Biathlon · Autriche

Thomas Marchl, enfin la relève ? 

Vainqueur du classement général de la Coupe IBU Junior 2025-26, le natif de Kuchl apparait comme le grand espoir Aurichien. Portrait d'un athlète qui sait exactement où il va.

Thomas Marchl n'a pas découvert le biathlon par hasard. À treize ans, à quatre heures de train de chez lui, il a choisi sa voie, le biathlon plutôt que le ski de fond, et depuis il n'a jamais regardé en arrière. La saison 2025-26 lui a donné raison : vainqueur du classement général de la Coupe IBU Junior, du sprint et de l'individuelle, le jeune Autrichien a bien lancé sa carrière.

Une saison construite victoire après victoire

Tout a commencé par une décision pratique et courageuse : s'installer à Hochfilzen en juillet 2025, à quatre heures de sa ville natale, pour rejoindre le groupe d'entraînement local. Les premiers résultats n'ont pas tardé. Victoire à la Coupe IBU Junior de Goms en décembre, de la régularité à Martell, puis un succès au sprint de Madona en janvier. 

Seuls les Championnats d'Europe juniors d'Imatra lui ont résisté jusqu'à la dernière course, un départ groupé qui lui a finalement ouvert les bras.

J'ai été très surpris de remporter le classement général, ainsi que les classements du sprint et des épreuves individuelles. J'en suis très fier. Je les ai donnés à ma mère en lui disant qu'elle pouvait en faire ce qu'elle voulait. Maintenant, elle les expose dans le salon. Thomas Marchl

Le tir et la Coupe du monde en ligne de mire

Marchl sait exactement où se situe la marge. Sur un circuit senior où chaque faute au stand se paie cash, sa capacité à enchaîner les zéros sera déterminante. Il en est conscient avec une franchise désarmante.

Il m'arrive parfois de rater trois tirs. C'est inutile et je dois y remédier, surtout si je veux figurer parmi les favoris du circuit IBU Cup.Thomas Marchl

Un plan à long terme et un seul sport en tête

Quand ses amis lui disent qu'il ne peut pas déconnecter du biathlon, Marchl ne nie pas. Il confirme, avec le sourire de ceux qui ont trouvé ce qu'ils aiment faire. 

Désormais bien encadré au sein du collectif Autrichien, Thomas Marchl aura la possibilité de progresser pour passer les prochains caps, et pourquoi pas succéder un jour aux Eder, Landertinger et autre Sumann.