Deuxième sprint, deuxième petite surprise. Après Lamperti la veille, c'est l'Allemand Max Kanter qui a fait parler la poudre à Montargis. XDS-Astana en embuscade, un train bien huilé, et les grands favoris du sprint naufragés par les chutes. La course à la mer commence à s'agiter.
Kanter dans le sillage d'un train Astana parfait
Il n'est pas le nom qu'on attendait. Mais c'est souvent comme ça que Paris-Nice distribue ses lots dans les premières étapes — une course qui n'est pas encore la vraie course, un peloton encore en rodage, des trains qui se cherchent. Max Kanter a profité d'un travail collectif exemplaire de XDS-Astana pour surgir au bon moment dans la Venise du Gâtinais.
L'Allemand de 28 ans signe ici sa troisième victoire en carrière. Elle a le mérite d'être propre : lancé dans les conditions idéales, il a tenu la ligne face à Laurence Pithie (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et Jasper Stuyven (Soudal-Quick Step), tous deux bien placés mais incapables de déborder. Le Français Dorian Godon (Ineos), revenu de loin, récupère une honorable 4e place.
Une fin de journée brouillonne, des chutes qui redistribuent les cartes
Avant le sprint, il a fallu naviguer dans le chaos. La journée s'est compliquée dès les 33 derniers kilomètres avec une première chute sérieuse qui a mis hors course plusieurs sprinteurs : Bol, Dujardin, Bauhaus — ces deux derniers les plus durement touchés. Résultat : deux des hommes les plus attendus au sprint neutralisés avant même d'avoir pu placer leurs équipes.
À 15 km, un trio d'Alpecin au sol également, sans gravité cette fois. Entre-temps, Dan Hoole (Decathlon-CMA CGM) avait tenté le coup en solitaire depuis les 21 km. Le Néerlandais, spécialiste du chrono, a longtemps tenu tête au peloton à son braquet de brachiosaure, avant d'être avalé juste après la flamme rouge. Belle tentative, mauvais timing.
Conséquence directe de tout ce désordre : Girmay, Aular et Braet — 2e la veille — se sont retrouvés trop loin pour jouer leurs chances. L'autoroute était libre pour Astana.
« Les chutes ont tout changé. On s'est retrouvés devant au bon moment, le train a fait un travail énorme. »— Max Kanter (XDS-Astana), vainqueur étape 2
Lamperti tient le jaune, pour combien de temps ?
Luke Lamperti conserve le maillot jaune de leader. Il devance Braet au classement général grâce à l'addition des places — même temps, mais Lamperti a l'avantage au nombre de places acquises. Un détail comptable qui ne survivra probablement pas à mardi.
Car c'est là que Paris-Nice commence vraiment à parler aux favoris du général. Le contre-la-montre par équipes entre Cosne-Cours-sur-Loire et Pouilly-sur-Loire (23,5 km) va dessiner une première vraie hiérarchie. Les équipes structurées pour l'effort collectif — UAE, Visma, Ineos — ont une occasion en or de prendre les commandes avant les étapes de montagne. Tout le monde regardera aussi qui perd du temps, et combien.
Cosne-Cours-sur-Loire › Pouilly-sur-Loire · CLM par équipes · 23,5 km. Première vraie hiérarchie au général. Les favoris — Roglic, Vingegaard, Ayuso — entrent en jeu. Le maillot jaune va changer d'épaules.
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