-juin mais D+ final parfois en neige — équipement adapté. Les Deux Alpes (2ème plus grand domaine skiable des Alpes, ski d'été sur le glacier de la Girose jusqu'en août) — hébergements nombreux, tarifs estivaux nettement inférieurs à l'hiver. Bourg-d'Oisans (capitale de l'Oisans, à 12 km) — point de ravitaillement, marché du samedi matin, ambiance sportive authentique (Alpe d'Huez, Route des Grandes Alpes). Hébergement : Les Deux Alpes (nombreux hébergements), Bourg-d'Oisans, Saint-Christophe-en-Oisans (gîtes alpinistes).
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Plateau d'Emparis – Face à Face avec La Meije

📍 La Grave / Le Chazelet · Oisans · Isère
📏 10 à 16 km ⬆️ D+ 550 – 900 m 🟠 Moyen ⏱ 4h – 6h 🗓 Juillet à septembre 🏔️ Vue La Meije 3 984 m & Écrins glaciaires

Le Plateau d'Emparis est l'un des plus grands espaces naturels ouverts des Alpes françaises et offre l'un des panoramas de haute montagne les plus saisissants d'Europe. Ce vaste plateau herbeux suspendu à 2 400-2 600 mètres d'altitude, au-dessus de La Grave, se tient face à face avec la Meije (3 984 m) — l'une des montagnes les plus légendaires des Alpes françaises, dernier grand sommet des Alpes à avoir été vaincu (1877, Boileau de Castelnau), réputée parmi les alpinistes du monde entier pour sa difficulté et sa beauté austère. Depuis le plateau, la vue sur la face nord glaciaire de La Meije et de la Barre des Écrins est absolument frontale et vertigineuse — une expérience visuelle rarement égalée dans les Alpes. Le plateau abrite aussi des lacs d'altitude (Lac de la Fare, Lacs du Puy Vachier), le GR 54 — Tour de l'Oisans et des Écrins (165 km, 10 jours, l'un des grands GR alpins), et une faune remarquable — bouquetins, gypaètes barbus, tétras-lyre.

L'itinéraire de référence part du parking du Chazelet (1 760 m, hameau au-dessus de La Grave, accessible par la D 33 depuis la N 91) : aller-retour Chazelet → Plateau d'Emparis → Lac de la Fare (GR 54 + sentiers PR, 12 km, D+ 650 m, 5h). Le sentier monte rapidement sur le plateau par une crête dégagée, offrant dès les premiers kilomètres les vues magistrales sur La Meije, puis traverse les étendues herbeuses et les chaos granitiques jusqu'au Lac de la Fare (2 430 m, limpide, encadré par des moraines glaciaires) avant de rejoindre les Lacs du Puy Vachier. Variante longue : boucle Chazelet → Lac de la Fare → Col d'Emparis → Lac Noir → retour (16 km, D+ 900 m, 6h30) — itinéraire complet traversant l'ensemble du plateau. Accès alternatif depuis La Grave (1 450 m) par le sentier du versant sud, plus exigeant (D+ 1 000 m).

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💡 Conseil : Le Chazelet est à 95 km de Grenoble (1h30 par N 85 + N 91 via Bourg-d'Oisans et Le Freney-d'Oisans). La Grave (village de 500 hab. à 1 450 m) est l'un des villages les plus authentiques des Alpes françaises — pas de grande station, pas de béton, mais le domaine ski de randonnée le plus sauvage des Alpes (téléphérique Meije, 3 200 m, hors piste intégral). En été, ambiance alpiniste sérieuse. Col du Lautaret (2 057 m, à 7 km) — col majeur des Alpes, Jardin Alpin du Lautaret (université Grenoble-Alpes, collection de plantes alpines de 2 000 espèces, l'un des plus grands jardins alpins d'Europe, entrée ~5€, ouvert juillet-août) — combinaison culturelle idéale avec la randonnée. La Meije : ascension de haute montagne (D, 4h depuis le refuge de l'Aigle à 3 450 m), réservée aux alpinistes expérimentés avec guide. La voie normale est l'une des plus engagées des Alpes. GR 54 : 165 km, le Tour de l'Oisans et des Écrins passe par le Plateau d'Emparis en direction du Col d'Ornon — itinérance de 10 jours au cœur du massif. Vautours fauves de la colonie de Trièves régulièrement observables sur les courants thermiques au-dessus de la vallée. Hébergement : La Grave (hôtels-chalets authentiques), Le Monêtier-les-Bains (Serre Chevalier côté Hautes-Alpes, à 15 km), Villar-d'Arène.
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Taillefer – Le Géant Secret de la Matheysine

