Les 6 plus belles randonnées
dans le Valbonnais
Le Valbonnais est la vallée secrète des Écrins — au sud de Grenoble, entre Matheysine et Oisans, une vallée couverte de forêts profondes et fermée par l'Olan (3 564 m), dont la face nord-ouest de 1 100 m est une des plus grandes parois des Alpes françaises. Ici, les randonneurs se comptent en dizaines là où ils sont en milliers dans l'Oisans voisin.
Le Valbonnais "rassemble à lui seul près de la moitié de la couverture forestière du Parc national des Écrins" — une vallée qui oppose ses alpages agricoles à 700 m à ses parois glaciaires à 3 500 m sur quelques kilomètres seulement
Le Valbonnais désigne le bassin versant de la Bonne, affluent du Drac, dans le sud de l'Isère. C'est à la fois une vallée, un territoire historique et une région naturelle. La commune de Valbonnais (790 m d'altitude) en occupe la partie basse, tandis que Valjouffrey (1 043 m), avec ses cinq hameaux dont le Désert-en-Valjouffrey (1 250 m), remonte jusqu'au cœur du Parc national des Écrins. À l'est de La Mure et à une heure de Grenoble, le Valbonnais reste "sans aucun doute la vallée la plus méconnue et secrète du Parc national des Écrins" — une réputation qui tient autant à son isolement géographique qu'à l'absence d'une station de ski grand public. Le Parc national des Écrins fut créé en 1973 — le Valbonnais en est la façade occidentale.
Le Pic de l'Olan (3 564 m) est le point culminant absolu de la commune de Valjouffrey et du territoire du Valbonnais. Sa face nord-ouest, haute de 1 100 m de verticalité, est une des plus belles et des plus difficiles parois des Écrins — des noms illustres de l'alpinisme français lui sont attachés : Devies, Gervasutti (voie historique 1934), Couzy, Desmaison (directe des années 1950-60), René Desmaison lui-même. La première ascension date du 29 juin 1877 (Coolidge avec les guides Almer père et fils). L'Olan n'est pas accessible en randonnée — le refuge de Font Turbat (2 169 m) est le point d'approche le plus proche, d'où les alpinistes attaquent les voies.
Le Valbonnais est traversé par le GR 54 — le Grand Tour de l'Oisans et des Écrins, 180 km de sentiers balisés autour du massif des Écrins. Ce GR passe par le Désert-en-Valjouffrey et Valsenestre, deux des étapes les plus appréciées du parcours pour leur ambiance de bout-du-monde et leur gîte communal Les Arias (labellisé "Esprit Parc national"). Historiquement, le Valbonnais est la vallée de la famille Champollion — le père de Jean-François Champollion, déchiffreur des hiéroglyphes, était originaire du hameau de La Roche à Valbonnais. Une curiosité pour un territoire alpestre à l'écart de tout.
La faune est remarquable dans les secteurs les plus reculés : chamois omniprésents dans tous les versants, bouquetins dans les zones d'Écrins centraux, gypaète barbu et vautour fauve régulièrement observés au-dessus du plateau du Taillefer (Grand Galbert), aigle royal dans les falaises de Valjouffrey. Le Valbonnais abrite également la rosalie des Alpes (insecte à longues antennes bleues, protégé) et le sabot de Vénus (orchidée protégée) dans ses forêts — deux espèces rares mentionnées explicitement par le Parc national des Écrins pour ce secteur.
Le Top 6 des randonnées dans le Valbonnais
Refuge de Font Turbat (2 169 m) – Au Pied de la Face de l'Olan
📍 Le Désert-en-Valjouffrey (1 250 m) · Cascade de la Pisse · Cabane du Châtellerat · Refuge Font Turbat (2 169 m) · PNE · ValjouffreyLa randonnée au Refuge de Font Turbat (2 169 m) est l'itinéraire emblématique du Valjouffrey — la seule randonnée en aller-retour qui permet d'approcher au plus près la face nord-ouest de l'Olan, haute de 1 100 m de paroi grise verticale, "une des plus belles des Alpes". Depuis le refuge, le panorama est "grandiose sur le vaste cirque du Cros de la Vache" encadré par le Pic Turbat (3 028 m) au sud, l'Olan (3 564 m) à l'est, la Pointe Maximin (3 306 m) et l'Aiguille de l'Olan (3 373 m) au nord. "Au bout du vallon de la Bonne, là où les sentiers boutent sur la falaise, se niche un refuge hors du temps."
