Wærenskjold : « C'est la plus belle victoire de ma carrière »
Le Norvégien d'Uno-X débloque son compteur sur le Tour de France à Nevers, le lendemain d'une chute et raconte l'incrédulité, l'adrénaline et l'ouverture qui a tout changé.
L'ouverture et l'incrédulité
« Je pensais être trop loin, mais une ouverture s'est présentée sur la droite. J'ai ressenti la même chose que lors de ma première grande victoire à l'Omloop Het Nieuwsblad : j'étais également trop loin avant de trouver l'espace idéal pour passer en tête et l'emporter. C'est incroyable. »
La victoire après la chute de la veille
« C'est la plus belle victoire de ma carrière à ce jour. Elle veut tout dire pour moi. En arrivant ici, je savais que deux ou trois sprinteurs étaient plus rapides que moi, mais qu'une victoire restait possible si je réalisais un bon sprint.
Parfois, je suis très confiant et je crois en moi, mais il m'arrive souvent de me sentir épuisé et de penser qu'il est impossible de gagner. C'est fou que cela arrive aujourd'hui, après la chute d'hier. Je me sentais vraiment mal au départ, mais mon corps s'est mis en route et je me suis senti mieux dans le final grâce à l'adrénaline. »
Une immense surprise pour toute l'équipe
« En tant qu'équipe, nous avons connu des hauts et des bas durant cette course ; c'est donc incroyable d'avoir pu conclure de cette manière pour nous tous. Je commence tout juste à réaliser ce qui m'arrive, alors je serai sans doute plus enthousiaste dans les minutes à venir... C'est une immense surprise pour moi. »
Le détail du sprint — les 250 derniers mètres
« C'était un sprint étrange. Il fallait être aux avant-postes à six kilomètres de l'arrivée, puis la bataille pour le placement s'est calmée. Nous avons abordé les derniers virages à vive allure et j'ai essayé d'économiser de l'énergie, même si j'ai perdu quelques places. Puis l'ouverture s'est faite ; j'ai soudain vu que Cees Bol avait pris de l'avance, alors j'ai tenté de le rejoindre au sprint, de temporiser un instant, avant de lancer mon sprint à fond.
Il restait 250 mètres et je m'attendais à ce qu'un coureur comme Merlier me dépasse dans les derniers mètres... mais, cette fois, ce n'est pas arrivé. »
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