Fils sans langue de bois
Arthur Fils se confie sans filtre. Il cible nommément Simon Dutin de RMC après ses critiques à Barcelone.
Arthur Fils n'est pas du genre à ravaler ce qu'il pense. À Barcelone, après avoir remporté le titre, il a eu une pensée particulière pour un journaliste de RMC qui l'avait critiqué nommément. Et il a raconté l'histoire avec cette franchise qui fait de lui l'un des joueurs les plus intéressants du circuit.
Simon Dutin de RMC — ciblé et nommé
À Barcelone, j'ai vu un type dire des choses vraiment méchantes sur moi : Simon Dutin de RMC. J'étais tellement heureux de remporter le titre pour lui prouver qu'il avait complètement tort. J'essaie de ne pas réagir à ce genre de choses et de ne pas les voir, mais quand elles me touchent, je suis obligé de les regarder et d'y réfléchir. J'ai été vraiment surpris par ce qu'il a dit et je n'ai pas aimé la façon dont il l'a dit. Mais gagner le titre, c'était la meilleure réponse.
Un caractère forgé par ses parents
Ce feu, Fils l'a depuis l'enfance. Il le raconte sans chercher à l'embellir.
Je perdais mon sang-froid à chaque match. Je devenais fou furieux, je cassais ma raquette, je hurlais, je frappais la balle hors du terrain. Tout y passait. Mais seulement parce que je perdais. Je déteste perdre, alors je me mettais dans une rage folle.
La source de cette intensité ? Son père Jean-Philippe, d'origine haïtienne, et une mentalité qu'Arthur Fils décrit comme radicalement différente de la norme française.
C'est une mentalité différente, pas la mentalité française. C'est dur, très dur. Il a beaucoup souffert, alors il a essayé de m'aider à mieux comprendre la vie.
Ivanisevic dans l'équipe et la franchise avant tout
Fils vient d'intégrer Goran Ivanisevic à son équipe — une recrue de poids. Ce qui compte pour lui, ce n'est pas le nom, c'est l'honnêteté du discours.
Quand quelque chose ne va pas sur le terrain, ils me parlent franchement, et ça m'aide. Je sais que si quelque chose cloche, ils ne vont pas me dire : "Non, non, tout va bien." Ça ne m'aiderait pas. Si j'ai des gens en qui je peux avoir confiance, parfois ils me diront des choses difficiles, ils seront durs avec moi. Mais si je suis assez mature pour l'accepter, alors ça me sera bénéfique.
Zverev, Tsitsipas — il ne recule pas
Je ne recule jamais devant un combat, c'est comme ça que mon père m'a élevé. Quand les gars me parlent, on est sur un pied d'égalité. Je ne suis pas un gamin et ils ne sont pas des adultes. Les plus âgés essaieront toujours de vous donner des leçons. Certains sont très compétents, d'autres sont simplement motivés par l'ego. Certains ont essayé de me déstabiliser parce que j'étais jeune.
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