Depuis le parking d'entrée du Désert-en-Valjouffrey (1 250 m) — terminus de la route D117 depuis Entraigues — l'itinéraire longe la Bonne en rive droite dans un sentier "docile et ludique" à travers les forêts de feuillus (hêtres, aulnes, noisetiers). La Cascade de la Pisse (au lieu-dit les Ferrières) est le premier clou du spectacle — une haute chute dont la brume rafraîchit le sentier même par les plus chaudes journées d'été. Après la cascade, le vallon s'ouvre, la végétation devient plus rase (genévriers, rhododendrons, bruyères), la Cabane du Châtellerat (1 736 m) annonce l'entrée dans le domaine alpin. Les derniers lacets mènent au refuge au pied de la face, "deux lacets plus effrayants qu'ils ne le sont" selon les habitués.
Le Refuge de Font Turbat est gardienné de juin à mi-septembre. C'est un "refuge à l'ancienne" — construit dans sa forme actuelle en 1962, agrandi en 1996 — avec un accueil chaleureux et une cuisine de montagne. Depuis le refuge, deux extensions possibles restent dans le domaine de la randonnée (pas de l'alpinisme) : le Col Turbat (2 679 m) (2h depuis le refuge) et le Lac des Pissoux (2 632 m) (1h30). Ces deux itinéraires sont présentés avec photos et tracés au refuge.

Bivouac au refuge : la nuit au refuge de Font Turbat est une des expériences les plus fortes du Valbonnais. Le cirque à l'aube — la paroi de l'Olan colorée par les premières lueurs — est décrit comme inoubliable. Réservation obligatoire en juillet-août. En semaine hors saison : accueil non gardienné possible — se renseigner au préalable.
Variante retour par le Petit Vallon : depuis le refuge, une variante de retour par le Petit Vallon (+3 à 4 km, +1h30 sur le retour) permet de "prendre de la hauteur en empruntant les balcons de Font Turbat". Décrite avec balise jaune depuis le refuge d'hiver (2 194 m).
Lac du Vallon (2 493 m) – Le Joyau Turquoise de Chantelouve
📍 Chantelouve (1 000–1 150 m) · Forêts · Alpages · Lac du Vallon (2 493 m) · Rochail · Écrins · IsèreLe Lac du Vallon (2 493 m) est un lac glaciaire de haute montagne dans la commune de Chantelouve — une des deux communes du Valbonnais avec Valjouffrey à avoir son lac "secret". Niché sous la Pointe de Malhaubert (3 049 m) et la Pointe de Confolens, le lac est décrit comme "superbe lac des Écrins, niché sous le Rochail" dont "la beauté des lieux vaut vraiment le dénivelé important". Ses eaux turquoise-cristallines dans un cadre de haute montagne minérale constituent "une des randonnées les plus spectaculaires du secteur" selon les randonneurs qui l'ont découvert. Le lac a une particularité visuelle : une falaise tombe directement dans ses eaux depuis la rive nord, ce qui lui confère un profil encaissé unique.
L'accès depuis Chantelouve — commune à l'est de Valbonnais sur la route du col d'Ornon — monte longuement par des forêts mixtes (épicéas, hêtres, mélèzes) avant d'atteindre les alpages ouverts qui précèdent le lac. L'ascension jusqu'au bord nord-ouest du lac (2 493 m) est "déjà une très belle randonnée en soi" — le panorama sur le cirque des Écrins occidentaux depuis le lac est ouvert vers l'est sur les hauts sommets. Le secteur est "peu fréquenté" en comparaison avec les lacs de Belledonne ou l'Oisans classique — les randonneurs qui font ce lac ont les bouquetins pour eux seuls.
