Sans élever la voix, Moïse Kouamé a d’emblée marqué son auditoire pour sa première intervention médiatique du Rolex Monte-Carlo Masters.
Face à un parterre de journalistes venus tendre micros et caméras devant la nouvelle pépite du tennis français, la question est tombée :
« Moïse, est-ce que tout va trop vite pour vous ? »
La réponse est digne des plus grands : « Ça ne va jamais trop vite ! ». Un aplomb qui n'est pas sans rappeler la célèbre punchline de Kylian Mbappé sur l'âge et le terrain.
L'âge ne compte pas pour la pépite de 17 ans
Sûr de lui mais tranquille, Kouamé ne semble pas perturbé par l’agitation frémissante autour de son nom depuis ses débuts remarqués à Miami.
« Je dois m’adapter. C’est ce qui m’attend pour les dix-quinze prochaines années de ma vie. Je dois engranger de l’expérience, poursuivre mon apprentissage.
L’âge ne compte pas en sport. Quand tu débutes une carrière, tu prends tout ce que tu peux prendre. »
« Monaco a toujours été un de mes tournois préférés. Le cadre est magnifique, le palmarès prestigieux, le niveau très relevé.
C’est vraiment une chance d’être là. Mais sur le terrain, il faut oublier tout ça. C’est uniquement tennis et fighting spirit. »
Un revers déjà « meilleur » que celui de gaël monfils
Adoubé par son entraîneur Richard Gasquet, qui s'était lui-même révélé ici à 15 ans, Moïse Kouamé suscite l'admiration de ses pairs.
Gaël Monfils, qui dispute son dernier tournoi sur le Rocher, ne tarit pas d'éloges :
« Moïse est bien plus impressionnant que moi au même âge. Il joue extrêmement bien et possède un talent incroyable. Il a un meilleur revers que moi, j’aurais aimé avoir ça à son âge. Il est plus malin que je ne l’étais. »
En ce dimanche de Pâques, le destin réunit l'ancien (Monfils), face à Griekspoor, et le futur (Kouamé), contre Humbert sur le central Rainier III
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