Tereza Vobornikova, la surprise des JO

C’est l’une des plus belles histoires des Jeux de Milan-Cortina. Tereza Vobornikova, la discrète Tchèque, a déjoué tous les pronostics en s'emparant de la médaille de bronze sur la mass-start olympique.

Mais derrière ce sourire radieux sur le podium se cache un parcours semé d'embûches, où la maladie a failli tout briser avant de devenir son plus grand moteur.

« L'an dernier, une pneumonie m'a frappée en octobre. À chaque fois que j'attrapais quelque chose ensuite, j'avais peur que ça recommence.

Mais cela m'a obligée à travailler sur des choses négligées, comme la respiration. Rétrospectivement, ce revers était un tournant. »

Le déclic mental sur les skis

Longtemps, Vobornikova a été une "tireuse" qui doutait de son niveau sur les skis. Cette saison 2025/2026 a marqué la fin de ce complexe.

« J'ai toujours eu confiance en moi au stand, mais en ski, j'avais du mal.

J'ai réalisé à quel point le mental est puissant ; il peut vous mener à un excellent résultat, mais aussi à un échec très rapidement », confie-t-elle sur le site Biathlonworld.

Ce nouveau sentiment de liberté s'est traduit par une fin de saison canon : quatre Top 10 consécutifs et un podium à Oslo pour confirmer que son exploit olympique n'était pas un coup de chance.

Évoluer dans un nouveau rôle chez les Tchèques

Fini le statut de "benjamine" de l'équipe. À la croisée des générations, Tereza a trouvé sa place de leader, notamment dans les relais.

Pourtant, elle garde les pieds sur terre et refuse de s'enflammer. Son objectif pour 2027 ? La régularité.

« Je souhaite des résultats plus constants : pas une course dans le Top 10 suivie de la suivante loin derrière. »

Cinéma, études et ski alpin pour l'équilibre

Loin de l'agitation médiatique, la médaillée olympique cherche la normalité. Entre deux examens universitaires, elle savoure les plaisirs simples : flâner au centre commercial ou aller au cinéma.

Elle s'est même autorisée un retour sur des skis alpins, une passion mise de côté par peur de la blessure. « Je me suis prouvée que tout est possible », conclut-elle.