📍 Lavaldens / Ornon · Massif du Taillefer · Matheysine – Isère
📏 10 à 14 km ⬆️ D+ 900 – 1 200 m 🔴 Difficile ⏱ 5h30 – 7h 🗓 Juillet à octobre ⛰️ Sommet 2 857 m & lacs glaciaires confidentiels

Le Taillefer (2 857 m) est l'outsider absolu de la randonnée iséroise. Méconnu du grand public national — et c'est précisément ce qui en fait l'un des sommets les plus précieux de l'Isère — ce massif granitique de la Matheysine, dressé entre le plateau de La Mure et la vallée du Vénéon, est le géant discret des randonneurs grenoblois avertis. Ses lacs glaciaires (Lac Fourchu à 2 338 m, Lac du Poursollet à 1 530 m, Lac du Brouffier à 2 140 m) ont une qualité esthétique rare — eaux d'un bleu-noir intense sur fond de granit sombre — et le panorama depuis le sommet est proprement sensationnel : toute la chaîne des Écrins en arc de cercle (Barre des Écrins 4 102 m, La Meije 3 984 m, Pic Gaspard 3 881 m), Belledonne, Vercors, Chartreuse et, par temps très clair, les Alpes suisses. Le Taillefer abrite aussi, sur ses crêtes et ses replats, les vestiges des sémaphores du télégraphe de Chappe (XIXe siècle) — l'un des réseaux de communication optique qui reliait Paris à l'Italie avant le télégraphe électrique.

L'itinéraire de référence part du parking de Lavaldens (1 230 m, accessible par la D 116 depuis La Mure, via le col d'Ornon) : aller-retour Lavaldens → Lac du Poursollet → Lac Fourchu → Taillefer (PR + sentier non balisé, 13 km, D+ 1 100 m, 7h). Le sentier monte par le ruisseau de Bourg, atteint le Lac du Poursollet (1 530 m, premier palier, décor de hêtraie-sapinière), poursuit vers le Lac Fourchu (2 338 m, cirque glaciaire, eaux bleu foncé intenses), puis grimpe par les pentes de granit jusqu'à la crête sommitale. Variante plus courte : aller-retour Lac Fourchu uniquement (8 km, D+ 700 m, 4h30) — itinéraire déjà très esthétique, sans l'ascension finale. Extension vers le Lac du Brouffier (côté nord, versant Ornon) possible en traversée — nécessite navette ou deux voitures.

💡 Conseil : Lavaldens est à 55 km de Grenoble (1h15 par N 85 + D 116 via La Mure et col d'Ornon). Massif TRÈS PEU FRÉQUENTÉ — l'un des derniers espaces sauvages de l'Isère où l'on peut passer une journée entière sans croiser âme qui vive, même en juillet-août. RANDONNÉE DIFFICILE — dénivelé important (1 100 m), partie haute non balisée (boussole ou GPS recommandé, carte IGN 3336 OT Matheysine-Plateau de La Mure obligatoire), passages rocheux dans les derniers 400 m de dénivelé vers le sommet. Chaussures à tige haute impératives, bâtons utiles. Névés résiduels possibles jusqu'en août sur les versants nord au-dessus de 2 500 m — crampons légers prudents en début de saison. Faune remarquable : chamois très présents (secteur peu fréquenté = animaux moins farouches), bouquetins occasionnels (débordement de la population Écrins-Vercors), gypaète barbu et percnoptère régulièrement signalés en période de nidification (ne pas déranger). La Matheysine — plateau méconnu entre Grenoble et l'Oisans, lac de Pierre-Châtel, mines de charbon de La Mure (musée du train de La Mure), Champollion-la-Fiancée. Hébergement : La Mure (capitale de la Matheysine, à 25 km), Valbonnais (vallée voisine, gîtes ruraux), Entraigues. Gastronomie iséroise : noix de Grenoble AOP, Bleu du Vercors-Sassenage AOP, gratin dauphinois, Chartreuse verte et jaune (Voiron).
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Lac du Lauvitel – Le Grand Lac Sauvage de l'Oisans

