C'est la fin d'une ère qui a tout raflé sur son passage.
Les Jeux Olympiques de Milan-Cortina seront les derniers de Siegfried Mazet à la tête de l'équipe norvégienne.
Arrivé il y a dix ans comme un pari audacieux, le technicien français de 49 ans s'apprête à quitter une équipe qu'il a contribué à transformer en machine de guerre invincible.
À l'approche de ce dernier grand rendez-vous, l'heure n'est pas qu'aux stratégies de tir, mais aussi à l'émotion et au bilan d'une décennie extraordinaire.
Le Français qui est devenu un Viking
Au-delà des médailles, ce que retient Mazet, c'est l'aventure humaine.
Intégrer l'équipe la plus titrée de l'histoire en tant qu'étranger n'était pas gagné d'avance. Son succès, il le doit à son immersion totale dans la culture scandinave.
« Lorsqu'on est étranger et qu'on intègre une nouvelle équipe avec son histoire... il est important de s'en imprégner. Mon expérience en Norvège m'a ouvert les yeux et l'esprit.
Par-dessus tout, j'ai gagné la confiance de l'équipe… Les gens m'ont accepté tel que je suis et c'est un sentiment formidable. »
Sa philosophie pour les JO : "Oubliez le résultat !"
Comment aborder ces derniers JO avec des athlètes qui ont déjà tout gagné ? Pour Mazet, le secret est de désacraliser l'événement pour éviter la paralysie.
« Plus on pense aux résultats, plus on se met la pression », explique-t-il à Biathlonworld.
Son dernier message à ses troupes est une leçon d'humilité :
« Je rappelle toujours à mes athlètes qu'ils sont très chanceux ; beaucoup d'autres aimeraient être à leur place. Ils ne doivent jamais l'oublier. »