⛷️ Ski alpin · Marco Odermatt 🇨🇭 · FIS

Odermatt tempère l'idée d'une CdM en Amérique du Sud 

L'idée d'une étape de Coupe du monde de ski alpin en Amérique du Sud dès août ou septembre revient régulièrement sur le tapis, héritée du mandat d'Eliasch. 

C'est une idée qui ne disparaît jamais vraiment des couloirs de la FIS : organiser une étape de Coupe du monde de ski alpin en Amérique du Sud, dès le mois d'août ou septembre. Johan Eliasch, l'ancien président de la fédération internationale récemment battu par le nouveau venu Alexander Ospelt, en avait fait l'une de ses marottes. Le projet n'a pas abouti sous son mandat, et pour cause les athlètes eux-mêmes n'en veulent pas vraiment.

La pause pendant ces mois-là nous fait en réalité beaucoup de bien à tous. C'est pourquoi je ne suis pas vraiment favorable à cette idée. Marco Odermatt 🇨🇭 — champion du monde et vainqueur du Globe

Le meilleur skieur du monde ne ferme pas la porte de façon fracassante, mais le fond du message est limpide. Une étape en Argentine ou au Chili en août ou septembre obligerait les skieurs à s'entraîner sans interruption de mai à juillet, exactement la période où ils récupèrent, se ressourcent et préparent leur corps à une saison longue et exigeante.

Je n'y ai pas encore réfléchi en détail. Cela peut être passionnant, mais ce serait un énorme effort si tôt dans la saison. Si nous y participons, nous devrions pratiquement nous entraîner sans interruption en mai, juin et juillet. Marco Odermatt

Le raisonnement est solide. Le calendrier de Coupe du monde de ski alpin court déjà d'octobre à mars, avec des Jeux olympiques ou des Mondiaux qui viennent alourdir les hivers d'importance.

Ajouter une étape deux mois plus tôt, au bout du monde, pour des raisons essentiellement commerciales et de développement de marché, ne convainc pas le principal concerné, pas plus que ses pairs.

Alexander Ospelt, élu à la tête de la FIS en mai, hérite du dossier. Il aura fort à faire pour convaincre les athlètes si l'idée refait surface sous sa présidence d'autant que l'opposition d'Odermatt, l'homme le plus influent du circuit alpin, pèse lourd dans la balance.