📍 Livet-et-Gavet / L'Alleau · Vallée du Vénéon · Parc National des Écrins
📏 8 à 12 km ⬆️ D+ 600 – 800 m 🟠 Moyen ⏱ 4h – 5h30 🗓 Juin à octobre 👨‍👩‍👧 Familles (enfants aguerris) 💧 Plus grand lac naturel des Écrins & cascade

Le Lac du Lauvitel est le plus grand lac naturel du Parc National des Écrins — et l'un des plus étonnants d'accès, car ce lac considérable (28 hectares, altitude 1 530 m) est totalement invisible depuis les routes de la vallée, caché derrière un verrou glaciaire imposant. On n'y accède que par les pieds. Cette situation a préservé le Lauvitel d'une fréquentation excessive, lui conservant une atmosphère de lac sauvage authentique — eaux profondes d'un bleu sombre, rives bordées de mélèzes et de pin cembro, falaises plongeant directement dans l'eau, ambiance de haute montagne malgré l'altitude modeste. Le sentier d'accès passe par la cascade du Lauvitel (ou « Voile de la Mariée ») — chute d'eau de 40 mètres jaillissant du verrou glaciaire dans un couloir de verdure, l'une des plus belles cascades accessibles à pied de l'Oisans. Le Refuge du Lauvitel (1 530 m, en bord de lac, gardé en saison) permet une nuit d'exception les pieds dans l'eau.

L'itinéraire de référence part du hameau de l'Alleau (commune de Livet-et-Gavet, 810 m, accessible par la D 526 depuis Bourg-d'Oisans) : aller-retour L'Alleau → cascade du Lauvitel → Lac du Lauvitel → Refuge (PR balisé Écrins, 10 km, D+ 720 m, 4h30). Le sentier monte par la forêt de la Gorge de l'Infernet, longe le torrent du Lauvitel, passe au pied de la cascade du Lauvitel (40 m), franchit le verrou par des lacets bien aménagés et débouche sur le lac — effet de surprise garanti. Variante plus courte : aller-retour depuis Bourg-d'Oisans par le sentier de la gorge (D+ 800 m depuis la vallée, 12 km, 5h). Extension depuis le refuge : montée vers le Lac Charlet (1 750 m, au-dessus du Lauvitel, D+ 220 m supplémentaires) pour un lac plus intime et plus sauvage encore.

💡 Conseil : L'Alleau (Livet-et-Gavet) est à 65 km de Grenoble (1h10 par N 85 + D 1091 + D 526 via Bourg-d'Oisans). PARC NATIONAL DES ÉCRINS — réglementation identique à la Muzelle (n°7) : chiens interdits, bivouac réglementé, cueillette interdite. Refuge du Lauvitel (1 530 m, gardé de mi-juin à mi-septembre, ~40 places en demi-pension, à réserver — FFCAM) — l'une des nuits de refuge les plus agréables de l'Oisans accessible à des randonneurs non alpinistes (pas de haute montagne engagée au-dessus, mais déjà le sentiment d'être vraiment dans le parc). Cascade du Lauvitel : débit maximal en mai-juin (fonte des neiges), spectaculaire jusqu'en juillet, nettement réduit en août-septembre. Période optimale : début juillet (lac dégagé, cascade encore active, alpages fleuris, refuges ouverts) ou septembre (couleurs des mélèzes — l'un des plus beaux spectacles de l'Oisans, les mélèzes passant du vert au jaune-or en quelques jours). Bourg-d'Oisans (à 15 km) — passage obligé et vivant, marché du samedi, ravitaillement. Route des Grandes Alpes : Bourg-d'Oisans est sur le tracé de la Route des Grandes Alpes (Nice-Thonon, 700 km, 16 cols) — ambiance vélo sportif intense (Alpe d'Huez à 14 km). Gastronomie : taillé (fromage vache Oisans), charcuteries artisanales de la vallée, génépi des Alpes, miel de montagne. Hébergement : Bourg-d'Oisans (abondant), Le Bourg-d'Arud, Livet-et-Gavet.
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Tableau récapitulatif des 10 randonnées

