Accusée de trahison, l'ex-championne d'Europe répond : « Où étiez-vous quand j'avais besoin de soutien ? »
L'ancienne biathlète ukrainienne Yuliya Zhuravok a rejoint la Russie comme entraîneuse en club, suscitant une vague d'indignation en Ukraine. Sur Instagram, elle a publié une longue réponse sur sa détresse d'après-carrière, le silence de son entourage, et son choix assumé.
Ancienne championne d'Europe de biathlon, Yuliya Zhuravok a pris une décision que le contexte géopolitique actuel rend particulièrement explosive : elle a quitté l'Ukraine pour s'installer en Russie, où elle travaille désormais comme entraîneuse de club. La réaction en Ukraine a été immédiate et virulente — le mot "traîtresse" a circulé. Elle a répondu sur Instagram avec une franchise dérangeante.
Ce que décrit Zhuravok est un phénomène malheureusement courant dans les sports d'hiver — l'athlète de haut niveau qui disparaît du radar dès que les résultats s'arrêtent, sans filet, sans reconversion organisée, sans soutien institutionnel. Elle décrit une période d'extrême précarité après la fin de sa carrière.
Elle s'est finalement tournée vers la Russie quand une opportunité d'exercer comme entraîneuse s'est présentée — la discipline qu'elle avait pratiquée au plus haut niveau pendant 15 ans. Sa conclusion est sans ambiguïté sur son état d'esprit.
La décision de Zhuravok intervient dans un contexte de guerre entre les deux pays, ce qui lui confère une dimension évidemment bien au-delà du sport. Elle-même n'ignore pas ce contexte — elle le cite, sans le commenter davantage. Le débat qui s'est ouvert en Ukraine dépasse le seul cas de cette biathlète, et touche à la question plus large de ce que les fédérations nationales proposent à leurs athlètes une fois leur carrière terminée.
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