Tadej Pogacar fair-play

Deuxième sur le vélodrome de Roubaix après un duel épique, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) a fait preuve d'une classe immense à l'arrivée de ce Paris-Roubaix 2026.

Loin d'être amer, le Slovène a tenu à rendre un hommage appuyé à son bourreau du jour, Wout van Aert, tout en révélant les coulisses d'une course chaotique pour lui.

« Wout van Aert devrait être un héros pour de nombreux jeunes cyclistes. Sa capacité à se relever de chaque difficulté est impressionnante. Il ne baisse jamais les bras.

Quant au sprint… C'était impressionnant de voir de près sa vitesse après tant d'efforts. »

Roue cassée et vélo de dépannage : le calvaire mécanique

Si Pogačar a manqué de punch dans le final, c'est aussi parce qu'il a laissé des plumes dans une multitude de pépins techniques.

« J'ai roulé un moment avec un pneu à moitié dégonflé, ce qui a cassé ma roue arrière et m'a obligé à prendre un vélo Shimano (le service neutre, ndlr).

Ensuite, j'ai dû remonter plusieurs groupes. Chaque problème représente une perte d'énergie, mais c'est le jeu de cette course. »

Pas de regrets pour le champion du monde

Malgré les attaques répétées, "Pogi" a senti qu'il ne parviendrait pas à lâcher le Belge avant le vélodrome.

« À chaque fois que j'essayais de distancer Wout, mes jambes n'étaient plus les meilleures. Il parvenait toujours à revenir dans ma roue. »

Pour autant, le Slovène reste fidèle à sa philosophie offensive : « J'adore rendre la course difficile et j'ai beaucoup de respect pour ceux qui font de même. »

« Je reviendrai à Roubaix, c'est certain. Peut-être pas l'année prochaine, mais il me reste encore de nombreuses années pour tenter de remporter cette course. Je n'ai aucun regret, j'ai tout donné. »