# Randonnée Massif Distance D+ Durée Difficulté
1 Lac Blanc de Belledonne Belledonne 8 – 12 km 550 – 750 m 3h30 – 5h Moyen
2 Chamechaude (Chartreuse) Chartreuse 8 – 12 km 750 – 950 m 4h30 – 6h Difficile
3 Cirque de Saint-Même Chartreuse 5 – 10 km 150 – 400 m 2h – 4h Facile
4 Mont Aiguille – Vercors Vercors 9 – 14 km 700 – 1 000 m 4h – 6h Moyen
5 Grand Veymont – Vercors Vercors 16 – 20 km 850 – 1 100 m 6h – 8h Difficile
6 Les Sept Laux – Belledonne Belledonne 12 – 18 km 800 – 1 200 m 5h – 8h Moyen
7 Lac de la Muzelle – Écrins Oisans / Écrins 12 – 16 km 900 – 1 200 m 5h – 7h Moyen
8 Plateau d'Emparis – La Meije Oisans 10 – 16 km 550 – 900 m 4h – 6h Moyen
9 Taillefer – Lac Fourchu Matheysine 10 – 14 km 900 – 1 200 m 5h30 – 7h Difficile
10 Lac du Lauvitel – Oisans Oisans / Écrins 8 – 12 km 600 – 800 m 4h – 5h30 Moyen

FAQ – Randonnée en Isère (38)

