Si 50 000 anonymes vont souffrir dimanche sur le bitume parisien, à l'avant de la course, la bataille s'annonce tout simplement féroce.
Le HOKA Semi de Paris 2026 s'est offert un plateau international d'une densité folle.
Dans le viseur de tous les objectifs : les Kényans Kennedy Kimutai et Jackline Cherono, intouchables l'an passé, qui reviennent dans la capitale avec la ferme intention de briser les records de l'épreuve.
Une forteresse kényane défiée par des extraterrestres
Chez les hommes, les Kényans ont braqué 22 des 32 éditions. Le vainqueur sortant, Kennedy Kimutai, retrouvera d'ailleurs ses dauphins de l'an passé, Timothy Kosgei et Timothy Misoi, pour un remake sous haute tension.
Mais un invité surprise pourrait bien faire dérailler le train africain : le Belge Isaac Kimeli.
Vice-champion du monde en salle du 5000 m, le fondeur s'aligne pour le tout premier semi-marathon de sa carrière. Et il n'est pas le seul nom ronflant à créer l'événement.
Le plateau s'offre un véritable crossover des disciplines de l'extrême avec la présence de l'Américain Jim Walmsley, légende de l'UTMB, et de Jan Frodeno, l'ancien maître absolu de l'Ironman.
Côté tricolore, Igor Bougnot et Florian Caro tenteront de jouer des coudes pour accrocher un prestigieux top 10.
Jackline Cherono face à une meute affamée
La course féminine promet elle aussi des étincelles. Titrée en 1h07'16 en 2025, la Kényane Jackline Cherono connaît les quais de Seine par cœur.
Mais elle devra surveiller ses arrières : sa compatriote Mercy Chebwogen, lauréate des 20 km de Paris, et la redoutable Éthiopienne Ftaw Zeray sont prêtes à bondir au moindre signe de faiblesse.
Le record féminin absolu (1h05'46) pourrait bien vaciller ce dimanche !
