Elle n'était pas forcément attendue à ce niveau si tôt, mais Camille Bened a fait exploser tous les compteurs.
Pour sa toute première saison complète chez les "grandes", la Chablaisienne termine au 10e rang mondial, avec en prime un titre de championne olympique en relais.
Une ascension éclair qui s'explique par une arme fatale : sa précision diabolique derrière la carabine, avec plusieurs 20/20 à son actif.
Des débuts en trombe malgré une préparation tronquée
Si la Haut-Savoyarde a épaté par son calme sur le pas de tir, elle révèle avoir dû composer avec un sérieux handicap de début de saison.
« J’ai trois mois de préparation en moins que les autres parce que je me suis fait opérer de l’épaule au printemps dernier », explique-t-elle à Radio Plus.
Obligée de passer par les sélections internes, elle a pourtant tout raflé d'entrée, s'imposant comme une titulaire indiscutable au milieu des stars tricolores.
« Mes espérances ont été très nettement dépassées. En début de saison, l'objectif était d'être remplaçante aux JO.
Finalement, ça a attaqué fort. Il ne m'a manqué que les temps de skis, mais le parcours est beau. »
L'ambition d'une future patronne
Pas du genre à se reposer sur ses lauriers, la biathlète de 24 ans est lucide sur ses axes de progression.
Si son tir est déjà au sommet, la vitesse sur les lattes reste le chantier prioritaire pour 2027.
« Il va falloir que je travaille là dessus si je veux être la meilleure biathlète du monde un jour », lance-t-elle avec une sacrée ambition.
Une fatigue mentale olympique à digérer
Après une saison si intense, l'heure est au repos complet avant la reprise prévue à la mi-mai, avant de retrouver ses collègues d'équipe en juin.
« Une olympiade, ça fatigue et on ne se rend pas compte de l’impact mental que ça peut avoir », reconnaît-elle.
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