Goggia se confie au Corriere dello Sport
Sofia Goggia vient de décrocher son diplôme en sciences politiques à l'université Luiss de Rome, après avoir tout concilié avec une carrière au sommet depuis 2021. Dans un long entretien avec Ivan Zazzaroni, elle dit tout avec la franchise qui la caractérise.
Trois podiums en descente sur trois Jeux consécutifs, une première victoire en super-G en Coupe du monde, et un diplôme en sciences politiques décroché à Rome cet été Sofia Goggia multiplie les fronts et n'abandonne aucun. Elle se confie au Corriere dello Sport avec cette franchise qui déroute parfois, mais qui fait aussi toute sa singularité.
La vie d'une skieuse au sommet, elle la chiffre sans complaisance : environ 280 jours par an loin de chez elle, de l'Argentine en août jusqu'à fin mars avec à peine une semaine de respiration dans le calendrier. Une réalité qui rend la vie sentimentale presque impossible, elle le dit avec humour et lucidité, sans se plaindre.
Sur Brignone, dont elle a vu le premier titre olympique lui filer entre les doigts en super-G, elle décrit l'émotion brute du moment, les larmes, l'appel à son ancienne entraîneuse et enchaîne sur une analyse tactile de ce qui les différencie.
Sur ses blessures aux genoux, une réalité récurrente dans sa carrière et les moments de doute profond qui vont avec, elle est sans détour.
Sur Lindsey Vonn, son idole d'enfance, et Sinner,deux références pour deux disciplines différentes, elle trace le portrait d'athlètes qui savent s'entourer et progresser sans cesse. Elle se reconnaît dans cette description-là.
Et sur l'été, qui devrait être une période de repos mais qu'elle vit comme un vide difficile à combler, elle est surprenante.
Une championne olympique qui souffre du silence de l'intersaison et avoue un manque de confiance en elle, c'est le paradoxe Goggia, et c'est ce qui la rend humaine.
Elle repart pour l'Argentine le 23 août avec visiblement beaucoup d'impatience.
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