🎿 Ski de fond · Lucas Chanavat 🇫🇷 Stage Tignes · Doyen du groupe · Dauphiné Libéré 29 juin 2026

Lucas Chanavat, nouveau doyen de l'équipe de France

Le Bornandin, sextuple vainqueur de Coupe du monde en sprint, hérite du costume d'aîné du groupe France suite aux retraites de ses deux compagnons de toujours. Confidences depuis le glacier de Tignes, où il s'entraîne désormais avec les plus jeunes.

Richard Jouve et Clément Parisse ont raccroché. Lucas Chanavat, lui, reste — et hérite sans l'avoir cherché du costume d'aîné de l'équipe de France de ski de fond. Une transition générationnelle qu'il vit avec philosophie, comme il l'a confié depuis le stage glacier de Tignes.

Richard a le même âge que moi, Clém un an de plus. Cela m'a fait bizarre de les voir partir. J'ai toujours évolué à leurs côtés. Mais cela fait partie de la vie. Lucas Chanavat — Dauphiné Libéré

Le Haut-Savoyard, vainqueur à six reprises en Coupe du monde de sprint, ne dramatise pas la transition. Le groupe vit toujours bien, dit-il, c'est même l'essentiel.

Nous nous voyons toujours souvent. Il y a des départs, des arrivées. La dynamique de groupe change mais l'ambiance est toujours aussi bonne. Notre équipe vit toujours aussi bien. Lucas Chanavat

Sur le terrain, Chanavat a retrouvé ses repères à Tignes lors d'un stage qu'il affectionne particulièrement, loin des séances de skiroues qui sollicitent les tendons.

C'est toujours cool de venir ici. Cela permet de couper avec les séances de skiroues, nos tendons nous remercient. Les conditions sont bonnes, cela présage d'un beau stage. Lucas Chanavat

Sur la saison à venir, le sprinteur reste prudent. Les Mondiaux de Falun, avec un sprint libre au programme, sont dans un coin de sa tête mais il préfère avancer étape par étape plutôt que de se projeter trop loin.

Ses énormes déceptions, mondiaux de Trondheim et JO de Milan Cortina digérées, Lucas Chanavat espère enfin décrocher LE gros résultat qui manque à son palmarès lors des mondiaux de Falun, en 2027.

Cela a été difficile de repartir au printemps. Là, ça va mieux. Je prends mois après mois. J'ai envie de me concentrer sur le travail présent, c'est ce qui peut le mieux fonctionner pour construire mon hiver. Lucas Chanavat