Julia Simon, jamais rassasiée

Invitée au micro de RMC pour dresser le bilan de sa quinzaine olympique, Julia Simon n'a pas manié la langue de bois.

La star du biathlon français est revenue sur la difficulté méconnue de porter le dossard de finisseuse, surtout quand la victoire semble acquise sur le papier.

Loin d'être une simple formalité, les relais de Milan-Cortina ont été pour elle un véritable défi psychologique.

Le combat contre les « pensées parasites »

Pour beaucoup, mener un relais avec une avance confortable est un luxe. Pour Julia Simon, c'est un piège mental.

« Souvent je lis les commentaires qui disent "Ouais mais elle a 40 secondes d'avance"...

Venez terminer un relais avec quarante secondes d'avance, vous verrez ce n'est pas évident non plus. Parce que les pensées parasites ont beaucoup plus de place », explique-t-elle avec franchise.

« On est aux Jeux olympiques, on s'entraîne depuis des années pour ça, et on a la responsabilité des copains, de terminer leur boulot, qui souvent est très, très bon.

Il faut aller au bout de tout ça. Ce n'est pas venu naturellement, j'ai eu besoin d'apprendre. »

De la confrontation à la maîtrise totale

Longtemps étiquetée comme une spécialiste des courses en confrontation (Mass Start, Poursuite), Julia Simon a fait taire les doutes en décrochant l'or olympique sur l'Individuel.

Une évolution qu'elle savoure : « Ça veut juste dire que je suis capable de gagner tout type de compétitions. Je suis championne du monde du sprint, de l'individuel et championne olympique de l'individuel. »