La question n'est plus de savoir s'il est le meilleur skieur de la planète, mais plutôt où s'arrêtera sa soif de records.
À 28 ans, Marco Odermatt vient de boucler une campagne 2025/2026 ahurissante.
Avec 16 Globes remportés sur les 20 mis en jeu ces quatre dernières saisons, le phénomène de Nidwald a définitivement écrasé la concurrence.
Même son redoutable rival, le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen, a dû s'incliner face à l'évidence en le qualifiant de « meilleur skieur du monde ».
Des classiques dominées et une moisson olympique
Intouchable sur les pistes les plus glacées et prestigieuses du circuit, le Suisse s'est offert la mythique couronne du géant d'Adelboden pour la cinquième fois consécutive.
Plus fou encore, il a réalisé un quadruplé historique en descente au Lauberhorn à Wengen. Un exploit totalement inédit en 59 ans d'histoire !
« Au final, j'ai accumulé de loin le plus de points, j'ai remporté de loin le plus de courses, j'ai gagné trois médailles olympiques et trois Globes, donc je suis vraiment ravi », résume lui-même le champion.
Aux JO de Milan-Cortina 2026, il a décroché l'argent en géant et en combiné par équipes, ainsi que le bronze en super-G.
Une récolte qui aurait comblé n'importe quel athlète normal, mais "Odi" aurait tout de même bien aimé décrocher l'or, au moins une fois. Ce sera peut-être pour 2030 ?

L'évolution vers la vitesse pure
Si sa domination globale force le respect (un 5e titre au classement général qui lui permet d'égaler Marc Girardelli), c'est sa métamorphose en descente qui sidère les spécialistes.
Autrefois pur géantiste, il vient de décrocher son troisième globe consécutif dans l'épreuve reine avec 191 points d'avance, frôlant au passage le record suisse de Pirmin Zurbriggen (cinq victoires en descente en une saison).
« Être un athlète de classe mondiale dans trois disciplines est devenu extrêmement rare dans le ski moderne », confie, admiratif, son ancien coéquipier Beat Feuz sur le site de la FIS.
« Il posait sans cesse des questions, échangeait constamment avec les autres et cherchait sans cesse à s'améliorer. »
Le petit accroc face à Braathen
La seule véritable déception de sa saison est venue du slalom géant. Gêné par une légère baisse de régime au printemps et un abandon fatal à Kvitfjell, Odermatt a dû céde son précieux globe à Lucas Pinheiro Braathen, le champion olympique.
Une petite égratignure qui ne masque pas ses 29 victoires en carrière dans la discipline, le rapprochant dangereusement de Marcel Hirscher (31) et Ingemar Stenmark (46).
Avec désormais 102 podiums (record absolu pour un Suisse) et 54 victoires en Coupe du monde, Odermatt s'assoit tranquillement à la table des plus grands monstres de l'histoire du ski.
Et le pire pour ses adversaires ? Il n'a absolument pas prévu de s'arrêter là.
📖 À lire aussi






