Il aura fallu attendre cinq ans et quatre échecs en quarts de finale, mais cette fois, c'est la bonne. Jessica Pegula a enfin fait sauter le verrou de Melbourne.
Dans un duel 100% américain, la tête de série n°6 a fait preuve d'un sang-froid redoutable pour écarter Amanda Anisimova (6-2, 7-6) et s'offrir sa première demi-finale en Australie.
Face à une adversaire autodestructrice, Pegula a joué le rôle du mur infranchissable, profitant des cadeaux adverses avant de tuer le suspense dans un tie-break à sens unique.
44 fautes directes : Le sabordage d'Anisimova
Si Pegula a été solide, Anisimova a été sa propre pire ennemie. La n°4 mondiale a arrosé le court avec 44 fautes directes (contre seulement 21 pour Pegula).
Le tournant ? Un deuxième set chaotique où Anisimova a servi pour le gain de la manche à 5-3... avant de s'effondrer, commettant 7 doubles fautes dans ce seul set.
« Je me suis dit : "Tu dois gagner ce tie-break à moins que tu ne veuilles aller en 3 sets". Et je ne voulais vraiment pas !
Heureusement, j'ai réussi à appuyer sur l'interrupteur au bon moment. »
La "Tueuse d'Américaines" attend Rybakina
Cette victoire confirme une statistique effrayante : Pegula vient de remporter son 8ème match consécutif contre une compatriote en Grand Chelem.
Elle est la première Américaine depuis Gigi Fernandez en 1993 à éliminer trois autres Américaines dans un même Open d'Australie.
Désormais, le "boss final" se dresse devant elle : Elena Rybakina.
« Elle a un service énorme, des frappes lourdes et elle est froide comme une lame... Je vais faire de mon mieux pour cracker le code », promet Pegula.
