Biathlon · Autriche

Les athlètes dans le brouillard

La réorganisation du biathlon autrichien, censée relancer la discipline, après des années difficiles, tourne au fiasco. 

L'arrivée du consultant Wolfgang Pichler devait tout changer. Elle n'a fait qu'amplifier les tensions. Le biathlon autrichien, qui cherchait sa voie depuis plusieurs mois, traverse désormais une crise organisationnelle ouverte avec, en toile de fond, une guerre des chefs qui laisse les athlètes sans repères à l'approche de la préparation estivale.

⚙️ Les acteurs de la crise
Wolfgang PichlerConsultant — a rebattu les cartes après son arrivée, rejetant certains plans de la direction
Christoph SumannDirecteur sportif — son plan initial contredit par Pichler, tensions avec le staff
Reinhard GösweinerEntraîneur historique (Landertinger, Sumann) — refus de poursuivre le projet, absent à la réunion de jeudi
Felian SchubertSon rôle varie selon les plans — directeur selon Sumann, adjoint selon Pichler

Deux visions irréconciliables

Le cœur du désaccord est simple : Pichler voulait que Gösweiner prenne la tête de l'équipe réserve avec Schubert en soutien. Sumann avait prévu complètement autre chose avec Schubert aux commandes de l'équipe principale, Gösweiner avec le groupe féminin de haut niveau.

Résultat : des entraîneurs et membres du staff qui ont appris à la dernière minute de quelles équipes ils seraient responsables, dans une atmosphère de confusion généralisée.

Gösweiner claque la porte

Absent à la réunion qui s'est déroulée jeudi dernier, Reinhard Gösweiner aurait informé la fédération de son refus de continuer.

Le départ de cet homms qui a construit une partie des derniers succès du biathlon autrichien moderne, notamment les carrières de Dominik Landertinger et de Christoph Sumann lui-même, serait un énième un coup dur  pour cette équipe qui cherchait précisément à s'appuyer sur l'expérience.

Résultat immédiat : les athlètes autrichiens ignorent toujours qui les encadrera la saison prochaine et visiblement ce n'est pas demain qu'ils arriveront à ennuyer les Français et les Norvégiens sur les podiums.