« C'était hystérique, je riais et je pleurais » 

Perdre une finale est toujours douloureux. Mais perdre une finale de Grand Chelem après avoir mené 3-0 dans la manche décisive ne va pas être simple à digérer.

Aryna Sabalenka est vraiment passée par tous les états ce samedi soir à Melbourne.

Défaite par Elena Rybakina (6-4, 4-6, 6-4), la Biélorusse est arrivée en conférence de presse avec un rire nerveux, cachant une tempête intérieure d'une rare violence.

 "Il fallait que je laisse tout sortir"

L'image d'une Sabalenka riant en entrant dans la salle de presse était déroutante. Mais derrière ce masque se cachait une décompression brutale, presque effrayante.

La numéro 1 mondiale a avoué avoir vécu un moment de pure hystérie une fois sortie du court.

« C'était assez hystérique comme moment, mais pas vraiment constructif. Il fallait que je laisse tout sortir.

J'étais très énervée envers moi-même... Je m'en voulais, mais je suis consciente que j'ai joué un bon tennis en Australie. »

Le mystère du 3-0 : "Je n'ai pas été assez intelligente"

Le tournant du match restera ce troisième set. Sabalenka menait 3-0. Elle avait le match en main. Et soudain, le trou noir. Elle raconte avec lucidité comment la dynamique s'est inversée à une vitesse folle.

« C'était comme si elle n'avait plus rien à perdre... J'avais l'impression qu'elle était revenue à 4-3 en quelques secondes », analyse-t-elle avec amertume.

Le regret est là, lancinant : « J'aurais dû essayer de l'agresser un peu plus sur mes services... Peut-être que je n'ai pas été assez intelligente sur le court. »

Son équipe aux abris !

La frustration de la "Tigresse" est telle que même son staff n'ose plus l'approcher pour l'instant. Dans un mélange d'humour noir et de vérité, Sabalenka a expliqué pourquoi elle se retrouvait seule face aux médias.

« On va parler de tout ça avec mon équipe, mais pour le moment ils m'évitent. Ils ont bien compris que ce n'était pas sans danger d'être autour de moi en ce moment ! » (Rires)

Le positif malgré tout

Malgré la douleur, Sabalenka refuse de sombrer. Elle note une amélioration mentale par rapport à l'an dernier. « J'avais le bon état d'esprit. J'étais prête au combat », assure-t-elle.

Face à une Rybakina « qui a emmagasiné beaucoup de confiance », Sabalenka a perdu une bataille, mais elle promet que ce duel pour la domination du circuit ne fait que commencer.

« Aujourd'hui je suis la perdante. Demain, je serai peut-être la gagnante. »