Pourquoi l'Isère est-elle considérée comme le meilleur département de randonnée de France ?
L'Isère est exceptionnelle pour trois raisons cumulées qu'aucun autre département ne réunit. La diversité des massifs : quatre entités géographiques radicalement différentes coexistent (Chartreuse calcaire/forêts, Belledonne granitique/lacs, Vercors plateau/karst, Oisans haute montagne/glaciers) sur un territoire accessible depuis une même métropole. La proximité urbaine : Grenoble est la seule grande ville française où la montagne commence littéralement au bout de la rue — le Vercors à 15 km, la Chartreuse à 10 km, Belledonne à 20 km, Bourg-d'Oisans à 55 km. Aucune autre métropole française (ni Paris, ni Lyon, ni Marseille) n'offre cela. La qualité de l'offre : Parc National des Écrins (2ème de France en surface), Parc Naturel Régional de Chartreuse, Parc Naturel Régional du Vercors, Réserve Naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors — une concentration de zones protégées de haut rang unique en France. Les seuls autres concurrents sérieux au titre de « meilleur département de randonnée » seraient les Hautes-Alpes (Écrins côté Briançon, mais pas de grande métropole à proximité) et la Savoie (Vanoise, Mont Blanc, mais moins de diversité de caractères de massifs).
Quelle est la meilleure période pour randonner en Isère ?
Tout dépend du massif et du niveau d'altitude. Chartreuse et Vercors (moyenne montagne, 1 000-2 300 m) : saison élargie de mai à novembre, avec une courte fenêtre hivernale en raquettes. Période optimale : mai-juin (végétation explosive en Chartreuse, neige encore présente sur les crêtes de Vercors — beau contraste, peu de monde) et septembre-octobre (couleurs des hêtres en Chartreuse, limpidité atmosphérique sur le Vercors). Belledonne et Taillefer (granit, lacs d'altitude, 2 000-3 000 m) : saison de mi-juin à mi-octobre. Juillet-août : accès optimal, refuges ouverts, sentiers dégagés. Septembre : ambiance alpestre parfaite, couleurs des alpages, moins de monde. Oisans-Écrins (haute montagne, lacs, refuges, 1 500-4 000 m) : juillet à mi-septembre pour la majorité des itinéraires. Certaines randonnées (Lauvitel, Muzelle) accessibles dès mi-juin. Hiver : Chartreuse et Vercors offrent de très belles randonnées en raquettes (nombreux itinéraires balisés). Belledonne et Oisans nécessitent du matériel d'alpinisme hivernal (BERA, crampons, piolet).
La réglementation du Parc National des Écrins est-elle vraiment contraignante ?
La zone cœur du Parc National des Écrins applique des règles strictes — mais elles sont la condition du maintien d'une nature exceptionnelle. Règles principales : chiens interdits même tenus en laisse en zone cœur (la quasi-totalité des sentiers des randonnées n°7 et n°10 sont en zone cœur), cueillette de végétaux et collecte de minéraux interdites, feux interdits, bivouac réglementé (uniquement de 19h à 9h, en une seule nuit, à plus d'1h de la première route, hors refuge). Pas d'accès motorisé hors routes ouvertes à la circulation. VTT interdit en zone cœur. Ces règles sont globalement respectées et font l'objet d'une communication active par les gardes du parc (présents sur les sentiers en été). Zone périphérique (autour du cœur) : pas de contrainte réglementaire particulière, mais recommandations de bonnes pratiques. Concrètement pour un randonneur : il faut laisser son chien à l'hébergement pour les randonnées en Écrins (Muzelle, Lauvitel, Emparis partiellement), respecter le bivouac réglementé si nuit hors refuge. Les gardiens de refuges (Muzelle, Lauvitel) sont des partenaires du parc et vous informeront sur place. La réglementation est proportionnée à un enjeu réel : sans elle, la pression de fréquentation (plusieurs centaines de milliers de visiteurs/an) dégraderait rapidement une biodiversité exceptionnelle.
Peut-on randonner en Isère sans voiture depuis Grenoble ?
Oui, dans une mesure surprenante — Grenoble est l'une des rares métropoles françaises où l'accès à la montagne sans voiture est crédible. Chartreuse : bus Transdev 710 (Grenoble → Saint-Pierre-de-Chartreuse, arr. Col de Porte) — plusieurs rotations/jour en semaine, accès direct à Chamechaude (n°2) et aux sentiers de Chartreuse. Bus 5100 vers Saint-Laurent-du-Pont (accès Cirque de Saint-Même possible avec vélo ou taxi). Vercors : bus Transdev 5100 (Grenoble → Villard-de-Lans → Corrençon-en-Vercors) — accès Grand Veymont (n°5) possible. Belledonne rive gauche : bus TAG ligne 6000 vers Domène, puis Vélo ou co-voiturage pour Chamrousse. Train TER Grenoble → Bourg-d'Oisans (en été, service saisonnier Montagne en Fête) — accès Lauvitel (n°10) et Muzelle (n°7). Co-voiturage : très développé dans la communauté randonnée grenobloise (groupes Facebook « Rando Isère », « Rando Grenoble », « GR 738 Belledonne »), culture de solidarité alpine. Vélo : l'Isère possède un réseau cyclable dense (Grenoble est la 1ère ville cyclable de France hors Paris) — accès périmètre immédiat (Vercors bas, plaine d'Échirolles) en vélo possible.
Quels sont les principaux dangers en randonnée en Isère ?
1) Orages estivaux — identiques au reste des Alpes, mais avec une rapidité parfois déconcertante en Chartreuse et sur les crêtes de Belledonne (exposition ouest). Descendre des crêtes avant 13h en juillet-août, ne jamais bivouaquer en zone exposée. Consulter Météo-France Montagne la veille et le matin. 2) Calcaire mouillé en Chartreuse et Vercors — les falaises et les pierriers calcaires sont extrêmement glissants par pluie ou rosée. Chamechaude (n°2) et le Grand Veymont (n°5) particulièrement concernés. Chaussures à semelles Vibram crantées obligatoires. 3) Névés résiduels — fréquents en début de saison (juin-juillet) sur les versants nord de tous les massifs au-dessus de 2 000 m. Peuvent nécessiter crampons légers et bâtons. BERA Alpes du Nord consultable. 4) Altitude et rayonnement UV — en Oisans (Muzelle, Emparis, Lauvitel) et en Belledonne (Sept Laux), l'altitude impose lunettes de soleil filtrantes, crème SPF 50+, hydratation soutenue. 5) Chiens de troupeau (Patous) — présents sur les estives d'altitude (Vercors, Chartreuse, Belledonne) de juin à septembre avec les troupeaux de moutons. Ne pas s'approcher des troupeaux, ne pas courir, contourner à distance — les Patous défendent le troupeau instinctivement, leur comportement est territorial et non agressif si on ne les provoque pas. 6) Tiques — Chartreuse et Vercors (jusqu'à 1 800 m) sont des zones à tiques (Ixodes ricinus). Inspection systématique au retour. Numéros utiles : 112 (urgences), PGHM Grenoble : 04 76 22 22 22 (secours montagne).
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