FIS : USA, Autriche, Suisse, Allemagne, Norvège, Espagne appellent à renverser Eliasch
Une coalition de grandes fédérations nationales publie une lettre ouverte exigeant un changement à la tête de la FIS pour l'élection du 11 juin.
Ce n'est pas une simple déclaration, c'est un front uni. Les dirigeants des fédérations nationales de ski des États-Unis, d'Autriche, de Suisse, d'Allemagne, de Norvège et d'Espagne ont cosigné une lettre adressée à l'ensemble des fédérations membres de la FIS, appelant explicitement à un changement de présidence lors de l'élection du 11 juin.
Les signataires
Trois griefs principaux contre Eliasch
La lettre formule des accusations précises sur trois fronts.
Financier d'abord : les réserves de trésorerie de la FIS ont chuté de façon significative en cinq ans, les coûts ont explosé, les revenus n'ont pas suivi. Les fédérations craignent pour les redistribution aux nations petites et moyennes.
Gouvernance ensuite : le budget 2026 a été communiqué au Conseil FIS moins de 24 heures avant sa réunion à Portoroz — « pas un incident isolé, mais un schéma récurrent ».
Et confiance enfin : des tentatives de dialogue constructif avec Eliasch n'auraient rien changé, celui-ci étant accusé d'un mode de fonctionnement trop dirigiste. Et ses positions, en faveur d'un retour des sportifs Russes, ne plaisent pas à tout le monde.
Nous sommes pleinement convaincus que nous avons besoin d'un changement pour que la FIS et ses fédérations membres retrouvent crédibilité et avenir positif pour nos sports et nos athlètes. Nous avons quatre candidats très respectés : Vicky Gosling, Anna Harboe Falkenberg, Alex Ospelt et Dexter Paine.
Eliasch candidat de la Géorgie
Johan Eliasch, Anglo-Suédois, se présente sous l'investiture de la fédération géorgienne, un montage légal mais qui avait déjà fait parler.
La France, puissance traditionnelle du ski alpin et nordique, ne figure pas parmi les signataires de cette lettre. L'Italie non plus. Leur silence est signifiant à moins d'un mois du vote.
A noter que Michel Vion, ancien président de la FFS, travaille à la FIS en tant que secrétaire général, nommé par Johan Eliasch, ceci expliquant probablement l'absence de la signature Française !
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