Lovera s'installe à Lillehammer
Victor Lovera, médaillé d'argent olympique au relais ski de fond, a posé ses skis à Lillehammer. Jusqu'en septembre au minimum, probablement plus longtemps.
La médaille d'argent du relais ski de fond aux JO de Milan-Cortina a laissé Victor Lovera avec une question en tête. Pendant les Jeux, au contact des meilleurs nordiques du monde, il s'était demandé ce qui rendait les Norvégiens si supérieurs. Il est allé chercher la réponse sur place. Depuis trois jours, il est à Lillehammer.
Pourquoi la Norvège ?
Globalement, nos entraînements sont similaires. Il n'y a pas tellement de nouveautés, mais ce sont des fous d'entraînement, ils mettent un sacré investissement. En Norvège, tout le monde est skieur, c'est simple pour s'entraîner, c'est simple pour faire du ski-roues.
Avant la médaille, les années difficiles
Lovera a connu une ascension fulgurante depuis un an et demi. Il mesure aujourd'hui la chance qu'il a eu et se souvient des années où il se demandait pourquoi il continuait.
Avant, j'ai vécu des années où j'en ai chié. Cela a été difficile. Je me demandais pourquoi je faisais du ski. Il y a eu ce top 10 aux Rousses, en janvier 2025, qui a tout changé. Cela a relancé une dynamique. Le gros changement a été dans l'approche que j'ai eu de l'entraînement, l'envie de prendre plus de plaisir, renouer avec le pourquoi je faisais du ski quand j'étais petit.
James Clugnet à ses côtés — un voisin de Sarcenas
Je suis avec James Clugnet en Norvège. Nous passons beaucoup de temps ensemble. Il y a pas mal d'appréhension, de nouveauté. Au fond de moi, je pense que c'est le bon moment pour prendre ce risque. Il n'y a pas grand-chose qui me retient en France. J'ai quatre ans pour construire un projet en vue des prochains Jeux.
Lien maintenu avec l'équipe de France
Ce départ n'est pas une rupture. Lovera reste dans l'orbite du groupe France, avec des stages programmés, notamment trois semaines à Tignes en juin et un contact permanent avec Thibaut Chène, son entraîneur.
Le ski de fond est un sport assez bête, il faut s'entraîner. Nous avons la chance de pouvoir individualiser notre préparation, mais je n'ai pas envie de m'écarter du groupe.
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