McIlroy écrase Augusta : six coups d'avance et un golf de folie
Auteur d'un deuxième tour encore meilleur que le précédent (65), capable d'une triple accélération conclue par quatre birdies finaux, Rory McIlroy a pris six coups d'avance en tête du Masters. À deux tours d'une deuxième veste verte consécutive, le Nord-Irlandais semble inarrêtable.
Quoi qu'il advienne des deux derniers tours à venir, Rory McIlroy a déjà fait basculer le 90e Masters dans une folie inoubliable. Parti co-leader au début du vendredi après-midi, le tenant du titre a placé une triple accélération sublime dans la dernière heure pour distancer nettement ses poursuivants.
Après un premier départ canon (birdies aux 2, 3 et 4), le Nord-Irlandais a profité de l'Amen Corner pour reprendre ses distances sur Patrick Reed et Sam Burns, avant de faire basculer cette fin de deuxième journée dans l'irrationnel.
🌅 Un final sous le soleil couchant
Sous le soleil couchant, parmi les ombres qui s'allongent et scruté par des spectateurs sous le charme, McIlroy a d'abord posé un wedge au drapeau du 15, suivi d'un énième coup de fer au piquet du 16.
Sous les yeux d'un Cameron Young ramené au rang de simple témoin et dépassé par la science du dosage du n°2 mondial, le tenant de la veste verte a poursuivi ensuite sa love story avec Augusta, en allant se perdre dans la pinède du trou 17.
« Ce chip-in au 17 était incroyable. C'est l'un des moments les plus impressionnants que j'ai vus dans le sport, et j'ai eu la chance d'y assister en direct. C'était génial ! »
Jeune amateur présent dans la partie, Mason Howell ne savait plus où se mettre, témoin privilégié d'un des meilleurs joueurs de l'histoire en pleine domination. L'Américain de 18 ans, aux joues rougies tant par le soleil que par le génie dont il a été témoin deux tours durant, semblait encore sous le choc.
👏 « Rory ! Rory ! » d'un public conquis
Les « Rory ! Rory ! » du public américain avaient à peine le temps de se dissiper que le résident remettait une couche de bonheur sur la terre bénie de Géorgie. Comme lors du play-off victorieux de l'an dernier, il déposait une approche maligne sur le 18, s'appuyant sur la pente centrale pour ramener sa balle près de l'en-but.
Pour une nouvelle standing ovation d'un public, dont les visages béats de bonheur disaient : « on pourra dire qu'on y était. »
Rory McIlroy cherche à devenir le premier joueur depuis Tiger Woods (2001-2002) à remporter consécutivement le tournoi. Le Nord-Irlandais, qui a complété le Grand Chelem en carrière l'an passé, arrive en confiance.
Scottie Scheffler, double vainqueur (2022, 2024) et numéro 1 mondial, vise un troisième titre en cinq ans. Jon Rahm, champion 2023, arrive également en grande forme après une victoire récente sur le circuit LIV Golf.
Peu de parcours dans le monde suscitent autant de respect qu'Augusta National. Dessiné par Bobby Jones et Alister MacKenzie, le tracé reste l'un des plus exigeants du circuit.
Les greens, réputés parmi les plus rapides au monde, ne pardonnent rien. Les pentes subtiles transforment le moindre coup approximatif en bogey assuré. L'expérience joue un rôle majeur : Augusta est un parcours qui s'apprend avec le temps.
Le trou n°2 (par 5, 535m) est le plus facile (moyenne 4.77), tandis que le trou n°11, premier de l'Amen Corner, est le plus difficile (moyenne 4.30).
Au-delà du classement, le Masters reste un moment suspendu dans la saison. C'est le tournoi qui rassemble, qui marque le retour des grandes émotions et qui offre, chaque année, des images inoubliables.
Parce qu'il mêle histoire, esthétique et intensité sportive, Augusta continue de fasciner. En 2026, une nouvelle histoire s'écrira sur ces fairways mythiques.
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