Une saison tout en paradoxes, achevée sur un triomphe total.
Vainqueur du classement général de l'IBU Cup 2026, mais aussi des petits globes du sprint et de la poursuite, Paula Botet a tout raflé dans l'antichambre de l'élite.
Pourtant, son bref passage en Coupe du monde cet hiver lui a laissé un goût particulièrement amer.
La fierté d'une progression technique
« Je suis particulièrement contente du globe de la poursuite, car il témoigne des progrès que j’ai réalisés cet hiver dans les épreuves à quatre passages au tir, qui m’avaient souvent porté préjudice la saison dernière », s'est réjouie la biathlète vosgienne sur le site de l'IBU.
« Quant au sprint, c’est vraiment mon format de course préféré. C’est déjà mon troisième petit globe de la spécialité, j’en suis très fière. »
En inscrivant son nom au palmarès du gros globe de l'IBU Cup, elle marche désormais dans les pas de Camille Bened, Océane Michelon et Lou Jeanmonnot.
Un accomplissement majeur, où elle a « appris à se battre pour les points jusqu'au bout ». Mais la comparaison avec ses illustres coéquipières ravive aussi de douloureux souvenirs récents.

« Rejoindre les filles en Coupe du monde, c’était déjà l’objectif cet hiver. C’est pour ça que j’étais si affectée après les courses de sélection en novembre », avoue Botet avec une grande franchise. « J’ai ensuite eu l’opportunité d'y participer au Grand-Bornand. J’espérais de bien meilleurs résultats, mais mon désir de bien faire s’est peut-être transformé en frein. Je me suis mis beaucoup de pression, et au lieu de m’aider, ça m’a pénalisée. »
La grande leçon de l'hiver
Détruite par cette sur-motivation paralysante au plus haut niveau, la Française a dû faire un gros travail d'introspection pour se relancer et dominer à nouveau l'IBU Cup.
« J’ai mis tout mon cœur dans cette préparation, peut-être même trop, et au final, ça ne s’est pas passé comme je l’espérais sur la Coupe du monde.
Je crois que c’est la plus grande leçon de cet hiver : apprendre à lâcher prise, à ne pas tout contrôler et à faire davantage confiance au processus. »
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