À noter : la Pointe de Malhaubert (3 049 m) elle-même est réservée aux alpinistes (arête sud avec de nombreux passages de III, casque, corde et baudrier obligatoires, "vide omniprésent"). Le lac du Vallon, en revanche, est pleinement accessible aux randonneurs bien entraînés et équipés pour la haute montagne. Au-delà du lac, le Col du Rochail (2 756 m) est une option pour les randonneurs de haute montagne aguerris, donnant sur la vallée du Vénéon côté Oisans.
Vautour fauve : le secteur Chantelouve–Lac du Vallon est un des secteurs de présence confirmée du vautour fauve (Gyps fulvus) dans les Écrins — réintroduit dans les Alpes du Sud depuis 1993, il s'est progressivement diffusé vers les Écrins. Observer en été les courants ascendants au-dessus des falaises du Rochail — les vautours fauves y sont régulièrement rapportés.
Nuit à Chantelouve : le hameau de Chantelouve possède quelques gîtes et chambres d'hôtes discrets — une option pour commencer la randonnée tôt sans faire la route depuis Grenoble le matin même. Se renseigner à l'OT Matheysine-Tourisme.
Grand Galbert (2 561 m) et Plateau du Taillefer – La Toundra Alpine et le Lac Fourchu
📍 Lac du Poursollet (1 649 m) · Chalets de la Barrière · Lac Fourchu (2 060 m) · Grand Galbert (2 561 m) · Alpe du Grand Serre · IsèreLe Grand Galbert (2 561 m) est le sommet nord du massif du Taillefer, à la frontière entre Valbonnais et Matheysine. La randonnée qui y mène depuis le lac du Poursollet est unique par son plateau — une "toundra alpine" de tourbières, de laquets et de roches moutonnées gravées par les glaciers du Quaternaire, d'une "exploration tranquille entre lacs de couleur saphir et roches moutonnées plantées dans les myrtilliers". L'ambiance y est "lunaire et écossaise" selon les randonneurs qui la fréquentent — un plateau d'altitude sans équivalent dans les Alpes françaises. Le Grand Galbert lui-même offre "une vue magnifique à 360° sur tous les massifs entourant Grenoble" : Chamrousse-Belledonne au nord-ouest, le Taillefer au sud, les Grandes Rousses et les Écrins à l'est, le Vercors et le Dévoluy à l'ouest, le Mont Blanc par beau temps au nord.
Depuis le Parking du Lac du Poursollet (1 649 m) à l'Alpe du Grand Serre, le GR 50 monte par les chalets de la Barrière jusqu'au Lac Fourchu (2 060 m) — le grand lac du plateau, dont les reflets sont remarquables par temps calme, avec le Taillefer (2 857 m) et le Grand Galbert en toile de fond. Du lac, on quitte le GR 50 pour monter vers le Grand Galbert par la Cime Chalvine ou directement par les crêtes — la partie hors sentier est la plus belle et la plus libre de la randonnée, où l'orientation au cairn et à la vue est la règle. "La meilleure façon de pleinement apprécier cette randonnée est de ne pas s'attacher à suivre l'itinéraire à la lettre."
Le plateau est classé Natura 2000 ("Landes, tourbières et habitats rocheux du Massif du Taillefer") — les chiens doivent être tenus en laisse. Il est soumis à une réglementation spécifique affichée au départ. Le Grand Galbert est "le terrain de jeu de vautours fauves et de gypaètes barbus" — les ornithologues signalent régulièrement des dizaines de vautours fauves en vol thermique au-dessus du plateau en été.

Orientation sur le plateau : "une fois sur le plateau, ne pas s'attacher à suivre l'itinéraire à la lettre. Le Lac Fourchu, le Taillefer et le Grand Galbert servent de points de repère visibles de partout." Conditions de visibilité optimale indispensables — le plateau "peut s'avérer dangereux car il n'y a aucun point de repère par visibilité incertaine". Boussole ou GPS obligatoires.
Variante Grand Taillefer (2 857 m) : le Grand Taillefer, point culminant du massif, est accessible depuis le plateau Taillefer-Lac Fourchu. Sommet "lunaire et minéral", D+ supplémentaire depuis le lac, itinéraire non balisé (cairns). Réserver au retour d'une journée courte ou à une sortie séparée.
