Oubliez l'image du jeune premier qui vient aux Jeux Olympiques pour "apprendre". Mathis Desloges ne va pas en Italie pour faire du tourisme.
Pour ses premiers JO, le fondeur Dauphinois s'est infligé une transformation radicale. Durant un mois, il a vécu comme un moine soldat, obsédé par un seul objectif : la performance pure.
Alimentation millimétrée, sommeil optimisé, récupération scientifique...
Desloges n'a rien laissé au hasard. « Je n'ai jamais poussé les curseurs aussi loin dans la préparation globale », avoue-t-il sur le site du Dauphiné, conscient d'avoir franchi un cap mental et physique inédit.
"Quatre semaines, c'est long..."
Isolé dans sa bulle, notamment lors d'un stage préolympique à Prémanon, il a accepté la douleur et l'ennui pour construire sa réussite.
« Quatre semaines, c'est long. Mais je sais pourquoi j'ai fait cela et je suis très content d'avoir fait ce choix », assure-t-il.
« Je n’y vais pas pour prendre des repères mais pour ramener deux médailles, une médaille individuelle et une collective... Je n’ai jamais fait les choses aussi bien. Cela m’apporte de la sérénité. »
Prêt à être exceptionnel
Le résultat de ce régime commando ? Une confiance absolue. Là où d'autres tremblent, lui se sent "serein".
Il sait qu'il faudra être "exceptionnel", mais il s'est construit une armure pour ça.
Le départ est prévu dans quelques jours, et la concurrence est prévenue : le petit garçon qui rêvait devant sa télé a bien grandi, et il a très faim.