Cyclisme — Paul Seixas encore une fois éblouissant

Magnifique deuxième des Strade Bianche derrière l'intouchable Tadej Pogacar, le jeune prodige français Paul Seixas a livré une course majuscule.

Au micro d'Eurosport, il est revenu sur cette journée qu'il avait minutieusement préparée.

« C'était la première course que j'avais vraiment cochée dans le calendrier. C'est vraiment super de pouvoir performer ici. Je dois remercier l'équipe pour le travail.

Toute la journée, ils m'ont vraiment bien placé. Ils ont fait de leur mieux, ont tous été très solides autour de moi. Ils étaient encore là dans le final avec moi.

J'ai pu récupérer un peu grâce à eux. À la fin, j'ai pris le bon coup et fait l'effort au bon moment », s'est-il félicité.

Le jeu d'équipe impitoyable et la douleur des jambes

Mais se frotter au maître slovène exige un sacrifice physique total.

Sans filtre, le Français a raconté sa course et comment il a vécu le fait de se retrouver dans le sillage de Pogacar, tout en dénonçant la tactique vicieuse de la formation UAE Emirates pour faire exploser la course.

L'enfer de la roue de Pogacar

« C'est dur (d'être dans la roue de Pogacar). Très dur. Ça fait vraiment très très mal aux jambes. D'autant plus que j'ai pris une petite cassure dans la descente. Ils ont joué un jeu d'équipe. Isaac Del Toro a bloqué tout le monde derrière. Il ne voulait pas me laisser passer. Même quand je le doublais, il se remettait devant et il freinait. C'est lui qui a fait le trou. »

Cet effort brutal imposé à 80 kilomètres de l'arrivée, au pied de la terrible ascension du Monte Sante Marie, a laissé des traces.

« Ce qu'il a fallu que je bouche au pied de la bosse, je l'ai payé vraiment après. J'ai essayé de revenir, je ne suis vraiment pas passé loin. Il me manque 500 mètres. »

Lucide, Paul Seixas n'a pu que s'incliner face à la gestion chirurgicale de son adversaire, reconnaissant l'immense gouffre qui sépare encore le reste du peloton de la légende en devenir :

« Et Tadej était vraiment au-dessus. Je pense que lui gérait, moi j'étais à fond. C'est comme ça. C'est un des meilleurs coureurs de tous les temps. Il faut respecter ça.

Tous les jours, j'essaie d'atteindre son niveau, le meilleur niveau que je peux atteindre un jour. Mais son niveau est juste extraordinaire. »

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