Wendy Holdener se livre sur son avenir, cap sur Crans-Montana
La championne suisse s'est confiée à « Blick » sur son avenir en compétition, avec un nouvel entraîneur qu'elle connaît bien.
À 33 ans, Wendy Holdener a conservé sa détermination et de grands objectifs à l'horizon, même si une cinquième participation aux Jeux olympiques, après sa 4e place en slalom à Cortina en 2026, reste incertaine et interviendrait à près de 37 ans. Entre-temps, elle vise les Championnats du monde à domicile.
Sa dernière victoire en Coupe du monde remonte à fin 2022 : deux succès en quelques semaines, à Killington puis à Sestrière, sa cinquième victoire au total.
Dix ans après Saint-Moritz
En février 2027, Holdener sera à Crans-Montana pour les Mondiaux, avec l'objectif de gagner sa 10e médaille, auxquelles s'ajoutent ses cinq médailles olympiques.
Enfin, j'ai hâte d'entendre les acclamations à l'arrivée et de m'imprégner de l'atmosphère des Championnats du monde à domicile. Je veux en profiter pleinement. Concrètement, j'envisage déjà l'hiver prochain avec une grande motivation.
Non, je ne pense pas à la déception olympique, même si j'avais commencé avec l'idée de me battre pour la médaille d'or en slalom ; je n'avais jamais gagné dans cette épreuve et je voulais essayer avec cette approche.
Nouveau staff technique
À partir de la saison 2026/27, Holdener aura un nouvel entraîneur sur les pistes après le départ de Joerg Roten : Christian Brill, qu'elle connaît depuis des années en tant qu'ancien préparateur physique et technicien.
Christian cumule désormais les deux fonctions, et j'apprécie énormément son travail. Quand pourrai-je rechausser les skis ? À Zermatt à partir du 18 août, soit trois semaines plus tard que d'habitude, ce qui me permettra de souffler un peu et de boucler deux cycles d'entraînement supplémentaires.
S'adapter à 33 ans
Le travail se concentre sur un meilleur contrôle musculaire, pour compenser la perte d'explosivité liée à l'âge.
À 33 ans, je suis plus rapide qu'à 25 ans. J'ai parfois mal, plus souvent, mais je n'ai pas mal aux fesses du tout ; c'est tout à fait supportable.
Géant et super-G au programme
L'année dernière, Holdener n'a pas fait mieux que la 15e place en géant.
J'ai même envisagé d'abandonner, mais c'est une spécialité qui me convient bien, et mon sens de la vitesse m'aide également en slalom géant, donc je vais faire quelques super-G, en commençant par les deux à Saint-Moritz (18-19 décembre).
Et 2030 ?
Une éventuelle sixième participation olympique, dans les Alpes françaises, reste une perspective lointaine pour la Suissesse.
Je ne ressens pas le besoin de revivre l'expérience des Jeux ; je n'ai pas cette motivation. Quant au titre olympique, même si je retentais ma chance dans quatre ans, rien ne me serait garanti, et je sais que tant que je prends plaisir à skier et à la compétition, que je suis en bonne santé et que je peux rivaliser avec les meilleures, je continuerai. Et peut-être serai-je encore sur les pistes jusqu'en 2030.
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