Jodar domine Fonseca et se hisse en 8e à Madrid : la génération 2006 explose
2h10 de combat, deux pépites de 19 ans, un Stade Manolo Santana à craquer, un public brésilien qui colore les tribunes. Verdict en faveur du local : 7-6(4), 4-6, 6-1.
L'affiche promettait, le match a tenu sa promesse. Ce dimanche soir au Stade Manolo Santana, le local Rafael Jodar et le Brésilien Joao Fonseca ont livré l'un des matches les plus excitants du Mutua Madrid Open 2026. 2h10 de combat, un match fini à 00h58 du matin sur un coup droit gagnant. Verdict : 7-6(4), 4-6, 6-1 pour Jodar, qui rejoint pour la première fois de sa jeune carrière les huitièmes d'un Masters 1000. Et il le fait à domicile, à 19 ans, devant les siens.
Sinner avait prévenu : « Tous les nés en 2006 sont très, très bons »
Quelques heures avant que les deux jeunes hommes ne foulent la terre du Manolo Santana, Jannik Sinner avait pris le temps de saluer la nouvelle vague :
Bénédiction symbolique du grand frère du circuit. Et Jodar comme Fonseca lui ont donné raison sur le court, en livrant un match d'une intensité qui sortait largement du cadre habituel d'un 3e tour de M1000.
L'ambiance : quand le Stade Manolo Santana se transforme en stade brésilien
Bien avant le coup d'envoi, le Stade Manolo Santana s'était rempli. Pas seulement d'Espagnols venus encourager leur prodige local. Des centaines de fans brésiliens avaient fait le déplacement, drapeaux jaunes-verts en main, slogans à pleins poumons. Pour un duel de 3e tour, l'ambiance ressemblait à celle d'un huitième ou d'un quart. Le public madrilène, lui, n'a pas tardé à entrer dans la danse, Jodar faisant désormais figure d'idole locale après son coup d'éclat contre De Minaur en 2e tour.
Le tennis a vécu très peu de matches de cette qualité en début de tournoi car ces deux là apportent quelque chose au-delà du tennis. Fonseca, c'est l'expression d'une nation tennistique entière qui retrouve un héros depuis Guga Kuerten. Jodar, c'est l'espoir post-Alcaraz pour un tennis espagnol qui se demandait qui prendrait la relève. Quand les deux se rencontrent, c'est plus qu'un match.
Le déroulé : trois sets, trois ambiances
11 victoires sur la tournée de printemps : la régularité s'installe
Avec ce 11e succès sur la tournée européenne sur terre, Jodar consolide une saison qui prend tournure : titre à Marrakech, demi-finale à Barcelone, et désormais huitième de finale à Madrid. Trois étapes différentes, trois confirmations. La progression est linéaire.
Et trois matches au Manolo Santana, trois victoires. Jodar y joue avec une maturité incroyable pour ses 19 ans. Il ne connaît pas les nerfs. Il sait juste envoyer des coups droits et des revers supersoniques qui embrassent les lignes.
Le rendez-vous d'après : Kopriva, étonnant outsider
Le respect entre les deux 19 ans
Au-delà du résultat, ce qui frappe dans les déclarations post-match de Jodar, c'est le respect immédiat pour son adversaire.
Cette simplicité, cette absence d'ego à 19 ans, est probablement la qualité la plus précieuse que Jodar a montrée ce dimanche soir. Pas seulement le coup droit, pas seulement le mental dans le tie-break du premier set : la maturité de celui qui sait que la carrière, ça se construit.
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