Cyclisme · Giro 2026 Tudor Pro Cycling · Interview 5 mai 2026

Rondel avant son premier Giro : « Porter le maillot rose jusqu'à Rome, ce serait le rêve »

À 22 ans, le grimpeur manceau Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling) s'apprête à disputer son premier Grand Tour sur le Giro d'Italia 2026. Ambitieux, il raconte ses attentes, son amour pour cette course et avoue avoir le maillot rose bien en tête.

Mathys Rondel n'est pas un grimpeur comme les autres au sein de la la nouvelle génération française. À 22 ans, le Manceau de l'équipe Tudor Pro Cycling a enchaîné les preuves : 4e au Giro Next Gen 2024, 4e du Giro d'Abruzzo, 8e à Paris-Nice ce printemps, lutte pour le top 5 au Tour of the Alps. Il arrive pourtant au Giro d'Italia sous les radars des spécialistes, mais avec une liste de résultats qui raconte déjà beaucoup.

22
Ans · Premier Grand Tour
Mathys Rondel disputera son premier Grand Tour au Giro 2026. Il avait 20 ans quand il terminait 11e du Tour of the Alps. La progression est constante, rapide, et cohérente.

Pourquoi le Giro, et pas le Tour de France ?

Le choix du Giro comme premier Grand Tour n'est pas anodin. Rondel l'a demandé lui-même à l'équipe, pour des raisons sportives et émotionnelles.

C'est le Grand Tour que j'aime le plus. Il y a toujours de très beaux parcours en montagne, des conditions météo qui changent, et une course dure. J'aime bien courir en Italie, avec l'ambiance et la ferveur. C'est aussi une période de la saison où souvent je suis en forme. J'ai demandé à l'équipe de me mettre sur le Giro, parce que je voulais vraiment y participer, plus qu'à un Tour de France, qui est un peu trop dur pour commencer, et qu'une Vuelta, où la forme est plus incertaine en fin de saison. Mathys Rondel — Tudor Pro Cycling

« Le maillot rose, c'est quelque chose que j'ai en tête »

Rondel se présente sans objectif de résultat affiché pour ce premier Grand Tour. Mais sous la prudence de façade, le rêve est explicite.

C'est vrai que c'est un Grand Tour qui est peut-être un peu plus accessible qu'un Tour de France. C'est là où j'espère vraiment performer dans le futur. Donc j'ai le maillot rose en tête et j'espère un jour pouvoir le porter, et même pouvoir le porter jusqu'à Rome. Ça, ce serait le rêve. Mathys Rondel

« L'intensité sera multipliée par trois ou quatre »

Pour autant, Rondel ne s'avance pas à la légère. Son approche du premier Grand Tour est lucide : découvrir comment son corps réagit sur trois semaines, une inconnue pour lui.

Je dirais que ce sera long et dur. Je sens que je récupère de mieux en mieux au fil des journées, malgré la dureté. J'espère que ce sera le cas sur le Giro. Mais l'intensité, le stress, la difficulté : tout sera multiplié par trois ou quatre. Donc je suis pressé de voir comment mon corps réagit en deuxième et troisième semaines. Ça, c'est encore des inconnues. Mathys Rondel

Sur le Giro 2026, Rondel fera équipe avec l'Australien Michael Storer, 10e de la Corsa Rosa en 2024 et 2025, qui sera le leader désigné de Tudor. Rondel jouera les cartes au fil de la course, et si la forme est là en troisième semaine, les cols italiens pourraient bien lui offrir une occasion de montrer ce qu'il a dans les jambes pour de bon.