Lou Jeanmonnot a besoin de repos

Après une saison d'une intensité folle, Lou Jeanmonnot a décidé de fendre l'armure.

Et ses confidences accordées au journal L'Équipe en disent long quant au niveau d'exigence requis sur le circuit mondial.

« Mon cerveau ne connecte plus rien »

La championne tricolore ne cache plus son état d'usure avancé. Si le corps a tenu le choc tout au long de l'hiver, c'est la tête qui réclame aujourd'hui un cessez-le-feu immédiat.

« Ce n'est pas tant la fatigue physique, c'est vraiment mental. Mon cerveau ne connecte plus rien », avoue la Doubiste avec une honnêteté désarmante.

« J'oublie un paquet de trucs, je n'arrive plus à me concentrer quand on me parle. C'est la fatigue mentale de n'importe qui, je n'ai plus trop envie de mettre de l'exigence quelque part.

Envie de faire au plus court et au plus simple systématiquement. »

Couper les ponts pour sauver sa santé

Pour survivre à cette charge mentale qui accompagne les stars du biathlon tout au long de la coupe du monde, Lou Jeanmonnot n'a désormais qu'une seule obsession : fuir l'agitation médiatique et se terrer dans le silence pour régénérer son système nerveux.

« J'ai hâte de faire des grasses matinées, mais le vrai break, quand je le prendrai, ce sera loin du téléphone et des télévisions, cela va me faire du bien », anticipe-t-elle, déjà tournée vers cette détox numérique et sociale.

Lucide sur la réalité du sport professionnel, elle conclut son bilan de fin de saison avec un soulagement palpable de voir enfin la ligne d'arrivée franchie :

« Donc le sport de haut niveau, quand on est dans cet état-là, c'est bien quand ça s'arrête. Il faut dormir, prendre des vacances et repartir. »