Côte Belle (2 030 m) – La Crête du GR 54 entre Valbonnais et Oisans
📍 Le Désert-en-Valjouffrey (1 250 m) · Forêts de la Bonne · Col de Côte Belle · Côte Belle (2 030 m) · GR 54 · PNELa Côte Belle (2 030 m) est une crête-frontière caractéristique du Valbonnais — elle sépare la vallée de la Bonne (Valjouffrey) à l'ouest de la vallée du Vénéon (Oisans) à l'est. Depuis son sommet, le panorama donne d'un côté sur l'Olan et les sommets du Valbonnais, de l'autre sur "le col de la Muzelle qui fait la bascule vers l'Oisans". C'est un des points de vue les plus clairs sur la dualité Matheysine/Oisans que propose le Valbonnais. Le GR 54 — Grand Tour de l'Oisans et des Écrins — traverse Côte Belle lors de son étape entre Valsenestre/Désert-en-Valjouffrey et les Deux-Alpes/La Bérarde. Cette randonnée emprunte une des étapes les plus sauvages de ce GR populaire.
Depuis le Désert-en-Valjouffrey (1 250 m), l'itinéraire monte vers le col de Côte Belle et la crête en traversant d'abord les forêts de la vallée de la Bonne — une "forêt mixte composée d'épicéas, de sapins, de mélèzes et de hêtres" qui constitue "un corridor écologique facilitant la circulation des espèces animales depuis la vallée du Drac". La montée est progressive, bien balisée (GR rouge/blanc), avec des vues progressives sur le vallon du Désert en Valjouffrey en contrebas. À partir des alpages (~1 700 m), le paysage s'ouvre et la crête de Côte Belle devient visible.
Cette randonnée peut être transformée en traversée Valbonnais-Oisans pour les randonneurs qui organisent une navette de voitures : depuis Côte Belle, descendre vers la vallée du Vénéon (Vénosc, Les Deux-Alpes) en suivant le GR 54 vers l'est. Une des traversées les plus belles des Écrins pour des marcheurs d'un bon niveau.
Gîte Les Arias au Désert-en-Valjouffrey : le gîte communal Les Arias est "le gîte aux dortoirs les plus confortables du GR54, des prises près de chaque lit", labellisé "Esprit Parc National". Restaurant sur place avec spécialités locales (croziflette, desserts à la myrtille). Réservation recommandée en juillet-août.
Variante par Valsenestre : le hameau de Valsenestre, dans le vallon latéral du Béranger, est un autre point de départ possible pour la crête de Côte Belle — via le col de la Vaurze (passage du GR 54 de Valsenestre). Une variante plus longue et plus sauvage, avec traversée de la forêt du Béranger et vue sur le Pic de Valsenestre.
Notre-Dame-de-la-Salette et Mont Gargas (2 200 m) – Le Pèlerinage et le Panorama
📍 Col de Parquetout (1 382 m) · Sentier des Pères · Vire des Tunnels · Sanctuaire Notre-Dame-de-la-Salette (~1 770 m) · Mont Gargas (2 200 m) · CorpsLa randonnée au Sanctuaire Notre-Dame-de-la-Salette (~1 770 m) combine l'histoire du pèlerinage marial alpin et le panorama. La Salette est le lieu d'une apparition mariale en 1846 — deux enfants bergers, Mélanie et Maximin, auraient vu une femme en larmes sur ces hauteurs. Le sanctuaire bâti depuis reçoit chaque année des dizaines de milliers de pèlerins depuis le monde entier. Depuis le Col de Parquetout (1 382 m) au-dessus de Valbonnais, l'itinéraire classique monte par le sentier des Pères et la vire des tunnels — des tunnels creusés dans la roche au 19e siècle pour desservir le sanctuaire depuis la vallée — en 13 km pour 590 m de D+, soit une des randonnées les plus accessibles du Valbonnais.
