Les fondeurs français, qui arrivent "à la fin d'un cycle" selon leur patron Christophe Deloche, ont assisté impuissants au sacre du Norvégien Petter Northug au 50 km, course de clôture et épreuve reine des Championnats du monde de ski nordique, dimanche à Oslo.
 
Loin derrière Northug et les meilleurs, le meilleur Français, Vincent Vittoz (35 ans), a pris la 22e place à 2 min 31 sec.

"J'ai eu des soucis de matériel avec de grosses différences au niveau de la glisse entre les différentes paires de skis utilisées aujourd'hui. Mais je ne peux pas mettre ce résultat uniquement sur le compte du matériel, physiquement, j'étais loin de ce que j'ai été capable de faire par le passé", a expliqué celui qui reste le seul fondeur français a avoir été sacré champion du monde.

Robin Duvillard a pris la 33e place, Maurice Manificat la 45e tandis que Jean-Marc Gaillard a abandonné.

"On n'a pas fait partie de la bagarre... Ce 50 km a été à l'image de ces Mondiaux: physiquement, on n'est pas bien. Au global, le bilan est négatif", a reconnu le directeur du fond, Christophe Deloche, pour qui "on assiste à la fin d'un cycle".

« On a un nombre restreint d’athlètes qui peuvent jouer au plus haut niveau et quand ça fonctionne moins bien, ça se ressent tout de suite. Il faut réagir sinon on va droit dans le mur » ajoute Pierre Mignerey toujours impliqué dans le fonctionnement de l’équipe.

« Le problême c’est le manque de relève, il faut revoir complètement notre systême de formation à partir des juniors. C’est maintenant qu’il faut poser les bases du futur. Soit on reste spectacteur  en se contentant d’un podium par ci, par là, et on se regarde mourir, soit on réagit pour être une nation en mesure de pérenniser sa place au plus haut niveau » conclu Pierre Mignerey dans le journal l’Equipe avec des mots lourds de signification.

"Le prochain grand objectif ce sera Sotchi, les JO, en 2014. Il faudra prendre les bonnes décisions pour s'y présenter avec des ambitions", déclare de son côté Christophe Deloche, désignant Laure Barthélémy (22 ans) et Maurice Manificat (24) comme futurs porte-drapeaux du fond tricolore.

Les fondeurs quittent donc Oslo sans médaille, avec pour seule consolation la 6e place de Manificat sur le 15 km classique, bien loin des objectifs annoncés.

On a parlé des soucis de l’équipe masculine mais, en dehors de l’excellente et prometteuse Laure Barthélémy, les performances de notre équipe féminine sont faibles et cela dure malheureusement depuis le début de saison.

Il faut absolument se donner les moyens de rebondir et peut-être s’inspirer de ce qui se fait chez nos voisins, voir s’inspirer des méthodes du biathlon qui réalise des miracles depuis tant d’années , le tout avec un budget serré. (avec AFP)

Photo : Nordic Focus