Biathlon — L'hommage d'un ami

L'annonce est tombée vendredi soir, à des milliers de kilomètres du circuit principal.

Relégué en IBU Cup du côté de Lake Placid aux États-Unis, Antonin Guigonnat a tiré sa révérence loin des caméras, de la ferveur de la Coupe du monde et de ses coéquipiers historiques.

Une sortie dans un quasi-anonymat qui a profondément touché son grand ami, Émilien Jacquelin.

Un pilier du vestiaire tricolore s'en va

Très ému par le départ de son copain, avec qui il a partagé le quotidien de l'équipe de France pendant une décennie, le Grenoblois a tenu à lui rendre un vibrant hommage, tout en cachant difficilement sa frustration.

« Avec Antonin on s'est déjà envoyé plein de messages ces derniers jours », a d'abord confié Jacquelin sur la chaine l'Equipe.

Group080320cm344.jpg

Le regret d'une sortie manquée

« Je trouve cela injuste que l'on ne puisse pas le fêter sur le circuit Coupe du monde, lui rendre hommage comme on devrait le faire. Dommage qu'on ne puisse pas célébrer avec lui à Oslo. »

Car au-delà du palmarès et des médailles, c'est surtout un homme en or massif, garant de la cohésion, que le groupe France s'apprête à perdre.

« Bien sûr, dans le sport de haut niveau on n'est pas là pour faire des cadeaux.

Mais pourtant c'est quelqu'un qui était tellement important dans le groupe, pour l'ambiance, pour plein de choses. Il méritait une autre sortie », a insisté le double champion du monde de poursuite.

Le mot de la fin résume parfaitement l'aura d'Antonin Guigonnat au sein de cette équipe :

« Il a toujours été là pour donner du baume au cœur aux gars, aux filles, à tous ceux qui en avaient besoin.

C'est un gars formidable et cela fait vraiment quelque chose de le voir partir après dix ans ensemble. »