On croyait avoir tout vu dans les coulisses de la FIS, mais le président actuel, Johan Eliasch, vient de franchir une étape supplémentaire dans le déconcertant.
Double national, Britannique et Suédois, le milliardaire se retrouve dans une situation totalement humiliante : aucune de ses deux nations "d'origine" n'a souhaité porter sa candidature pour sa propre réélection.
Un camouflet diplomatique sans précédent qui aurait dû sonner la fin de son règne.
Banni par Londres et Stockholm
Le verdict est tombé comme un couperet. La Grande-Bretagne a choisi de parier sur Victoria Gosling, tandis que la Suède lui a préféré Karin Matsson (candidate au conseil de la FIS).
Désavoué par ceux qui l'avaient porté au sommet, Eliasch a pourtant trouvé une "idée lumineuse" pour contourner les statuts de la fédération internationale qui imposent d'être nommé par une association nationale au moins 60 jours avant le congrès.
« Johan Eliasch (GEO) ». Ces trois lettres dans la liste officielle des candidats à la présidence font l'effet d'une bombe.
Le président sortant se présente désormais au nom de la... Géorgie ! Un pays dont il devrait recevoir le passeport d'ici le mois de juin, juste à temps pour le scrutin.
Un président contesté et une image écornée
Cette manœuvre rocambolesque, que beaucoup qualifient déjà de magouille honteuse, pourrait bien se retourner contre lui.
Face à des candidats sérieux comme Alexander Ospelt (LIE), Anna Harboe Falkenberg (DEN), Dexter Paine (USA) et Victoria Gosling (GBR) , cette pirouette juridique laisse une image désastreuse d'un président contesté depuis des années pour sa gouvernance jugée autocratique.





