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FIS : Meissnitzer exclue du congrès de Belgrade 

L'ex-championne du monde autrichienne, chargée de projets à la FIS, a été désinvitée du congrès de Belgrade le soir même de la publication de ses critiques dans la presse autrichienne. 

Le président actuel de la FIS n'aime pas la contradiction. Preuve supplémentaire avant le congrès de Belgrade : Alexandra Meissnitzer, ancienne championne du monde autrichienne et chargée de projets spéciaux à la fédération depuis septembre dernier, a été exclue du congrès le soir même où elle a publiquement critiqué Johan Eliasch dans les colonnes du Salzburger Nachrichten.

📋 Chronologie de l'incident
📰Dimanche : Meissnitzer publie des critiques contre Eliasch dans le Salzburger Nachrichten
🚪Le soir même : la FIS lui retire son invitation au congrès de Belgrade
📄Meissnitzer reçoit une lettre officielle de la FIS — en cours d'examen juridique
⚖️L'ÖSV (fédération autrichienne de ski) lui apporterait une assistance juridique
🗳️Élection du président FIS : jeudi à Belgrade · 3 candidats : Eliasch, Gosling, Ospelt

Ses mots, qui lui ont coûté sa place

La crédibilité de l'ensemble de l'organisation a été mise à mal par les événements de ces dernières semaines et, en l'état actuel des choses, les principales fédérations semblent avoir perdu toute confiance. Accepter cela en silence reviendrait à cautionner la situation actuelle. Lorsque des athlètes de haut niveau comme Shiffrin et Odermatt expriment leurs critiques avec autant de vigueur, je ne peux pas les ignorer. Alexandra Meissnitzer — Salzburger Nachrichten

Une élection sous haute tension

Ce nouvel épisode intervient quelques jours seulement après la démission du directeur général Urs Lehmann, lui aussi en conflit ouvert avec Eliasch.

Le tableau se précise : quiconque critique publiquement le président sortant est écarté, ostracisé ou contraint de partir.

Eliasch se représente sous étiquette géorgienne. Face à lui : la Britannique Victoria Gosling et le Liechtensteinois Alexander Ospelt, soutenu par l'ÖSV autrichien.

La méthode utilisée avec Meissnitzer, exclure une collaboratrice interne le soir même de ses déclarations,ne risque pas d'apaiser la défiance que les fédérations et les athlètes ont exprimée ces dernières semaines à l'égard de la direction sortante.

On se dirige vers une semaine très tendue, un scrutin indécis avec les petites nations qui ne comptent pas, comme Vanuatu (exemple), prêtes à apporter leur voix au président sortant alors que 90% des grandes nations veulent du changement.