En ajoutant l'ascension au Mont Gargas (2 200 m) depuis le sanctuaire — D+ supplémentaire ~430 m, 2h A/R — on obtient une randonnée complète au panorama remarquable. Depuis le Gargas, la vue englobe "tous les massifs environnants, du plateau de Bure à la Chartreuse en passant par toute la façade Est du Vercors, sans oublier les trois lacs de la Matheysine" (Laffrey, Petichet, Monteynard) et côté est, les premiers sommets de l'Oisans. C'est "un très beau sommet d'une difficulté moyenne due au dénivelé" avec "un panorama magnifique".
Le sanctuaire lui-même est ouvert toute l'année et accueille des expositions, une boutique et un restaurant. L'accès routier direct depuis Corps (Route Napoléon) permet aussi d'y monter en voiture — mais la randonnée pédestre depuis le Col de Parquetout ajoute la dimension de cheminement et de solitude alpine dans les versants boisés du Beaumont.

Train de La Mure + randonnée : le célèbre Petit Train de La Mure (train rouge suspendu entre viaducs et montagne, vue sur le lac de Monteynard) est disponible depuis La Mure pour une excursion touristique en combinaison avec une randonnée dans le secteur. Voir les horaires sur le site du Train de La Mure (trainlamure.com).
15 août à la Salette : la fête de l'Assomption (15 août) réunit chaque année des milliers de pèlerins au sanctuaire — la plus grande rassemblement alpin religieux de la région. Une expérience unique en montagne, mais le sentier est très fréquenté ce jour-là. Préférer une autre date pour la tranquillité de la randonnée.
Sénépy (1 769 m) – Le Panorama Facile et les Alpages du Bout du Monde
📍 Susville / Mayres-Savel (~1 200 m) · Col du Sénépy · Sénépy (1 769 m) · Matheysine · IsèreLe Sénépy (1 769 m) est "un des alpages les plus vastes de France" — un sommet dégarni au-dessus des contreforts du plateau de la Matheysine, dont le panorama à 360° est décrit par les randonneurs locaux comme une des surprises les plus agréables de la région. Le sommet "offre un panorama à 360°" sur les Écrins, le Vercors, la Chartreuse, Belledonne et le Dévoluy. C'est le sommet familial du Valbonnais par excellence — accessible, peu technique, et avec une vue qui dépasse largement ce qu'on attendrait de 1 769 m d'altitude dans ces Préalpes.
L'itinéraire depuis Susville ou Mayres-Savel monte par le plateau des "pins tordus" — une lande à épicéas tordus par le vent, caractéristique de ces altitudes de la Matheysine — avant d'atteindre le col du Sénépy (1 526 m) et le sommet à vue. Les alpages ouverts sur le haut sont "l'un des alpages les plus vastes de France" selon les descriptions locales — une immensité de prés à chamois, avec une ligne d'horizon circulaire sur tous les massifs des Alpes du Nord. Les chamois, renards et cervidés sont régulièrement observés sur ces alpages.
Le Sénépy est la randonnée idéale pour une première découverte du Valbonnais ou pour les visiteurs avec des enfants. Sa version courte (depuis le col du Sénépy accessible en voiture) est accessible aux marcheurs de tout niveau — D+ 250 m, 2h A/R. La version longue depuis Susville ou Mayres-Savel (D+ 555-890 m selon le tracé choisi) est une belle journée complète dans des paysages de grande tranquillité.
Version courte et accessible (familles) : si la piste vers le col du Sénépy (1 526 m) est praticable en voiture, la montée au sommet se réduit à D+ 250 m, 1h30 A/R — une balade accessible aux enfants dès 5-6 ans par beau temps. Vérifier les conditions d'accès à l'OT de Matheysine-Tourisme.
Musée du Train de La Mure : en combinaison avec le Sénépy, le Petit Train de La Mure est à 15 km. Le "train rouge" circulait sur une ligne de 30 km à crémaillère entre La Mure et Saint-Georges-de-Commiers, suspendu au-dessus du lac de Monteynard. Suspendu depuis 2010, la ligne est en cours de réhabilitation — se renseigner sur trainlamure.com.
Tableau récapitulatif des 6 randonnées
| # | Randonnée | Altitude max. | Distance | D+ | Durée | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Refuge Font Turbat (2 169 m) — face de l'Olan 3 564 m | 2 169 m | 18–19 km | 920 m | 6h30–7h | Moyen+ |
| 2 | Lac du Vallon (2 493 m) — Chantelouve, Écrins | 2 493 m | 14–16 km | 1 200–1 400 m | 6h30–8h | Difficile |
| 3 | Grand Galbert (2 561 m) + plateau Taillefer-Fourchu | 2 561 m | 14–17 km | 900–1 100 m | 6h–8h | Difficile |
| 4 | Côte Belle (2 030 m) — GR 54, crête Valbonnais/Oisans | 2 030 m | 12–16 km | 800 m | 4h30–6h | Moyen |
| 5 | Notre-Dame-de-la-Salette + Mont Gargas (2 200 m) | 2 200 m | 13–18 km | 590–920 m | 4h–6h | Moyen |
| 6 | Sénépy (1 769 m) — alpage panoramique, familles | 1 769 m | 10–18 km | 555–890 m | 4h–6h | Facile–Moyen |
FAQ – Randonnée dans le Valbonnais
Pourquoi le Valbonnais est-il qualifié de "vallée secrète des Écrins" ?
Le Valbonnais est géographiquement enclavé — à 52 km de Grenoble par La Mure, sans grand axe routier le traversant (route en cul-de-sac au Désert-en-Valjouffrey et à Valsenestre). Sans grande station de ski, il reste dans l'ombre de l'Oisans voisin (Alpe d'Huez, Les Deux-Alpes). Le Parc national des Écrins y décrit "de larges espaces agricoles à 700 m qui s'opposent de façon très marquée aux pentes escarpées se hissant jusqu'à l'Olan (3 564 m)" — une verticalité saisissante sur peu de distance. C'est aussi la vallée la plus boisée des Écrins : elle "rassemble à elle seule près de la moitié de la couverture forestière du Parc", ce qui lui donne une ambiance de bout-du-monde forestier très différente de l'Oisans minéral.
Le GR 54 traverse-t-il le Valbonnais ?
Le GR 54 (Grand Tour de l'Oisans et des Écrins, 180 km) traverse le Valbonnais par deux étapes emblématiques : le Désert-en-Valjouffrey (nuit au gîte Les Arias, labellisé Esprit PNE) et Valsenestre. Le GR vient de l'Oisans en franchissant le col de Côte Belle ou la Muzelle, et repart vers Les Deux-Alpes et le Vercors. Le gîte Les Arias au Désert est "un des hébergements les plus confortables du GR54, avec des prises près de chaque lit" — réservation impérative en juillet-août. Le GR 50 (Tour du PNE) passe quant à lui au lac Fourchu et au plateau Taillefer.
Quel est le lien entre Champollion et le Valbonnais ?
Jean-François Champollion (déchiffreur des hiéroglyphes) est né à Figeac — mais son père Jacques Champollion était originaire du hameau de La Roche à Valbonnais (né le 10 février 1744). Son grand-père Barthélemy Champollion est né en 1694 aux Faures (hameau de Valjouffrey). La famille quitte Valbonnais en 1770 pour Figeac. Cette connexion entre un village alpin reculé et une des grandes figures de l'égyptologie mondiale est typique de la "mémoire migrante" des populations alpines dauphinoises — les hommes du Valbonnais pratiquaient le colportage hivernal et certains s'installaient définitivement dans les villes.
Comment rejoindre le Valbonnais depuis Grenoble ou Gap ?
Depuis Grenoble (52 km, 1h) : A51 → N85 (Route Napoléon) → La Mure → D526 → Entraigues → D117 jusqu'au Désert-en-Valjouffrey. Alternative pour le secteur Taillefer : A48 → Séchilienne → D113 vers l'Alpe du Grand Serre (parking du lac du Poursollet). Depuis Gap (70 km, 1h15) : N85 → Corps → D537 → col d'Ornon (1 367 m, fermé l'hiver) → La Mure → Valbonnais. Maison du Parc national à Entraigues : point d'information essentiel à l'entrée du Valjouffrey — cartes IGN (3336 ET), topos, conditions des sentiers. Carte IGN 3336 ET indispensable pour Font Turbat, Lac du Vallon et Côte Belle.

